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Introduction

    Nous sommes tous un jour ou l'autre émerveillés par la grandeur et l'infini des plafonds  d'une église. On se demande comment ces fresques sont arrivées  jusque-là. C'est souvent le travail acharné d'un ou plusieurs artistes, qui ont travaillé fort pour nous offrir un merveilleux spectacle si apaisant. La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours est un endroit convoité par plusieurs d'entre nous qui,  passionnés par la grandeur et la magie d'un endroit comme celui d'une chapelle, nous laissons émouvoir par son silence et sa beauté. Mais nous oublions souvent que ce lieu est le résultat d'un long travail de restauration, qui a sûrement coûté cher. Cependant, il est important de conserver religieusement ces lieux, car le temps a souvent de l'emprise sur ces vestiges du passé. C'est pour cela que nous devons aller à la rescousse des monuments et bâtiments religieux du Québec. La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours est un bel exemple de conservation de notre patrimoine religieux. Le texte qui va suivre retrace l'histoire de ce bâtiment, de sa fondatrice, Marguerite Bourgeoys, de son histoire, jusqu'à  ses décorateurs,  sa conservation et sa restauration.

    La chapelle  Notre-Dame-de-Bon-Secours, située à l'angle de la rue Saint-Paul et de la rue Bonsecours est l'œuvre de Marguerite Bourgeoys. Mais qui était donc cette femme ?

    Marguerite Bourgeoys vit  le jour le 17 avril de l'an 1620, dans la merveilleuse ville de Troyes. Elle y demeura pendant les 33 premières années de sa vie. Désirant devenir religieuse, elle demande d'entrer chez  les Carmélites, mais elle n'est pas acceptée. Donc elle décide de former, avec deux de ses compagnes, un nouveau genre de communauté où les femmes peuvent aider les gens partout dans la ville. Mais son projet tombe à l'eau, car l'une meurt et l'autre trouve mari. Marguerite trouve difficile de prendre la décision de partir pour le Canada, puisque  cette décision lui demande de délaisser sa famille et sa ville natale, mais en 1653, l'appel de Dieu est plus fort que jamais et elle part pour Montréal. Elle quitte donc sa terre natale pour un nouveau monde.

    Marguerite Bourgeoys fonde la première communauté religieuse séculière non-cloîtrée à Montréal, les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, qui a pour but d'instruire les enfants de Ville-Marie. En 1658 elle fonde la première école de la colonie dans une étable de pierre désaffectée où elle  accueille ses premiers élèves. Tout au long de sa vie, Marguerite mettra sur pied de nombreuses institutions scolaires. On y enseignera la lecture, l'écriture, la cuisine ainsi que la broderie aux jeunes filles, françaises et autochtones, riches et pauvres. Mère Marguerite fonda aussi la première école ménagère du Canada en 1666, à Pointe Saint-Charles, pour y accueillir les Filles du Roy venues de France. Elle est également la fondatrice d'un bon nombre de pensionnats et de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. Elle meurt en 1700. Pour votre curiosité, où d'après-vous la dépouille mortelle de Marguerite  se trouve t-elle  ?  Ses restes reposent à  la maison mère des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame à Wesmount.



 

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