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Oui France Télécom nous ment !
Fausses promesses, fausses réductions, ... on n'arrête
plus de dénombrer les mensonges de ce service PUBLIC !
Les
nouveaux tarifs
France Télécom, depuis le 1er mars,
a modifié ses tarifs. L'abonnement est ainsi passé
de 68 FF T.T.C. à 78 FF T.T.C. par mois depuis le 1er mars. Celui-ci
comprend (d'après France Télécom) la couverture des dépenses d'investissement
importantes pour assurer 365 jours sur 365 des prestations de "qualité",
soit :
- l'entretien de la ligne
- l'intervention en cas de panne d'un personnel qualifié joignable 24
heures sur 24
- la modernisation permanente des équipements
- l'accès à des services gratuits tels que les accès sélectifs modulables,
la facture détaillée (des services gratuits compris dans le prix
de l'abonnement, c'est très logique...).
France Télécom, pour atténuer cette nouvelle, a
modifié les tarifs du samedi : le matin devient zone demi-tarif.
Voici l'ancienne grille tarifaire :
Et la nouvelle :
France Télécom nous fait donc un
faux cadeau. Alors que tout le monde doit payer les 10FF supplémentaires
de l'abonnement, beaucoup plus rares sont ceux qui utilisent leur
téléphone le samedi matin.
Perte
du monopole ? Concurrence ?
On entend souvent parler de la concurrence que
France Télécom affronte maintenant. C'est une demi-vérité
! En effet, le monopole a effectivement été rompu pour
les appels non locaux et internationaux. Sur ces boucles, de nombreux
autres opérateurs sont apparus : Cégétel,
Télé2, et d'autres opérateurs destinés
aux entreprises qui permettent de faire de substantielles économies.
Mais sur la boucle locale le monopole de France Télécom
reste entier, lui permettant de fixer librement ses tarifs.
Les pertes que France Télécom subit sur le national
et surtout l'international se répercute sur les pauvres clients
de la téléphonie locale que nous sommes : France Télécom
augmente ses tarifs avec des clients qui n'ont pas le choix pour
rattraper tout ce que cette entreprise perd sur les autres boucles.
C'est donc une situation totalement inadmissible à laquelle
nous devons mettre fin !
La
faute de l'ART :
L'ART, ou Autorité de Régulation
des Télécommunications, reçoit les propositions des opérateurs télécoms
(notamment France Télécom) et rend un avis auprès du
gouvernement. C'est le ministre en charge des télécommunications
qui tranche, dans le cadre définit par la loi n°96-659 du 26.07.1996,
dite "loi de réglementation des télécommunications". L'ART à
donc le rôle délicat de rendre un avis sur les propositions tarifaires
d'un opérateur unique en situation de monopole (pour le cas qui nous
intéresse). L'ART a déjà refusé les propositions
de forfaits faites par France Télécom. On peut donc penser
que c'est l'ART qui bloque l'évolution de l'Internet
en France.
En fait, c'est bien plus compliqué. Outre les nombreux
détails techniques (dégroupage, téléphonie
IP, ...), l'ART refuse les forfaits de France Télécom
car ceux-ci sont fait sur mesure :
- pour qu'ils soient rejetés par l'ART ou bloqué par un tribunal
de commerce pour leur caractère anticoncurrentiel (France
Télécom étant propriétaire des équipements
que nous avons payés, elle peut pratiquer les tarifs les moins
chers)
- dans le cas ou il passe, qu'ils renforcent la position de monopole
et de dominance de FT sur le Net français...
La
méthode de calcul de la facturation des communications locales
:
Le plus gros mensonge réside dans la facturation
des communications locales. Certains auront sûrement vu ou entendu
un représentant ou employé de FT crier haro sur l'ART, la rendant responsable
des tarifs exorbitant de l'internet car interdisant à l'opérateur
historique de faire baisser les coûts. En d'autre terme, l'ART
interdit à tout opérateur de vendre à perte. La part de responsabilité
de l'ART, ou plutôt des juristes, économistes et financier qui ont écrit
la loi auquelle l'ART doit obéir avec une rigueur extrême, provient
des méthodes de calcul de ce "seuil de vente à perte".
Pour estimer le seuil de vente à perte, des chiffres doivent être
fournis par l'opérateur historique, en plus de divers audits "indépendants".
Car ce n'est pas un coût qui est réellement évalué, mais un seuil de
rentabilité... Et s'il est "rentable" à Bouygues Télécom de perdre 1
milliard de francs sur le marché des mobiles, il n'est pas "rentable"
pour FT de baisser ses communication. De toutes façon cela arrange notre
opérateur qui paye ainsi ses pertes sur les marchés concurrentiels.
Soulignons, pour tarir toutes rumeur trompeuse, que l'ART n'a aucun
intérêt à favoriser qui que ce soit et n'essaye que de poursuivre
sa mission, à savoir faire appliquer la loi. La grande part de responsabilité
est à incomber à notre opérateur historique qui fait tout pour conserver
son monopole (ce qui est compréhensible).
Le seuil dont nous parlions précédemment est globalement basé sur un
calcul assez simple : on compte le nombre de lignes posés (il y a longtemps)
et exploité par FT et on le divise par le nombre de minutes annuelles
consommées par les usagers. Sachant qu'une ligne a un coût fixe, on
comprendra aisément que plus le nombre de minutes consommées agmente,
plus le seuil calculé baisse. A l'inverse, plus le nombre de lignes
augmente, pour un même nombre de minutes : plus le seuil augmente.
Et c'est précisément ce que fait FT. Sous prétexte de vouloir être
doté d'un réseau d'une qualité irréprochable, mais surtout pour
pouvoir occuper un personnel que l'entreprise ne peut licencier,
notre opérateur historique multiplie le nombre de lignes. On se retrouve
avec des réseaux de capacités inutilisées (à part le 31 décembre à minuit,
cela vaut vraiment le coup pour autant d'argent dépensé) toute l'année,
qui seront pour la plupart technologiquement dépassé dans quelques années,
bref qui ne servent et ne serviront à rien ou presque. En augmentant
ce nombre de lignes France Télécom augmente le seuil de « rentabilité
» minimal de ses tarifs et se voit interdire par l'ART de nous fournir
des tarifs avoisinant les 3 F voire 2 F de l'heure, ce qui s'approcherait
de ce que nous demandons.Et surtout d'aller pleurer devant les journalistes
en disant « c'est pas nous les méchant, c'est l'ART » message repris
en coeur par tout les employés (qui eux, y croient sincèrement, leur
entreprise les formant dans ce sens). Passons les manipulations de zones
tarifaires qui poursuivent le même but.
C'est ainsi que France Télécom, qui réalise 54 milliard de chiffre d'affaire
sur le téléphone fixe et principalement sur le local, « paye » la concurrence
sur le marché des communications nationales et internationales. La communication
de France Télécom n'est pas de la communication mais plutôt de la «
presque » propagande.
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