Comprendre sa maladie

 

ORIGINE ET MECANISME DES CANCERS ET AUTRES MALADIES :

LES DECOUVERTES DU DOCTEUR R. G. HAMER

Conférence par le Dr. M.Henrard / 16 septembre 1994 à Bruxelles

NOTE EXPLICATIVE : Cette conférence avait été entièrement improvisée sur base d’un petit canevas d’une feuille, et sa transcription littérale à partir des cassettes, se révélait illisible. J’y ai donc apporté quelques modifications : améliorer surtout le style pour le rendre plus présentable, supprimer les redites trop fréquentes, compléter plusieurs explications, combler quelques oublis (notamment sous forme de notes entre parenthèses). J’en ai gardé la longueur d’origine (une cinquantaine de pages), d’où l’ajoute d’une une mini table des matières qui permet de retrouver plus vite les grandes divisions, et d’aller directement aux exemples.

Introduction
1ère loi : l’origine des maladies
2ème loi : les deux phases de la maladie
3ème loi : la nature des symptômes dans les deux phases
4ème loi : le rôle des microbes
Conséquences sur le diagnostic et le traitement
Exemples

BROCHURE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4ème loi

       Il nous reste maintenant à clôturer le processus de la maladie complète en intégrant une de ses composantes essentielles : le phénomène infectieux. C’est l’objet de la quatrième loi, formulée par le Dr.Hamer : LE SYSTEME ONTOGENETIQUE DES MICROBES.

       Les termes systèmes et ontogénétiques se réfèrent à leur utilisation dans la troisième loi. Système : car elle apporte une vaste synthèse du rôle joué par les microbes dans les maladies. Ontogénétique : parce que les différents microbes que sont les champignons, les bactéries et les virus ont chacun ce qu’on appelle un " tropisme ", c.-à-d. une affinité pour les tissus dérivés d’une même origine embryonnaire. Nous n’aurons pas le temps de développer cet aspect plus technique des affinités, mais cela n’est nullement nécessaire pour comprendre le plus important, à savoir le vrai rôle des microbes. Et ici encore, l’examen des faits renversera tous les dogmes relatifs à leur nocivité, la contagion, la prévention, les vaccins etc.

       Les microbes ne sont pas, contrairement à ce que l’on croit, des ennemis qu’il faut combattre par un système de défense qui serait notre système immunitaire. Ce sont au contraire des " amis " qui sont là pour nous aider à guérir plus complètement mais aussi souvent plus violemment. Exemple : si vous avez fait un conflit qui touche les canaux biliaires du foie, quand vous aurez résolu ce conflit, vous ferez une hépatite qui est la phase de réparation. Si vous disposez des virus, votre hépatite sera plus forte mais plus complète. Si vous n’avez pas de virus à votre disposition, vous ferez quand même votre hépatite. Simplement, on ne trouvera pas de trace de virus à la sérologie dans tout le processus de l’inflammation réparatrice du foie. Ce ne sont donc pas les virus qui provoquent l’hépatite, mais c’est notre organisme qui s’en sert pour optimaliser la guérison !

       Cette notion d’aide microbienne repose sur des constatations concrètes et répétitives, des observations que je ne vous demande absolument pas de croire - comme pour les autres lois biologiques - mais de vérifier toujours par vous-mêmes. Première constatation : les microbes interviennent seulement quand le conflit est résolu et seulement pendant la deuxième phase, donc sur un tissu qui a été préalablement modifié. En d’autres mots : vous ne pouvez pas faire une infection si votre conflit n’est pas résolu. Que ce soit un furoncle, une angine, une bronchite, un zona ou la plus grave des tuberculoses, il n’y a pas d’exception. Et ceci contredit le dogme de la contagion chez une personne saine, une contagion qui n’a jamais pu être expliquée par  des critères universels et constants : on le comprend maintenant.

       J’entends souvent le raisonnement suivant : " J’étais fort fatigué depuis quelques jours ou une semaine ; c’est normal que mon système immunitaire était affaibli et que j’ai attrapé l’infection d’un tel, ou le premier microbe qui passait ". Ce raisonnement est l’écho - profondément enraciné dans nos croyances - de ces dogmes sur la nocivité microbienne, la contagion et l’immunité conçue comme une seule défense. Le maniement des lois biologiques nous apporte une explication bien plus fiable et toujours reproductible. Si la fatigue n’était pas la conséquence banale d’un surcroît de travail - ce qui n’a rien de conflictuel et ne peut rendre malade - elle faisait partie des symptômes non spécifiques en deuxième phase, où notre système nerveux nous impose un besoin de repos supplémentaire. Parallèlement, se mettent en route les mécanismes de réparation. Je vous ai déjà dit que cette deuxième phase est bien plus souvent inconfortable que la première, et dans le cas d’un travail microbien, ce sera toujours le cas. Ensuite, l’organe atteint d’infection correspondra au type de conflit résolu. L’analyse rigoureuse de chaque cas d’infection, remplace ces lieux communs sur les petites et grosses déprimes de notre système immunitaire, ainsi que les classiques refroidissements, des " responsables " aussi aléatoires que non répétitifs.

       Si les microbes n’interviennent qu’en phase réparatrice, on peut déjà penser qu’ils participent à cette restauration des organes. Mais cela ne constitue pas encore formellement une preuve, car on pourrait objecter qu’ils restent une nuisance qui ne se manifeste qu’en seconde phase, malgré que l’objection soit boiteuse, car pourquoi seulement en seconde phase ? C’est la deuxième constatation qui établira leur utilité dans la phase de guérison : examiner ce qu’ils font réellement. L’observation est alors éloquente. On les voit détruire les proliférations qui se sont développées dans les tissus qui réagissent par ce mode de modification en phase conflictuelle. Après la solution du conflit, ces proliférations n’ont plus de raison d’être, et si les microbes ne sont bien sûr pas combattus par des antibiotiques ou équivalents, ils tendront à remettre l’organe dans son état précédent le conflit. Si les microbes manquent, ou sont artificiellement éliminés, ces proliférations s’arrêteront mais resteront enkystées. La destruction peut ne pas être complète, mais suffisante pour permettre un meilleur fonctionnement de l’organe. Par exemple, une tumeur intestinale ne sera peut être pas entièrement supprimée, mais assez nécrosée que pour écarter tout risque d’occlusion. Parfois aussi, leur action destructrice laissera un creux dans l’organe, comme dans les cavernes tuberculeuses. Mais en restant strictement sur le plan des faits, sans porter de " jugement " sur leur action, ne vaut-il pas mieux rester avec un petit déficit tissulaire sans conséquence qu’avec une tumeur qui pourrait provoquer des phénomènes de compression ? Et n’oublions pas, que même les pneumologues classiques, considéraient leur patient guéri quand il ne présentait plus que cette seule caverne sans autre symptôme.

       Dans les tissus qui réagissent au contraire par des pertes de substances pendant la phase conflictuelle, les microbes contribuent à une destruction limitée aux cellules qui ne sont plus viables, pour ensuite contribuer à la reconstruction qui consiste concrètement ici en une prolifération cellulaire. C’est la raison pour laquelle, on ne peut trouver par exemple de virus dans le foie que dans l’hépatite qui est la deuxième phase, ou dans le soi-disant cancer du col de l’utérus qui est également la réparation, après les ulcérations de la phase conflictuelle.

       Ajoutons enfin, que dans les deux types de modification tissulaire où les microbes interviennent dans la phase de réparation, leur " travail " ne dure pas systématiquement pendant toute la deuxième phase, mais seulement en fonction de leur action propre : destruction, déblayage, reconstruction etc. Prenons les cas de la tuberculose pulmonaire et de l’otite purulente : les sécrétions témoignant de la destruction, s’arrêtent avant la fin de la maladie complète. La raison en est, que toute réparation se fait en milieu liquide - un milieu qui constitue les deux tiers de notre organisme et où la vie se développe !- et que la restauration complète d’un organe doit passer par l’élimination de cet excédent provisoire de liquide, pour aboutir au stade final de cicatrisation. En cette fin de deuxième phase, l’action des microbes est moins nécessaire ou même inutile.

       J’ai une fois de plus fait un résumé de cette quatrième loi car il y aurait encore plusieurs choses à préciser, notamment les actions plus spécifiques à chaque sorte de micro-organismes. Mais en considérant ces critères simples, constants et vérifiables de leur présence, peut-on se contenter de concepts aussi gratuits qu’une nocivité en soi, d’une contagion tout à fait hasardeuse ou d’une prévention qui ne se confirme pas ? L’action microbienne fait au contraire partie de la formidable programmation naturelle de la maladie et c’est l’ordinateur central qu’est notre cerveau, qui décidera de leur entrée en scène dès la solution du conflit, tout autant que de leur congé quand leur mission aura été accomplie.

       Pour comprendre l’importance d’une infection, c’est toujours la même démarche : connaître celle du conflit. Et il n’y aura plus rien de mystérieux dans les variations considérables que peut prendre la même infection d’un individu à l’autre. Ainsi une tuberculose pulmonaire peut n’être qu’une simple découverte fortuite sur une radiographie à la médecine du travail, ou à un check-up. On vous dit : " Tiens, vous avez fait une primo-infection tuberculeuse ! ". Vous êtes tout étonné mais la preuve est là : on voit encore quelques petites microcalcifications typiques. Le radiologue vous rassure en parlant d’une vieille histoire sans plus d’importance et, si vous êtes curieux, vous rechercherez dans votre passé. Peut-être était-ce quand vous aviez 17, 18 ans, une époque où vous aviez manqué l’école pendant un mois, beaucoup toussé et craché, eu de la fièvre. Mais les parents ne s’étaient pas vraiment inquiétés, car tout était vite rentré dans l’ordre. Et la même tuberculose peut faire penser à certains opéras italiens, où l’on crache tous ses poumons pendant un an, avant de mourir de faiblesse dans les bras de son bien-aimé, cordes vocales toujours en pleine forme pour les nécessités de la cause... J’essaie un peu d’ironiser ici pour dédramatiser, mais si la tuberculose se révèle mortelle par son ampleur, vous trouverez toujours le conflit en proportion. Pensez aussi aux recrudescences de tuberculoses pendant les deux guerres mondiales : ce n’était pas une question de malnutrition mais bien une augmentation évidente des conflits de peur de mourir. La sous-alimentation est surtout un facteur limitant pour pouvoir physiquement assumer n’importe quelle infection importante.

       Je quitte un moment le domaine des infections pour faire un parallèle avec une toute autre pathologie, parce qu’elle aussi peut être banale ou mortelle, et que l’explication passe invariablement par les lois biologiques. Pourquoi un infarctus peut-il également passer inaperçu et être découvert au hasard d’une consultation cardiologique, ou tuer le jour même ? Toujours la même réponse : voyez le conflit. Dans le premier cas, il n’aura duré que quelques jours ou semaines et dans l’autre, au moins huit ou neuf mois. J’ajoute ici une précision : l’infarctus est dû, non pas à la lésion cardiaque, mais à l’œdème de réparation au cerveau. Cet œdème comprime l’endroit qui gère le rythme cardiaque et son fonctionnement, et provoque, lors de son maximum d’extension, un blocage du cœur. C’est une des complications cérébrales en deuxième phase, que le Dr.Hamer a nommée crise épileptoïde. On a d’ailleurs fait des expériences où on clampait brutalement plusieurs artères coronaires chez un animal et le cœur continue à battre. Personnellement, j’ai vu plusieurs fois des patients qui ont plus de la moitié des artères coronaires bouchées, et qui mènent une vie normale. Partout, il y a une circulation de suppléance. L’infarctus s’explique par le conflit, et non par l’athérosclérose et le bouchage des artères.

       Revenons au phénomène infectieux pour démystifier les notions si courantes de récidives et d’infections mal soignées. Le terme récidive peut recouvrir deux scénarios.

       Soit il s’agit effectivement de récidive au sens strict mais dans ce cas, après la récidive également de la première phase conflictuelle. On peut donc faire plus ou moins fréquemment des angines, bronchites ou vaginites. En utilisant les quatre lois, on recherchera pourquoi la personne retombe à chaque fois dans son conflit, et on l’aidera à trouver la meilleure parade pour elle. Résultat : finis les infections, consultations, médicaments et … inquiétudes grandissantes sur un innocent système immunitaire qui s’acheminait tout droit vers l’inculpation de déficience !

       Soit c’est la reprise de l’infection chaque fois qu’on arrête le traitement anti-infectieux. Ici, il ne s’agit pas de récidive mais de la continuation du travail microbien qui avait été contrarié, voire carrément masqué, aussi longtemps que la deuxième phase n’était pas terminée. On peut comparer ceci à l’eczéma qui redevient rouge et chatouille, quand on décide d’arrêter la pommade à la cortisone … ou à la récidive leucémique, quand la moelle osseuse tente à nouveau de régénérer après le dernier matraquage de chimiothérapie ! Le problème est que le médecin ne sait pas combien de temps il devra traiter, puisqu’il ne connaît pas la durée de la première phase. Et tous les médecins sont confrontés à ce même problème, s’interrogeant sur leurs plus gros succès ou échecs ; surtout si la deuxième phase est particulièrement longue. S’ils en connaissaient la durée et ne voulaient que des succès, ils n’auraient qu’à prendre en charge uniquement les patients qui sont un peu avant la fin de leur phase de réparation, car c’est le dernier thérapeute consulté en deuxième phase, qui recueille tout le mérite thérapeutique ! Ceci bien sûr dans la grande majorité des cas, puisque c’est la réparation qui est le plus souvent inconfortable. J’ai fait de la médecine pendant quinze ans sans rien comprendre et j’ai plus appris en six mois qu’en quinze ans, en pouvant " démonter " la maladie et donc mieux la prévoir et savoir où va le patient. Bref, si vous voulez comprendre pourquoi votre cystite a nécessité une boîte d’antiseptiques, un tube de granules homéopathiques, une séance d’acupuncture, une manipulation ostéopathique etc. ou si une de ces techniques a du être renouvelée 2, 5 ou 8 fois, considérez avec exactitude la durée de votre conflit.

       Quant aux infections mal soignées, ce sont des conflits qui sont devenus en balance et où chaque période de soulagement verra augmenter ou reprendre le travail microbien. Voici un exemple qui vous montrera en même temps les " raccourcis " qu’on peut utiliser dans l’interrogatoire d’un patient. Si je vois un homme qui a une bronchite chronique depuis dix ans, parce que mal traitée à l’époque bien sûr, je ne vais pas commencer par lui demander ce qu’il a vécu il y a dix ans et qui dure encore aujourd’hui. Sauf à la rigueur, si c’est un habitué de la démarche. Je vais d’abord lui demander s’il a souvent besoin de congés-maladie et tousse moins durant les week-end et vacances ; ou si c’est plutôt l’inverse avec des fins de semaines gâchées par l’augmentation de ses symptômes. Si la réponse est suffisamment claire, je sais déjà où je dois continuer à chercher le conflit : dans la première éventualité, ce sera dans le milieu familial, et dans la seconde, dans le milieu professionnel ! Et j’ajouterai dans la même optique que, pour évaluer si la mise à la retraite est une catastrophe ou une bénédiction, il ne faut pas se contenter d’envisager uniquement le travail que le patient n’a plus…

       Je terminerai cette dernière loi par une précision indispensable pour son application correcte : c’est la nécessité éventuelle - et parfois vitale - d’intervenir dans le phénomène infectieux. Nous avons déjà vu qu’une intervention sur les phénomènes naturels peut être obligatoire, comme dans l’opération d’une tumeur qui mettrait la vie du patient en jeu ; et cela peut exister dans chacune des deux phases. Dans le phénomène tumoral, cette nécessité est relativement rare et se justifie le plus souvent par des complications mécaniques, comme des obstructions ou des compressions. Par contre, dans les phases infectieuses, les choses sont un peu plus compliquées même si les interventions doivent toujours obéir à des impératifs de bon sens et - comme nous allons le voir - parfaitement compréhensibles.

       La première indication est le risque pour le patient, de ne pas pouvoir supporter un " chantier de réparation microbien " trop conséquent pour ses possibilités physiques. Sur l’ensemble de toutes ces réparations, les réels dangers sont rares mais il faut les signaler. Ils se présenteront surtout aux deux extrémités de la vie, ou quand l’affaiblissement du nettoyage microbien se prolonge par suite d’une première phase conflictuelle elle-même trop longue ; et a fortiori quand ces deux conditions se conjuguent. Egalement quand l’individu est déjà affaibli pour un tout autre motif que son infection : autre maladie, malnutrition etc. Quelques exemples concrets : si la pneumonie est incontournable après la solution d’un conflit de peur de mourir, un bébé ou un vieillard pourront beaucoup plus difficilement assumer les efforts continuels d’une expectoration qui entraînerait un étouffement. De même, on ne peut laisser évoluer une diarrhée qui amènerait le malade dans un état de déshydratation fatale.

       La deuxième indication est l’intrusion, toujours en deuxième phase, de microbes qui ne sont pas prévus au programme. Et ici, quelques développements s’imposent. D’abord, dans l’immense majorité des cas, quand nous sommes en phase infectieuse, nous nous servons de nos propres microbes. Ainsi, notre peau est couverte de staphylocoques et notre gorge de streptocoques, et si nous faisons un furoncle ou une angine, que trouve t-on ? Respectivement des staphylocoques et des streptocoques ! En bien plus grand nombre et considérés comme étant devenus pathogènes. En réalité, il n’y a pas de bons microbes qui deviennent méchants, mais simplement une multiplication importante et uniquement à l’endroit où ils doivent réparer. Autre exemple : dans les urines d’une femme qui fait une cystite, on détecte le plus souvent un colibacille, une bactérie que chacun de nous possède. Mais sa concentration dépassera la barre des 100000 unités, ce qui en fait l’ennemi responsable à combattre. Alors que si on en trouve moins de 10000, infection ou pas, il sera décrété innocent. L’incompréhension du phénomène infectieux a engendré la mise en place de ces taux arbitraires, car pourquoi pas 80000 ou 50000, des valeurs qui s’observent également ? Tout cela nous rappelle des critères autrement plus dramatiques comme celui déjà abordé de la simple classification binaire entre cellule bénigne ou maligne. Ces classifications figées sont toutes issues de la même carence : l’absence d’observation entre la grande variation des modifications biologiques et celle tout aussi étendue des conflits.

       A côté des microbes inhérents à notre organisme et toujours prêts à intervenir, il en existe d’autres qui règnent à l’état endémique, c. à d. coutumiers de nos régions, mais qui ne viendront nous " envahir " que pour des réparations plus sporadiques ou plus importantes. C’est le cas de nombreux virus et de plusieurs bactéries dont une mérite d’être mentionnée vu ses performances : c’est le fameux bacille de Koch, le " BK tuberculeux ". Heureusement douée d’une bonne " résistance ", cette ancienne bactérie est spécialement appropriée pour détruire les proliférations développées dans les tissus qui dépendent du cerveau archaïque. Elle contribue ainsi à nettoyer les tumeurs alvéolaires, intestinales, hépatiques, génitales etc. Mais sa " mise à prix " tout aussi performante a grandement diminué sa résistance et elle a de moins en moins la possibilité de nous aider. C’est à dessein que j’ai cité ce micro-organisme considéré comme un fléau et pourtant parfaitement adapté à notre civilisation occidentale : l’exemple servira à introduire la deuxième justification à devoir intervenir dans la phase infectieuse.

       Cette indication découle de la prise en considération d’un écosystème microbien distribué à travers la terre. Cela veut dire que les nombreux microbes sont répartis suivant des zones climatiques parfois totalement différentes. Tant qu’un individu fait son infection avec un microbe appartenant à son environnement habituel, il ne peut y avoir de problème que dans la situation mentionnée précédemment d’une réparation trop difficile pour lui ; en raison de son âge, de sa faiblesse ou de l’ampleur de sa phase conflictuelle préalable. Mais l’apparition des déplacements rapides dans des régions lointaines nous fait côtoyer un autre écosystème où les microbes ne sont pas adaptés au programme biologique qui s’était mis en place dans notre environnement d’origine. Ainsi des germes auxquels sont habitués des indigènes d'Afrique centrale ou de zones tropicales d'Amérique, ne sont pas du tout adaptés aux européens occidentaux et là, le système peut déraper. Et vice versa : quand il y a eu des épidémies de rougeole chez les amérindiens, la mortalité fut très grande chez les adultes parce que le virus de la rougeole n’était pas prévu pour ces populations ; et chez les adultes seulement car la rougeole est une phase de solution programmée pour l’enfance où elle est inoffensive.

vers 3ème Loivers  Conséquences sur le diagnostic et le traitement