Comprendre sa maladie

 

EPILOGUE


Nous voici au terme de ce petit tour d'horizon sur une approche qui est encore loin d'être dans nos habitudes de penser et d'agir en matière de santé et de maladie. Mais les perspectives sont tellement importantes que je voudrais reprendre quelques réflexions exprimées dans l'introduction.

Malgré ses performances technologiques, la médecine moderne ne peut résoudre le problème croissant de la maladie. Elle a au contraire abouti à le compliquer et à le mener vers une impasse où les "patients" n'ont plu guère de choix que la résignation. Analyser le comment et le pourquoi de l'errance médicale nécessiterait un ouvrage entier ; mais il y a quelques jalons essentiels sur lesquels se fonde toute la différence de ce que le Dr Hamer a appelé la MEDECINE NOUVELLE.

L’INFORMATION est devenue un outil très puissant mais qui n'a pas de sens en lui-même : il n'en a que par l'usage que l'on en fait. En médecine cette information est limitée à ce qui est mesurable et digéré par des machines de plus en plus perfectionnées. Mais il en sort des étiquettes de plus en plus grandes et nombreuses ; et surtout plus froides et plus inquiétantes pour les yeux et les oreilles non préparés. Dans la nouvelle approche, l’information vient tout autant du malade. C'est lui qui la donne au praticien dont les connaissances propres l'aideront à comprendre sa maladie.

La COMPREHENSION d'un problème est souvent indispensable à sa solution. Dans le discours scientifique, l'explication de la maladie est évacuée au profit d'une description dont la complexité exclut le profane. Il en subit par contre les retombées hypermédiatisées, avec comme conséquence, la multiplication des conflits, par cercle vicieux et impact iatrogène. Dans la nouvelle approche, la compréhension est primordiale : elle se construit par l'échange mutuel et renoue le patient avec son instinct naturel de survie.

La RELATION HUMAINE fait en principe partie de l'art de guérir. Mais peut-on encore parler de vocation dans l'ordonnance des examens, la lecture synthétique de leurs résultats et la prescription consécutive de médicaments ? La culture est si bien ancrée que c'est le patient lui-même qui demande diagnostic et traitement. Mais avec quel espoir de guérir si cette demande - et la réponse empressée de la médecine - implique l'aveuglement sur l'origine de sa souffrance ? Dans la nouvelle approche, l'individu qui aura compris que la maladie est due à un conflit, demandera de l'aide non pas aux machines mais d'abord à un autre être humain.

La technique au service de l'homme, la démystification d'un savoir caché, le partage respectueux des connaissances mutuelles, la relation pour aider à se guérir, l'absence de panique inutile, la liberté de réflexion et de choix... il y a de quoi craindre l'effondrement d'une tour de Babel. Reste la question pour tous les malades : cela en vaut-il la peine si c'est pour assister à la réappropriation de la santé ?