La Forteresse médiévale japonnaise d'Himeji

De La Fortification, le logo.
0transp.gif - .832 KUne découverte par le texte et par l'image





Click On Subject - 0,6 K




e Château d'imeji (Himeji Jo)


uché sur le Sanyo-do, il occupe une position stratégique en verrouillant les provinces de l'Ouest de Honshu. Le château actuel fut terminé d'édifier en 1609 mais la première installation d'un bâtiment fortifié remonte à 1350. Avant de vous le faire découvrir au travers de photos, quelques généralaités.

Vue générale (et réduite!) de Himeji Jo


A propos des châteaux japonnais. onstruits initialement sur des collines, l'habitude fut ensuite prise, comme à Himeji, de les bâtir sur une simple éminence mais de renforcer la difficulté de l'approche en détournant une rivière, un canal ou un bras de mer. Cette pratique est à rapprocher de ce que l'Europe pratiquera intensivement à partir du XVIème siècle (se reporter à ma page sur Naarden). La fortification japonnaise repose essentiellement sur l'imbrication étroite des murs, de dénivelés importants couronnés de remparts abondamment pourvus de meurtrières, le tout permettant de canaliser l'adversaire pour l'accabler de traits. Himeji ne comporte aucune ligne droite. Il est remarquable de noter que certains châteaux comprennent des leurres qui devaient amener l'assaillant à s'engouffrer dans un cul de sac d'où il aurait été assailli de nombreux tirs. On est donc loin des plan simples des châteaux normands ou des krachs de Terre Sainte par exemple.




Principes de fortification es châteaux sont très cloisonnés, les différentes parties de l'ouvrage ne communiquent que par des portes défendues. Un assaillant doit en fait s'emparer de toutes les parties au prix de pertes naturellement aussi élevées que possible. Il est courant de trouver trois enceintes, la troisième s'appelant san no maru.
Le château comprend des puits, magasins et salles d'armes permettant de soutenir un siège de longue durée (dont l'histoire japonnaise offre quelques exemples). Mais, élément qui parlera le plus à un européen, les châteaux japonnais comprennent aussi un donjon. Différence notable avec l'Europe, ce donjon n'est pas un lieu d'habitation, le seigneur a son palais dans la deuxième ou troisième enceinte, mais bien uniquement un bastion ultime. Le seigneur pouvait s'y donner la mort aprè y avoir mis le feu selon l'usage voulu par le Bushido.





De la guerre de Siège n ce qui concerne la poliorcétique japonnaise, je n'ai pas encore pu rassembler beaucoup d'éléments mais John Keegan dans son A history of warfare, explique en quelques pages comment à la fin du XVIème siècle, les armes à feu deviennent peu ou prou illégales au Japon pour les deux cents cinquante ans à venir. Introduites en 1542 seulement, dès 1620, il n'y aura plus aucune pièce d'artillerie postérieure à cette date. Le Japon féodal n'a donc probablement à sa disposition que des bombardes pour mener des sièges. On comprend alors pourquoi Himeji, construit en 1609, correspond en tous points aux fortifications d'avant l'âge de la poudre. Je ne sais pas si les techniques de siège du Japon féodal reposent sur la sape, sur l'escalade au moyen d'échelles, l'incendie du château ou la destruction des portes - et dans quelles proportions. Quel usage est-il fait de l'artillerie, avec ou sans poudre ? Les sièges sont-ils des actes de guerre ou appartiennent-ils à une sorte de rituel ?




Découverte en images du Château d'Himeji




Remonter au sommet de la page
Retour à ma HomePage