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Festival
BLUES SUR SEINE Nov 2001
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catégorie
Electric Blues
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L'album
élu meilleure autoproduction
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Par DOC BLUES : http://www.docteurblues.com
Il y a
quelque temps, je vous parlais des Bloosers que j'avais vu en concert à "La
Scène". J'avais déclaré à l'époque qu'il ne manquait plus à ce sympatique combo
de la région parisienne que ce maudit premier album. M'ont-ils entendu ? non...
tout le mérite leur en revient car ce maudit Cd a vu le jour et ils me l'ont
gentillement envoyé pour voir ce que j'en pensais. Composé essentiellement de
reprises, l'album laisse entrevoir malgré tout, deux compositions "Baloogie"
en intro et surtout "Case Closed" signée Rémi Parisse et Rodolphe Dumont respectivement
chanteur et guitariste du groupe. Rémi est sans aucun doute un vrai chanteur,
quelle chance pour un frenchy ! il assure l'homogénéité de l'album ce qui permet
de varier un répertoire de grandes signatures : Milburn, Bartholomew, Jacobs,
Dixon ; Un répertoire que les Bloosers nous servent sur un shuffle texan brulant.
Le batteur Guillaume Kissel et le bassiste Pascal Lefevre en sont les principaux
artisans, un sans faute, ici ça crépite ça ne martelle pas. On peut parier que
ces deux là donneront des fourmis dans les jambes des demoiselles qui auront
la chance de les écouter ha ha ! prépare tes boogie schoes baby ! Côté solistes
Rodolphe et l'harmoniciste Marc Schaeller donnent eux aussi le meilleur de leurs
âmes qu'ils auraient bien vendues au diable (les clichés ont la vie dure). Comment
expliquer sinon des sons d'harmo et de guitare aussi chauds, une domination
de la technique et une belle maîtrise de la saturation. Côté invité, le mystérieux
Bala Pradal accompagne au piano le groupe tout au long de l'album avec un gros
feeling sur "Bad Bad Whisky" un de mes titres favoris et surtout un grand numéro
sur "Don't want no woman" ; quand tout le groupe fait un clin d'oeil au Jazz.
On retrouve également deux fines gachettes de la six cordes en la personne de
Philippe Fernandez qui enflamme un Joyeux "Sick and Tired" et Pascal Swampini
qui ne refuse jamais un duel original sur "I'm gonna love you" un des autres
hits de l'album. Je dois vous l'avouer, les Bloosers m'ont bien blousé. Quel
album !!! Un travail de pro qui supporte la comparaison avec des noms prestigieux
que je ne citerai pas ici de peur de choquer les âmes sensibles ou ceux qui
pensent encore que le blues français n'existe pas. Ah j'allais oublier de vous
parler de la superbe pochette du Cd qui enveloppe parfaitement les 14 titres
irréprochable de ce "maudit" Cd... En deux mots "La claque" et attention chez
Docteur Blues on ne cire pas les pompes c'est pas le genre de la maison alors
écoutez les, ils le méritent !
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par MIKE LECUYER : http://www.multimania.com/mlecuyer/
Un petit instrumental en guise
d'intro, comme si l'on était sur scène, et c'est parti pour une heure de swing-jump-jazz-rock
'n' roll-blues : one, two, three, four. Everything gonna be alright ! Attention,
c'est un disque enregistré en studio... mais il a le feeling et l'intensité
de morceaux joués en public. Bravo les musiciens, chapeau la prise de son et
le mixage : tous les instruments sont remarquablement distincts et en même temps,
c'est très homogène, très dense et ça balance et roule dans tous les sens !
Le chanteur Rémi, à l'accent et au phrasé impeccables, emmène son band vers
les rivages bluesy du rock 'n' roll (Sick and tired, I'm gonna love you) et
du swing (I got a feeling, Case closed, Don't want no woman). Entre ces 2 grosses
tendances, des shuffles ! C'est peu dire que l'on a envie, à pratiquement tous
les titres, de claquer des doigts ou frapper dans les mains et même, pour les
sportifs, de taper du pied ! C'est qu'il y a du monde chez BLOOSERS mais tous
les musiciens jouent dans le même sens et pour la même cause. Les piliers sont
Rémi Parisse (chant), Rodolphe Dumont (guitare), Marc Shaeller (Harmonica),
Pascal Lefevre (basse), Guillaume Kissel (batterie) et aussi Bala Pradal (piano).
Pour le disque ils ont également invité 2 autres guitaristes amis : Philippe
Fernandez et Pascal Swampini. La rythmique de "I'm gonna love you" m'a fait
penser à "It's all over now" de Lomax, popularisé par les Rolling Stones, mais
évidemment ici le traitement est plus blues que rock. Il n'y a qu'un seul morceau
vraiment lent, "Trust my baby", avec un enchevêtrement harmonica, piano, guitare
et un vocal à vous donner la chair de poule. Leur composition "Cased Closed"
devrait les encourager sur la voie de la création car elle n'a pas à rougir
de la comparaison avec les autres titres repris du répertoire américain (des
morceaux hors de la grosse artillerie hyper connue et rabachée d'ailleurs) et
son ambiance nous ramène tout droit dans les juke joints... où il fallait jouer
plus fort que les bagarres ! Que celui qui résiste à "Bad bad Whisky" aille
boire de l'eau de Seltz ! C'est un petit chef-d'oeuvre d'atmosphère moîte :
écoutez les balais du batteur, la basse et la guitare qui jouent à l'unisson
avec la voix et, au-dessus de la fumée du bar, le piano et l'harmonica qui ajoutent
encore au spleen ambiant. Somptueux, entêtant, la mélodie ne vous lâchera plus.
Après 10 ans d'existence et plus de 400 concerts et une fameuse jam "Travel
in Blues" voici donc leur premier cd. Si vous n'êtes pas contre la musique inspirée
de Little Walter, T.Bone Walker, Willie Dixon, Albert Collins, Ronnie Earl,
William Clarke, ... cette production est faite pour vous. Ce disque est à l'image
de leur pochette : chaud et lumineux !
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par JEAN BAKRIM : http://perso.club-internet.fr/jean92/Chroniques.htm
Beaucoup de musiciens ont œuvré
sur ce premier album déjà très accompli. « Pour un coup d’essai, ce fût un coup
de maître ». un disque de reprises mêlé à des compos personnelles. On ne peut
résister à cet album très swinguant, qui balaye large dans le spectre du blues,
du rock, du swing, du boogie. Même ma mère l’a aimé… Rémi Parisse, au chant,
avec son charisme, emmène tout ce beau monde derrière lui avec beaucoup de conviction,
d’entrain, et de professionnalisme. Il signe d’ailleurs le 4° morceau, « Case
closed » avec le guitariste Rodolphe Dumont, alors que Bala pradal signe lui,
le premier morceau d’intro " Baloogie " . Le 11° titre « I’m gonna love you
», sonne très rock’n roll, avec le concours de l’excellent Pascal Swampini.
Sur une majorité de titres, on peut également apprécier l’excellent travail
de Marc Schaeller à l’harmonica. Cet album à du souffle, c’est un hymne à la
vie… A conseiller, encore un, je sais, en cas de cafard. L’apport du piano donne
une touche très complémentaire aux guitares, et Bala Pradal nous livre une ligne
mélodique très présente. Le 3° titre, " It’s too late Brother " , swingue à
fond et vous fait claquer des doigts, à moins d’être totalement sourd… L’ensemble
du disque est d’ailleurs très dansant. Pour les avoir vu récemment au " Triolets
" à Paris, je peux attester de l’énergie que le groupe dégage, et d’ailleurs
le public ne s’y est pas trompé en envahissant le moindre m² pour danser ! Du
Blues, du Rock pur jus. Une réelle sensation que cet album jubilatoire est le
fruit d’un long travail de passionnés. Il a accompagné mes journées de farniente
cet été, il supporte très bien le voyage ! C’est une galette excellemment produite
par " Abdul & Cléopatra " , avec effectivement une pochette, un design très
professionnels qui force le respect pour un premier disque, et qui en attendant
la suite de leurs aventures, devrait offrir bien du plaisir à son heureux possesseur…
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par OLIVIER : http://www.stagolee.net
je me souviens d'un type nommé Basile. C'était
il y à.... oh, je ne sais plus. Ce type donc était boulanger. Pas seulement
car dans sa boutique, au milieu des croissants et des baguettes, quelques bacs
à disques même pas recouverts de farine trônaient. Vous l'avez deviné Basile
était aussi disquaire et même distributeur exclusif puisque lorsque nous nous
activions au dessus des vinyls, seuls les poulains du tout nouveau label Virgin
apparaîssaient sous nos petits doigts agiles. Imaginez alors l'album des Bloosers
là devant vos yeux. La pochette aussi blonde qu'un bon pain tout chaud sorti
du four. C'est appétissant et votre main se tend malgré vous vers l'objet. -
Vache, la pochette ! Puis vous avisez le Basile en question. - C'est quoi ça,
c'est bien ? L'autre, entre deux clientes du quartier. - Blues, français, premier
album ... Là vous n'y tenez plus et les trois billets qui restent au fond de
votre poche finissent par passer comme par magie dans le tiroir caisse du mitron
affairé. Enfin vous y êtes, le disque tourne. Et vous vous dites qu'il n'y a
pas de meilleur moment. Les promesses de la pochette sont tenues. Cela croustille
en surface puis, cela devient moelleux et chaud avec juste un peu d'acidité
pour ne pas s'ennuyer. Ici, pas de grosse production qui bastonne mais un choix
de rendre au plus prêt l'ambiance qui est celle des blues sessions. Bien vu,
c'est pro mais encore suffisament sincère pour procurer une joie de vivre qui
ne vous quittera pas jusqu'au bout de l'écoute. Avec : Rémi Parisse le chanteur,
Rodolphe Dumont le guitariste, Marc Schaeller l'harmoniciste, Pascal Lefèvre
le bassiste, Guillaume Kissel le batteur, Bala Pradal le pianiste et en plus
: Philippe Fernandez dans Sick and Tired pour le solo de guitare et Pascal Swampini
dans I'm gonna love you pour la guitare rythmique et le second solo.
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Par Didier : http://bluesnet.didtab.org/groupes.html
Voici le premier album des Bloosers, groupe
parisien qui n'en n'est pas à sa première scène. Il faut bien reconnaître que,
d'emblée, la première écoute du disque suffit pour savoir que les Bloosers jouent
dans la cour des grands. Quatorze titres très personnels, majoritairement des
reprises, mais avec un plus, une patte suplémentaire. Les Bloosers, ce sont
cinq membres plutôt aguerris et nourris au son des Little Walter, James Harman
et autres T-Bone Walker. Voilà un cocktail détonnant comme je les aime, et qui
offre en prime un voyage au coeur de différentes patries du blues, et pas des
moindres, de Chicago au Texas, en passant par la Côte Ouest. Vous l'avez compris,
ce disque est une merveille, trouver des superlatifs pour décrire les sentiments
qui me traversent à l'écoute de cette galette serait tâche bien trop ardue,
tant la qualité des interprétations est grande, sans pour autant délaisser l'originalité
et la créativité. Les cinq membres sont chacun à leur place, avec un harmoniciste
et un chanteur séparés, ce qui est à souligner, et qui traduit le soucis du
travail bien fait qui semble animer les Bloosers. Bala Pradal au piano s'imisse
avec fluidité sur quelques titres, tandis que deux guitaristes (Philippe Fernandez
et Pascal Swampini) s'invitent sur deux morceaux, dont "I'm Gonna Love You",
à mon humble avis le summum de l'album. Ballades coolées à déguster allongé
("Don't want no Woman"), shuffle bien gras ("Watch Yourself", "This Harp in
my Hand"), ou jump bien posé ("Big Legs", "I got a Feeling"), vous avez le choix
au sein d'un album très complet qui conjugue avec brio énergie, swing et feeling.
Le son et la qualité de la production de ce disque sont aussi à la hauteur.
De loosers, les Bloosers n'ont que le nom, puisque'ils viennent de remporter
le tremplin du festival Blues sur Seine, catégorie électrique. Si vous aimez
Little Charlie and the Nightcats, ou encore BB and the Blue Shacks, vous devez
rajouter immédiatement un nom à cette liste, celui des Bloosers. Merci à eux
et bravo.
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Les Bloosers sont de retour avec un CD éponyme,
dans une formation plus étoffée, comprenant notamment Pascal Swampini et Philippe
Fernandez, invités aux guitares. Le répertoire est éclectique, du Chicago blues
(Little Walter, Sonny Boy N°2) au Jump blues néo-post-little Waltérien (R.J.
Mischo), en passant par la Nouvelle-Orléans (Chris Kenner) et le West-Coast
(Amos Milburn, Johnny Guitar Watson). L'expérience aidant, la cohésion du groupe
s'est renforcée, les instruments sont bien en place. Le chant reste un peu forcé
dans les titres à tempo moyen ou lent. Les solos de guitare ou d'harmonica sont
sobres, donnant la priorité au rythme. L'écoute agréable du disque est la promesse
de concerts valant le détour. A noter pour les éclectiques : l'harmoniciste
s'appelle Marc Schaelleret fût dans le passé membre d'un fameux groupe post-punk
français nommé Blessed Virgins, puis le Train. SOUL BAG 164 - EURO BLUES
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COMPACT / OCT 2001
Voilà qui fait du bien aux cages à
miel, believe it ! par principe, un groupe qui se permet d'investir de tels
territoires (bluesy à mort) au pays des fromages et des étiquettes,
mérite notre plus grande estime. Quand, comme dans le cas présent,
l'hommage aux grands anciens (Chicago Blues essentiellement, mais auusi quelques
ambiances plus West-coast, voire même Texanes de temps à autre)
se transforme en petite réussite en la matière, on aurait tort
de bouder notre plaisir *** CG
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Depuis la (disparition) de Stevie Ray Vaughan,
la plupart des artistes de la mouvance blues, blues-rock, se sentent obligés
d'avoir recours à une cascade de notes, avec un son tendu comme une lame
de rasoir, pour faire passer leur message...ou leur technique. Seulement n'est
pas Stevie Ray qui veut. Alors quand ce disque est arrivé aux bureaux
de BOD, nous avons éété plusieurs à faire des bonds
de joie. Enfin, du blues joué avec feeling et souplesse. Même les
morceaux les plus swinguants, et croyez moi, il y en a, ne sont pas tapageurs.
C'est un retour aux sources du blues, du moins en ce qui concerne sa philosophie
première, à savoir prendre du "good old time". Que leur
musique lorgne vers les tempos rapides du rock ou du boogie ("Cased Closed",
"I got eyes" ou le décoiffant "This harp in my hand"),
ou des atmosphères plus feutrées et jazzy ("Don't want no
woman"), les musiciens des Bloosers impressionnent par le feeling dégagé.
Espéérons que le bruit ambiant ne couvrira pas leur musique. Ah
! j'oubliais, ça se passe aujourd'hui et chez nous. DD
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Vain Dieu .... la savate explosée, le souffle
court, le brushing en vrac, en gros l'état du tonton après la première écoute
de ce superbe album (vont l'faire crever). Une dernière vérif ...... Non pas
de Rusty Zinn, dixit de Morello ou autres Fred Kaplan, rien que des Frenchies
des vrais, une bande de potes qui partagent la même passion pour cette musique
damnée et qui, avec un respect immense, la jouent avec humilité et simplicité
mais aussi avec un professionnalisme digne des plus grands (voir plus que certains
de ces prétendus grands). Cet album enregistré seulement en deux jours allie
les qualités du studio avec le feeling et l'intensité du live, ça roule à merveille
(Lou z'aimes cqui font les ptits !! ) surfant sur toutes les vagues de Blues
que l'on trouve entre Chicago, Austin et Los Angeles, dans un style Boogie-jump-swing-rock,
est composé pour l'essentiel de reprises de', gens aussi divers que Bartholomew,
Jacobs, Rice Millers, Joe Maher, RJ Misho ou l'incontournable Dixon, 12 reprises
et 2 compos : "Baloogie" (de Bala Pradal) instrumentale qui fait très intro
pour concert et "Case Closed' (de Rémi Parisse et Rodolphe Dumont), titres qui
en appellent d'autres, plein d'autres. Mais qui sont ces Bloosers ?? Au chant
Remi Parisse drive de main de maître une équipe composée de Rodolphe Dumont
guitariste puissant et inspiré, au piano le maestro Bala Pradal, à l'harmo Marc
Schaeller, voilà pour les ceux-ce que les minettes remarquent (ce n'est pas
moi qui le dit mais Franck Zappa dans sa bio), mais les solistes ne sont rien
sans la rythmique et de ce coté là les Bloosers sont plutôt bien équipés avec
Guillaume Kissel aux drums et Pascal Lefèvre du coté des ronronnements joufflus.
De cette équipe il serait indécent d'en sortir un plus que les autres tellement
l'osmose est parfaite, difficile également de sortir un titre plus qu'un autre,
les rock blues " Sick & tired " ou " l'm Gonna Love you " (en guest sur le 1
er P. Fernandez et le 2ème P. Swampini), les Westcoast blues comme le superbe
" 1 Got a Feeling " ou encore les Shuffles tout est top niveau et jamais l'intensité
diminue et " Bad Bad Whisky " géant. Dans la mouvance du French Blues les Bloosers
ne tarderont pas à se faire une place au soleil, chose certaine tellement ces
jeunes gens ont du talent et il me tarde de les rencontrer. Un album frais,
joyeux, festif, étincelant que le tonton vous recommande et que vous n'hésiterez
pas à ranger parmis les Zinn, Piazza et autres Big Joe Maher. Tonton Erick
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Les
Bloosers existent, paraît-il, depuis dix ans déjà, et leur album éponyme témoigne
en effet d'une formation solide et très homogène. Ils n'ont pas la prétention
de réinventer le blues, mais ils maîtrisent parfaitement leur sujet, et avancent
sans complexes sur une route sinueuse qui les mène de la West Coast à Chicago,
en passant par le Texas, avec une petite excursion à la Nouvelle-Orléans. C'est
l'esprit d'équipe qui prime, et ils savent créer la bonne ambiance, ce qui est
un atout sur scène. Le guitariste a un jeu dépouillé, mais juste, mais c'est
surtout le pianiste Bala Pradal qui est une révélation. Pas mal.
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Pochette originale et présentation soignée,
pour un groupe qui propose compositions personnelles et reprises. Interprétation
de qualité oscillant entre, Blues, Boogie et Rythm'n'Blues. Le piano
de Bala Pradal swingue à merveille, notamment dans "Baloogie"
le trop court instrumental d'introduction. Beaucoup de feeling aussi dans les
parties de guitares de Philippe Fernandez et Pascal Swampini, qui ont participé
à la réalisation de ce disque en apportant leur contribution à
cet excellent groupe. Ils possèdent un talentueux harmoniciste en la
personne de Marc Schaeller, et, le chanteur Rémi Parisse qui signe une
composition avec son guitariste Rodolphe Dumont, a choisi de s'exprimer en Anglais.
Ils sont accompagnés de Pascal Lefèvre (très utile) à
la basse, et Guillaume Kissel à la batterie. Alors si vous voulez "blueser"
avec Bloosers, allez-y sans craintes, vous ne serez pas "blousés"
!
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Compte-rendu du tremplin Blues Sur Seine par Christophe Mourot
La finale du tremplin "Blues sur Seine" s'est tenue au centre d'action culturelle Georges Brassens de Mantes la Jolie, le dimanche 18 novembre 2001. 50 groupes étaient candidats pour huit places en finale. Le jury rassemblait le "gratin" de la mouvence "blues français" dans une ambiance conviviale ...
Le constat génééral est que la guitare domine et que tous les artistes présents gagnent à être vus sur scène où ils dégagent une énergie et une intimité que leurs CD ne transcrivent pas entièrement ...
Les Bloosers ont illustré la remarque faite en introduction. Leur CD ne rendent pas suffisamment compte de leur formidable cohésion scénique, emmenée par un vrai chanteur en la personne de Rémi Parisse et dynamisée par les solos de Marc Schaeller à l'harmonica et de Rodolphe Dumont à la guitare sous influence Texas Jump. "Basique" dirent certains, peut-être, mais efficace et à revoir, sûrement.
Et l'attribution des prix ? Résultat
: meilleure formation accoustique :Mathis' Mathematical Blues ; meilleure formation
électrique : Bloosers ; meilleure prestation en français : Patrice
Boudot-Lamot. En attendant le tremplin de l'année prochaine, ne manquez
pas tous ces gens en concert !
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Depuis plus de dix ans maintenant, les parisiens de Bloosers sont de fervents et brillants activistes acquis à la cause du blues. Durant toutes ces années passées à se produire partout où cela était possible, les Bloosers ont fini par trouver la combinaison gagnante et ils touchent au but. Aujourd'hui, voici enfin venu le temps du premier album tant attendu, concrétisation d'une passion chevillée au plus profond d'eux-mêmes.
Ce premier disque éponyme arpente donc le territoire américain sous forme de triangle dont les points d'ancrage principaux sont l'Illinois, la Californie et, via le Texas, la Louisiane. Nos cinq parisiens "made in Parisse" (ndr: inside joke facile), auxquels il convient surtout de ne pas oublier ce diable de Bala Pradal véritable "extra-terrestre" du piano et les deux guitaristes-amis-invités que sont Pascal Swampini et Philippe Fernandez, ont alambiqué un album-coktail fait de blues-rocs, shuffles et swing-jazz qui donnent instantanément et dès que résonne le tonitruant "Baloogie" l'envie de gigoter. Seule composition créditée des Bloosers (avec Baloogie de Bala Pradal), l'excellent "Case Closed" doit imposer à Rémi et les siens une évidence : pas de complexe à avoir, il faut se mettre au turbin pour éviter de tomber dans la facilitéé et, à l'avenir, affirmer davantage l'identité du groupe.
Les références à Little Walter, Willie Dixon, R.J. Mischo, Eddie Taylor ou autres, démontrent la grande cohéésion instrumentale du groupe, duquel émanent une spontanéité et une chaleur communitative. Pour preuves, il suffit d'écouter "Bad Bad Whiskey" ou "Trust my Baby" débordant de feeling, "Don't want no woman", " I'm gonna love you" et le superbe solo rageur de Pascal Swampini, les explosifs "This harp in may hand" ou "Sick & tired". Ces titres, entre autres, véhiculent tous une énergie naturelle, non feinte, acquise au fil des ans. Il y a chez Bloosers la même noblesse de style que l'on a pu jadis trouver dans le Lew Lewis Reformer, Nine Below Zero, les T-Birds et Dr. Feelgood.
Peu de groupes dans l'hexagone peuvent se vanter
d'avoir atteint un tel niveau de maturité. Voici un nouveau nom à
retenir d'urgence : Bloosers !
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Quitte à peindre l'année en bleu, j'ai commencé avec un beau bleu swing du meilleur effet avec les Bloosers au Brooklyn Café. J'en ais même profité pour m'en mettre directement deux couches dans la foulé les 17 et 18 janvier. J'avais déjà vu l'équipe dans divers festivals et toujours avec l'envie d'en voir plus. J'ai été servi, 3 sets par soir plus les bœufs, de quoi rassasier les plus affamés. Enfin, j'ai eu le temps d'écouter chacun des intervenants tranquillement et surtout d'apprécier leurs qualités individuelles.
Guillame Kissel, baguettes ou ballais, lent ou rapide, Chicago ou West Coast, ses rythmes ont toujours un swing étonnant. Même quand il compte 3, 4 pour démarrer, ça swingue déjà. Je suis sur que même à l'envers il arriverai encore à swinguer.
Pascal Lefevre à la quatre cordes m'a ravis tout au long des deux soirées. Son jeu paraît simple et clair mais je ne m'y suis pas trompé, la finesse est le maître mot. En plus, il a un son avec sa basse demi-caisse qui m'a fait penser à une contrebasse sans les cordes qui claquent, un véritable velours.
Rodolphe Dumont à la guitare sait rester sobre et ne s'étale pas dans des solos interminables. Il semble même chercher à mettre en valeur le morceau plutôt que de l'utiliser pour se mettre en valeur. Il contribue ainsi à renforcer la grande cohésion du groupe qui a frappé de nombreux spectateurs.
Bala Pradal assis dans le coin derrière son clavier était peut être le plus discret de tous, pourtant j'ai beaucoup apprécié ses interventions. Je reprendrais simplement une réflexion qui m'a été faite à plusieurs reprises: "il fait un sacré boulot ! ".
Marc Schaeller, le souffleur de service, est probablement celui qui s'est fait le plus remarquer. Ses solos d'harmonica nous ont tous étonnés. Je ne suis pas suffisamment connaisseur pour mesurer l'originalité de ce qu'il fait, mais ses interventions ne m'ont pas paru cousues de fil blanc. Ses cœurs m'ont aussi étonné, surtout que lors des balances sa voix ne m'avait pas vraiment accroché, mais elle est parfaitement accordée à celle de Rémi.
Devant son micro, Remi Parisse tient parfaitement sa place. Son chant est tour à tour profond, suave ou puissant, et son charisme a su convaincre les plus timides. Et même s'il s'est plaint de s'être cassé la voix le vendredi et d'avoir eu beaucoup de mal le samedi, j'en connais beaucoup qui aimeraient bien chanter aussi bien que Rémi quand il a du mal.
Vous ajoutez à tout cela qu'ils sont vraiment
très sympathiques, et vous l'avez compris, nous avons eu droit à deux soirées
d'exception. Le public ne s'y est pas trompé et en redemandait encore à trois
heures et demi du matin. Rémi suppliait qu'un chanteur vienne l'aider, mais
il a quand même assuré jusqu'au bout. Merci messieurs, vous êtes des grands.
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Fondée en 1991, cette formation nous vient d'Ile-de-France,
et lui aura fallu pas moins de dix ans avant d'enregistrer cette toute première
galette. Bien leur prit d'attendre et de laisser " maturer " leur talent, car
ce CD est une claque de bout en bout ! Il s'ouvre sur un bref mais imparable
instrumental, " Baloogie " (co-écrit avec leur pianiste, le ténébreux Louis
Pradal), un boogie-woogie qui plante le décor : swing, énergie et élégance sont
bel et bien de sortie ! Manifestement, le groupe goûte davantage le jump blues
de la côte ouest que celui, plus piéton, de Chicago. C'est patent sur " I got
a feeling " (un trad. arrangé par R.J. Mischo), sur lequel le jeu caractéristique
du guitariste Rodolphe Dumont (biberonné à la sauce Pee Wee Crayton, Junior
Watson et consorts) fait jeu égal avec les ivoires bondissantes de Pradal. L'impeccable
reprise du " Too late brother " de Big Al Duncan et surtout, l'unique compo
chantée qui suit " Case Closed " démontrent à quel point ce combo a digéré la
leçon du grand Hollywood Fats : Keep it concise & swingin' ! Comme pour enfoncer
le clou, la cover feutrée (et totalement fidèle à l'esprit de l'original) du
" Bad Bad Whiskey " d'Amos " Mille Bornes " le confirme : l'hexagone recèle
désormais des formations capables de tenir la dragée haute aux meilleures orchestres
européens. Pour vous en convaincre, écoutez ce que l'harmo de Marc Schaeller
et le piano de Bala Pradal déploient sur la rythmique discrète mais terriblement
efficace que tricotent Pascal Lefèvre (basse) et Guillaume Kissel (drums). Le
détour de rigueur par le crescent-city s'opère via Chris Kenner, avec la reprise
de son " Sick & Tired " (Pradal y singeant habilement les pianistes de New Orleans),
avant que les Bloosers ne rendent un au regretté Johnny Guitar Watson l'hommage
qui lui est dû, avec son fameux hit des fifties, " I got eyes ". Le swing se
rapproche du ragtime, avec l'adaptation du " Don't want no woman " de Dealdric
Malone (sur lequel Pradal abat un boulot magistral) West Coast pleins phares
à nouveau, pour une cover de Big Joe Maher, " Big legs ". La rythmique ternaire
et les contrepoints de la guitare rythmique et du piano vous transportent illico
dans l'arrière salle d'un club du ghetto de Hollywood. Mais le groupe ne dédaigne
pas non plus appuyer un shuffle crade, au son étonnamment proche de celui des
Red Devils du défunt Lester Buttler. C'est le cas pour la reprise de " Watch
yourself " de Little Walter, Schaeller s'y époumonant à l'harmo comme un beau
diable, tandis que la rythmique fait rougir le ballast. Sur la trame du " Feeling
good " que popularisa Junior Parker, nos érudits font encore rocker le " I'm
gonna love you " d'Eddie Taylor, tandis que le " Too late " de Willie Dixon
se voit administrer un traitement swamp. " Truste my baby " (de Sonny Boy Williamson
II) est le slow blues de circonstance, et la seule incursion notable du côté
de Chicago… Le solo de guitare de Rodolphe Dumont y est proprement délectable
! Cette excellente galette se referme sur la reprise enlevée du " This harp
in my hand " de R.J. Mischo, une véritable profession de foi, que l'harmo de
Schaeller épouse goulûment. D'après Nono d'Outreau (qui les acceuillait le mois
dernier au tex-mex B-52), ce groupe fait encore plus mal sur scène… Ca promet
! Patrick Dallongeville
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