Le début des restaurations

D'ici ( Début de la restauration ) à la fin, incluent la conclusion:

Extraits des textes et photographies provenant de la brochure produite par M. Maurice Desnoyers, architecte en 1998: Bilan de la restauration des voûtes de la Chapelle Notre-dame-de-Bon-Secours.

 

Les débuts de la restauration


Photo#1

    Dans l'historique de l'évolution de la Chapelle, M. Yves Laframboise, archéologue, mentionne que de 1908 à 1910, D.A. Beaulieu a refait les peintures et les décorations de la voûte de la chapelle  et il semble bien que le travail de Meloche ait disparu complètement. On croyait que ses peintures avaient été lavées et recouvertes de décors peints par Beaulieu artiste-peintre-décorateur (photo no 1). Dans la voûte du sanctuaire, les décors peints par Beaulieu, incorporent des toiles du peintre Ozias Leduc qui à leur tour ont subi des altérations majeures par A. Lespérance en 1946.

 


Photo#2

 C'est en 1994 que la machine à remonter le temps commence. "Les Sulpiciens décident de remplacer de la toiture de tôle de la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours par un revêtement de cuivre étamé. Un mandat est alors donné à un architecte de préparer les lieux pour ventiler et isoler la toiture afin de stabiliser la température dans la voute. Cette intervention a permis d'éliminer l'humidité dans l'entretoit. Ce changement de condition a entraîné un assèchement de la voûte et provoqua le décollage et l'affaissement d'une des toiles (photo no 2) pour  en exposer une partie de l'œuvre de Meloche que l'on croyait à jamais disparue. Cette découverte à permis de constater que Beaulieu n'avait pas lavé les peintures de Meloche mais les avait recouvertes de ses toiles aux motifs décoratifs et géométriques."

    Lors d'une réunion d'urgence convoquée par le ministère, "on constate l'importance de la découverte, et on s'interroge sur les mesures d'urgence à prendre et sur les solutions au problème financier qu'entraîneraient la récupération et la mise en valeur de ce patrimoine. Étant donné le danger que présentait pour le public la toile détachée qui pendait au-dessus de la nef, les Sulpiciens décident, avec la contribution financière du ministère, de demander à l'architecte d'établir les documents de soumission afin d'assurer la stabilité des toiles et la sécurité du public. Le décollage de cette première toile a permis de constater la qualité de préservation de la peinture sur bois et a incité les responsables à explorer la nature des surfaces." Les toiles ont été enlevées " par panneaux entiers et ont été enroulées progressivement, la face vers l'extérieur, sur un cylindre de 30cm de diamètre. Le travail a été confié à l'entreprise André Domon inc. spécialisée dans la restauration de bâtiments anciens."



 

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