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Home Page. Un film de Doug Block. diff Arte.


Doug Block

Doug Block est un trentenaire américain, père de famille plutôt cool, équipé d'une petite caméra DV et d'un sac à dos. Il a fait un film de deux heures et Arte a eu la bonne idée de nous le diffuser. De quoi s'agit- il ? Au début du film Doug Block voudrait bien en savoir un peu plus sur un truc dont tout le monde parle dans le monde moderne et en particulier aux amériques… La cyberculture. Internet, grand réseau unificateur, les ordinateurs… légende moderne.

Doug Block rencontre Justin Hall. Justin Hall est comme qui dirait une cyber-star, un jeune homme frêle et vif qui raconte sa vie en détail sur le Net (détails sexuels compris ça va de soi). Justin Hall est aussi une sorte d'Evangéliste du cyber, un prêtre de la nouvelle techno-église, habillé comme un épouvantail du soir au matin, ex collaborateur de Hot Wired (émanence on-line du célèbre magazine Wired). Alors monsieur Doug Block s'accroche aux basques de Justin Hall, son voyage initiatique commence et le film aussi.


Justin Hall

Deux heures plus tard, qu'avons- nous vu au juste ?
Tout d'abord un documentaire plutôt réussi, parfois touchant et qui laisse les choses s'installer… Mais nous avons vu également une foule de personnages, plus ou moins célèbres... Howard Rheingold (gourou local multicolore), les gens de Hot Wired (branchitude de rigueur), les gens de Suck.com et quelques autres… et tout ce petit monde occille entre tristesse, désenchantement et angoisse existentielle.


Bilan au lance pierre : La cyberculture était le grand rêve des années 90, ils en ont tous fait les frais. Mais quel genre de rêve?

Tout d'abord celui de la communication absolue, en temps réel, sans contrainte de temps ni d'espace, la communication qui nivellerait les différences, ferait disparaître les conflits et les malentendus, qui nous garantirait à chacun notre dose légitime d'amour. Une idée néo-baba de première bourre. Il n'aura fallut que peu de temps et un peu d'experience concrète pour l'enterrer celle- là.
Le deuxième grand rêve du Net c'est tout simplement le pognon. L'Internet va tous nous rendre riche… pourquoi ? Parce que nous sommes les premiers à le fabriquer, parce que le marché est sans limite , parce que les utilisateurs sont forcément intelligents, parce qu'ils ont de l'argent et qu'ils vont nous le donner… on est vraiment épatant… ouais ! Le Net en a rendu riches certains, c'est une vérité historique, mais l'idée que le réseau est une mine de clients inépuisable prêts à payer de leur personne pour soutenir un beau projet pointu est un mythe. Les produits qui rapportent vraiment de l'argent sur le Net sont rares pour le moment et les annonceurs ne se bousculent pas au portillon... Hô oui, on est Pointu, on maitrîse des concepts super puissants mais on se traine une bonne gueule de bois juste avant le réveillon de l'an 2000 (ou 1900 selon votre système). Negroponte a raison… la révolution est derriere nous.

Howard Rheingold

Alors que nous reste t'-il ? Devons nous tous plier bagage et definitivement rendre les clefs de l'Internet à nos amis en costume des écoles de commerce ? Non... je ne crois pas… parcequ'il nous reste un outil fantastique (pensez- y deux secondes, ça va vous faire tourner la tête). Un outil qui va trouver une maturité, une vitesse de croisière. Un outil qui a du mal à franchir la barrière passéiste Française, mais qui y parviendra, sans aucun doute. Certainement le plus bel outil de toute l'histoire de l'humanité… (après le coupe-ongles et la Stratocaster). Un outil qui doit apprendre à parler d'autre chose que de lui même (méa-culpa) et qui, quoi qu'il arrive est toujours plus intéressant que la télé et souvent plus riche que la presse, un outil que les gens de talent doivent investir de toute urgence. K'mon daoune ! on est sur la bonne voie ...

A.J



I.C.A.A
Intuitive Computerised Article Analysis
Indice de
mauvaise foi
* ********* 1/10
Niveau
d'énervement
**** ****** 4/10
Indice
'règlement de compte'
** ******** 2/10
Niveau de
foutage de gueule
* ********* 1/10


Références :
Le site de 'Home Page'
Le site de Justin Hall
Hot Wired
Le site de Julie Petersen (ex redac chef de Hot Wired)
Le site de Howard Rheingold (gouroucoucou fatigué)


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'Pourquoi travailler ?' par Ariel Wizman, Canal+.

Une nouvelle troublante que nous apprend Canal Plus et Ariel Wizman : Le travail est une utopie.


Etonnant : Le travail serait une utopie.


Je suis bien content de l'apprendre parce que jusqu'ici, tout me laissait à penser que le travail était bel et bien une réalité concrète pour la plupart d'entre nous.
Mais pour être tout à fait honnête, La crypto-chaine n'a pas tout à fait tord. Le travail salarial communément répandu est certainement pour la plupart des cadres pointus de Canal+, une 'utopie nostalgique', un mythe difficile à toucher du doigt. Parce Qu'en vérité, au-delà d'un certain niveau culturel et d'une certaine dose d'habileté on peut effectivement envisager de travailler différemment. Travailler de plus en plus au grès de ses humeurs, sans prendre garde à celles des autres, en abaissant continuellement le niveau des contraintes, sur un petit nuage élitiste, bon pour l'égo.

Le propos du film était de présenter une série de gens, partout dans le monde, qui vivent le travail … on va dire d'une autre manière que la plupart des gens. Or, dans la plupart des exemples cités, le travail devient simplement un choix au lieu d'une contrainte, sans disparaître pour autant. Pas question donc d'oisiveté éternelle et reposante, mais plutôt d'une prise de conscience, individuelle ou communautaire, qui emmène à prendre 'son destin en main'. De nombreux exemples sont donc présentés avec un certain talent, des USA au Danemark en passant par l'Angleterre (on notera d'ailleurs une capacité à fabriquer des sortes de petites légendes humaines à partir de personnages assez insignifiants). Nous voyons successivement, des oisifs britanniques patrons de presse, un artiste marginal très productif, des jeunes américains à la cool, une communauté danoise, un gourou provocateur, un webmaster en chambre et ainsi de suite. Bien.

Et alors ? Quoi de nouveau au juste ? Je suis étonné du manque de modernité de ce sujet. Les premiers hippies ont aujourd'hui 60 berges et leur mode de vie a toujours laissé ca et la quelques résidus communautaire plus ou moins heureux. Aujourd'hui, des gens de 25 ans revivent le même rêve… avec des ordinateurs et des habits différents… la belle affaire.
De tout temps certains hommes privilégiés par les évènement ou par leurs propres facultés (parfois largement autodestructrices) ont eu la possibilité de choisir une destiné 'différente'. Mais comment prétendre que ce modèle peut être appliqué universellement ? Comment croire une seconde, que la prise de risque qui va de pair avec ce mode de vie peut être supportée par tout le monde et dans toutes les circonstances ?
Parce que le travail en vérité ne sert pas uniquement à gagner de l'argent, il sert également à se situer dans sa propre société. Et dans une société quelle qu'elle soit, certaines personnes se sentent mieux en bas qu'en haut et vice versa, tout simplement parce que la prise de risque et le niveau de responsabilisation personnelle qu'implique une position ou une autre ne sont pas les mènes. Une société sans hiérarchie et plus encore sans travail, voilà la véritable utopie. L'histoire récente nous l'a prouvé cent fois et je ne dis pas ca avec plaisir je vous pris de le croire... Quoi qu'il en soit, il n'y a plus guère que quelques intellectuels politiquement solubles et sans imagination qui peuvent encore soutenir ce genre de thèses égalitaristes.

La société est effectivement pyramidale et, je suis désolé d'en décevoir certains, le sera toujours. Et c'est bien mal connaître la vie que de prétendre pouvoir changer cet état de fait. Les pathétiques jeunes gens d'Austin Texas vivent sur un modèle totalement infantile et immature qui ne peut de toute façons pas fonctionner dès lors que des enfants ou des vieux ou encore des personnes malades sont dans le coup. Comment raisonnablement penser que l'originalité est en soit un modèle de vie cohérent ? Et que penser de cet 'artiste' anglais qui propose une 'issue artistique' pour tous ! ?


Moi je dis : devenons tous des artistes professionnel !

Le travail à l'heure de la méga-globalisation doit être penser différemment, c'est une évidence, en particulier avec l'aide des technologies nouvelles. Mais quoi qu'il arrive, la disparition définitive de la 'caste des petits chefs' et des 'boulots à la con' n'est pas prête de disparaître. Du reste, il me semble que Canal+ ne manque ni de l'un ni de l'autre. Avec mes salutations distinguées…

A.J


La question complémentaire sera : Ariel Wizman fait-il son malin ? Vos réponses par email : ici

I.C.A.A
Intuitive Computerised Article Analysis
Indice de
mauvaise foi
**** ****** 4/10
Niveau
d'énervement
***** ***** 5/10
Indice
'règlement de compte'
* ********* 1/10
Niveau de
foutage de gueule
* ********* 1/10

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