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Des actions ont bien entendu déjà été entreprise par les différentes associations et mouvements d'internautes mécontents.
Organisé par l'ADIM, l'IMC,
l'éclaireur et Netexit, ce boycott fut une réussite.
Le Monde titra : "Le dimanche 13 décembre restera sans doute
dans l'histoire de l'Internet en France" (15/12/98). Les résultats
furent à la hauteur de nos espérances : sur Transpac,
Wanadoo et Infonie constatèrent une baisse de
trafic de 10% ; Club-Internet avec -15% parla de "bon
chiffre, significatif" ; sur AOL jusqu'à -20%. Worldnet,
seul FAI à publiquement soutenir ce mouvement, parle de "véritable
succès" avec -48%. Les internautes s'étaient donc
réellement mobilisés pour ce boycott.
Toujours coordonné par les mêmes
mouvements, ce boycott fut nettement moins réussi. Il
faut pour cela rappeler le contexte. Le boycott était initialement
prévu pour le 17 janvier. Or une réunion entre France
Télécom, l'ART et différents mouvements
se déroula quelques jours avant (le 5 janvier exactement). Devant
les résultats de cette réunion, nous décidâmes
de repousser ce boycott. Il s'avéra que cette décision
n'était sûrement pas la meilleure à prendre
: la communication fut ratée, les médias et les internautes
ne suivirent pas le mouvement. C'est pour éviter ce genre
de loupés que nous avons décidé de prendre notre
temps pour organiser le boycott du 6 juin.
Laurent Fabius s'était prononcé pour l'instauration d'un forfait 100h/100FF. C'est un forfait qui pourrait emporter l'adhésion des internautes. M. Fabius a promis de légiférer si rien de nouveau et d'avantageux n'a été fait d'ici juin. Nous comptons donc sur son action mais attention, son action ne signifie pas forcément réussite. En effet, la loi doit être adoptée par la majorité, l'ART doit aussi se prononcer sur cette proposition et enfin, il faut supposer que le futur forfait proposé (on parle de 20h/100F, cf. Comment FT se moque de nous) ne soit pas pris en compte par nos dirigeants.
Selon les modèles de lettres gracieusement préparés par Samuel Austin-Lemaux, n'hésitez pas à écrire à vos élus. Pour cela, téléchargez le fichier zip qui contient les modèles de lettres et les adresses internet des personnes visées.
Ca ne coûte rien et ça peut permettre aux employés de France Télécom qui lisent ces lettres de mieux comprendre l'action. De plus, il arrive souvent que le service clientèle de France Télécom vous rappelle... Nul doute que cela leur prend du temps et leur montre que nous sommes nombreux et motivés ! Vous pouvez télécharger le modèle de lettre.
Il faut parler du boycott sur IRC, cela permet de mettre pas mal de monde au courant et en même temps de leur expliquer le pourquoi du boycott. De même, dans les mails, modifiez votre signature en rajoutant une ligne : "France Télécom, par ses tarifs, tient le Net en otage... Battons nous pour un forfait : www.multimania.com/boycott" (ce n'est qu'un exemple :-))
Lors de la fête de l'Internet organisée
du 19 mars au 21 mars 1999 (surnommée défaite
de l'internet par certains), une rencontre avait lieu au Sénat
appelée : "loi de l'Internet : un espace de citoyenneté
a conquérir". Le principe était que des internautes
de tous horizons étaient invités à voter une loi
sur Internet. Cette loi comportait quatre articles : un sur le droit
à l'anonymat, un sur le service public universel que
doit être l'accès au Net, un sur le temps de travail
qui parlait des télétravailleurs et un sur les standards
du Net qui ont pour vocation de n'appartenir à personne.
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