Burkin@tmosphère : Rythmes
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Rythmes
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        En Afrique, il n'y a pas de temps, d'heure, d'horaire, mais plutôt des durées et surtout des rythmes. Le rythme calme, lent et tranquille de la vie quotidienne semble être contrebalancé par les rythmes des percussions. Rythmes qui prennent tellement possession de notre corps que les battements de notre cœur semblent vouloir s'accélérer pour battre en rythme.

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        " La répétition engendrerait elle-même la jouissance. Les exemples ethnologiques abondent : rythmes obsessionnels, musiques incantatoires, litanies, rites, nembutsu bouddhique, etc. : répéter à l'excès, c'est entrer dans la perte, dans le zéro du signifié. "1

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    Les rythmes techno semblent avoir les mêmes bases : ( pulsations rapides, basses et fortes, lumières stroboscopiques) tous les sens sont mis à l'épreuve. En ce qui concerne la musique africaine : pulsations rapides et fortes des Djembés mais aussi présence forte des musiciens et des danseurs qui marquent franchement le rythme et torturent le corps dans tous les sens et dans un tel effort (surhumain) que notre corps lui-même semble le subir. Nous ressentons la puissance de l'effort à fournir pour supporter un tel rythme mais en même temps la légèreté créée par le rythme. Il semble parfois qu'ils ne peuvent pas être fatigués parce que le rythme les tient. Comme pour la musique techno où les danseurs peuvent danser plusieurs heures sans ressentir la fatigue. Ils sont transportés par la musique. Comme si le rythme du corps prenait, se décalquait sur le rythme de la musique. Où la musique serait notre cœur, notre énergie vitale et que seul l'arrêt de la musique, du tempo pouvait nous faire arrêter (et non pas la fatigue) et donc mourir.

1- Roland Barthes, Le plaisir du texte.


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