les réparations

 

Les opérations faites par le restaurateur

 "  La première opération consistait à récupérer les œuvres de Meloche qui comprenaient les huit toiles recouvrant la voûte de la nef de la Chapelle (photo 5)de même que celles de la voûte du sanctuaire où sont insérés cinq tableaux attribués à Ozias Leduc. La décision d'enlever les toiles de la voûte du sanctuaire a été reportée à plus tard afin de permettre une réflexion plus poussée sur les possibilités de récupérer l'œuvre d'Ozias Leduc. "

photo 5

 

L'équipe de restaurateurs

"  L'entreprise Legris Conservation inc a été recommandée et choisie en raison de son expertise reconnue. La photographie a été confiée à M. Robin Simard de Sinequanon Photographie & Design, la responsabilité de consigner toutes les phases des opérations techniques à effectuer et de coordonner l'évolution chronologique de la restauration avec le photographe a été confiée à une équipe de la Congrégation de Notre-Dame. "

 Avant de décoller la toile mise par D.A Baulieux , le restaurateur devait s'assurer que la colle qui avait été utilisée était d'origine animale soluble dans l'eau. Après il procéderait en deux étapes. " La première consistait à enlever les toiles, à réparer les fonds de bois et à nettoyer les peintures. La deuxième, à restaurer et à reconstituer les parties endommagées des peintures. "

Avant

Après

Enlèvement des toiles et nettoyage des peintures

 " Dans cette première phase les recommandations consistaient à enlever les toiles à l'aide de spatules par procédé d'humidification contrôlé. Toutes les pièces devaient être étiquetées, enroulées sur des sonotubes et enveloppées soigneusement. Par la suite les surfaces découvertes étaient examinées afin que toutes les parties de peinture qui s'écaillent et qui ne sont pas bien fixées soient consolidées au moyen d'une colle. Tous les résidus de colle et toutes les saletés étaient enlevés, les surfaces lavées avec une solution d'eau. "

Réparations et restauration des peintures

 " Cette deuxième phase consistait à restaurer les peintures endommagées par les coulisses d'eau et les trous d'attaches dans les surfaces peintes, à remplacer et/ou à réparer les planches abîmées ou manquantes et à les repeindre pour les harmoniser avec l'ensemble. Les parties effacées et disparues devaient être complétées en utilisant des couleurs stables à base d'acrylique. Un budget a été établi par l'architecte et accepté par le ministère pour couvrir toutes ces opérations incluant les échafaudages, le travail du photographe professionnel et celui de l'archiviste. Cependant devant l'impossibilité de juger du degré de détérioration des peintures et, par conséquent, de l'étendue du travail pour les réparations et les restaurations nécessaires avant l'enlèvement des toiles, la première phase seulement, comprenant l'enlèvement des toiles et le nettoyage, a été présentée, évaluée, approuvée et mise en marche. "

Photo 7


Enlèvement des toiles

"  Lorsque Beaulieu a procédé au recouvrement des peintures sur bois, il a utilisé des laizes de toiles suffisamment grandes pour recouvrir les peintures de la voûte d'un mur à l'autre et par la même opération le médaillon central. Les toiles, avant d'être installées sur les voûtes, étaient au préalable simplement recouvertes d'une couche de fond de peinture blanche pour être décorées une fois installées sur les voûtes. Les quatre médaillons ont, par la suite, été installés par-dessus cette toile de fond que nous avons retrouvée entre le motif original peint par Meloche et le nouveau médaillon. Après un premier essai M. Legris s'est rendu compte que l'humidification qu'il avait approuvée et recommandée au préalable amollissait la colle, la rendait plus caoutchoutée, augmentait l'adhérence à la peinture et endommageait les surfaces à récupérer rendant ainsi l'opération très onéreuse. Il s'est avéré beaucoup plus facile, plus rapide et plus efficace d'enlever les toiles à sec en utilisant une spatule de plastique, procédé que M. Legris a adopté avec succès. L'enlèvement des toiles s'est donc ainsi effectué sans difficulté. Aucune surprise irréparable n'a été enregistrée dans l'ensemble de ces opérations. Les dommages dû à l'opération de décollage des toiles furent minimes sauf à certains endroits très localisés. On peut même dire que l'application de ces toiles à la fin du siècle dernier a eu pour effet de protéger l'œuvre de Meloche. "

 

Nettoyage et restauration des peintures

Photo 31

Photo 36

         " Une fois les toiles enlevées, les surfaces peintes étaient en général en bon état sauf quelques rares sections qui devaient recevoir un traitement spécial ce qui a entraîné deux procédés différents. Pour enlever tous les résidus de colle et toutes les saletés, un premier essai de lavage avec une solution d'eau, additionnée d'un enzyme. Le résultat s'est encore une fois avéré négatif. La méthode qui s'est avérée la plus efficace consistait à utiliser de l'eau très chaude maintenue en place au moyen d'une éponge. De cette façon la colle s'enlevait facilement par le simple mouvement de l'éponge (photo no 7). À la fin le tout a été rincé avec de l'eau distillée. Les toiles de Beaulieu ont servi de protection pendant près d'un siècle et ont permis de retrouver les œuvres de Meloche non retouchées ou altérées au cours des années. Certaines parties des tableaux sont endommagées rendant le nettoyage plus délicat car la peinture et le bois sont dans un état précaire. "

 

Avant

Après


 

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