ORLU

 

 

ORLU

 

Un groupe de 7 cafistes de LORIENT s’est retrouvé à la dent d’ORLU en Ariège pour un stage grandes voies du 8 au 16 aout 08

Cette belle aiguille de gneiss offre des voies bien équipées sur 3 faces : dont certaines de 700/800 m soient 1000 m avec la marche d’approche.
Le club commence à bien la connaître, c’est la 4 ou 5 ème fois que les uns ou les autres y grimpent.

Malheureusement 2 autres membres du club n’ont pu se joindre à nous à cause de pb de santé : Richard et Sylvie
Camping un peu serré à Ascou avec beaucoup de hollandais : une grande tente nous sert d’abri collectif en cas de pluie et de réserve de matériel

 

 

 

 

Dimanche : face est :

3 voies au programme : Jérôme et Bertrand dans « tapas sans dalles » : ils feront des zigzags se perdront et préféreront une autre voie non équipée (sauf les relais) : y a plus d’ambiance semble t il : bon la prochaine fois on mettra un ancien pour pas se perdre : trouvez son itinéraire dans ces boucliers de dalles immenses  c’est déjà une épreuve ;

Claude germaine et manuel foncent sur les dalles lisses et dans les toits de « fleurs de rhodos » et à 3 coiffent sur le poteau Daniel et Jean Eudes  qui ont un peu de mal avec les 6 a de « Supersé » : bien fait il n’y avait qu’a prendre plus simple et ne pas laisser les novices tout seul… en tout cas grand soleil et très belle vue pour ces 300 mètres d escalade ; descente agréable en fin d’après midi

 

 

LUNDI face sud est : pendant que 4 font les courses à Ax les thermes : Jean Eudes Manuel et Jérôme partent devant et se perdent sur le chemin d’accès (eh oui c’est pas le même qu’il y a 15 ans !!!) : 2 heures de progression digne de la jungle a travers les hêtres et les fougères entre vipères et lézards et en tirant 4/5 longueurs avec relais sur les arbres  …. au lieu du chemin peinard qui permet l’accès en ¾ heures :ca commence bien

 3 voies au programme (ensemble 6a/6a+) : Claude et Germaine dans de super 6a dalles, Bertrand et Daniel dans « Alabets »  6a surement 6a+ en dalle et les 3 paumés dans « l’ours en pluche » entre 120 et 270 m d’escalade (8 longueurs 7 rappels)

Pour finir fort Daniel et Bertrand coince le rappel de la dernière longueur …on rentrera tard

 

MARDI : Calamès à Bedeilhac

C’est l’occasion de découvrir pour certains cette falaise calcaire haute de 220 m et d’y parcourir une grande voie : pilier des cathares (6b), Lubeline ou autres dalles des papys. En effet la pluie menace et Orlu est à déconseiller

Nous finirons sur l’arête du château qui domine la falaise entre les vallons de Rabat et de Seurat : très belle vue sous le regard aigu d’aigles de grands corbeaux et entourés d’insectes gros comme des colibri : les sphinx avec le grande trompe à pollen

Pour finir nous tentons quelques voies plus dur : jerome 6b+ mais c’est deja la pluie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MERCREDI : ORLU ENCHAINEMENT DE 800M : « ça va se lever » !

 

Il y a un créneau meteo : et ca va se lever : c’est humide

Des 5 h nous sommes debout : manuel et daniel vont mettre une voiture en bas de la descente et entassés dans le coffre de daniel avec les cordes nous sommes des 7h 30 à l’attaque : il y a dejà des toulousains et des ariegeois sur le parking : temps moyen mais ca va se lever !

Montée du sentier et première longueur humide bien sur :Jérôme et Claude fond le « Lézard » :2*6a et un 6b trempé qu’il faudra passer en artif : 400 m en tout ; pas le temps de lézardé ; Jean Eudes et Germaine se contente de « Il cal ana » avec 2 *5c+ et un 6a : germaine est en réversible et se bat dans une dalle fine en traversée 5c puis à la surprise générale dans une fissure 5c ou elle tente et réussit un mousquetonnage en torsion face au vide : du grand art ; Manuel Bertrand et Daniel enchainent « assurance tout spits » : 2*6a avec diligence et nous nous regroupons dans la dernière longueur de toute beauté, au sapin du « Lézard » dans les rhododendrons.

Nous avons déjà une h de retard, le brouillard ne se lève pas et le sommet est perdu dans l’espace et les rhodos qu’il faut traverser sont nombreux serrés raides et trempés et carrément dangereux

A peine le temps de manger, c’est la course et il faut s’encorder dans les rhododendrons trempés : ah si nous avions la faucille

15 h nous sommes a l’attaque du sommet : encore 350 à 400 m et une longue arête : discussion scabreuse faut il y aller ou renoncer ? Nous aurions du en parler plus tôt, ca parait évident aux anciens que « ca passe » mais pour les « novices » s’est pas évident ? et si ca ne se levait pas ???

L’escalade reprends dans les dalles embrumées de brouillard : ca va se lever ! puis un pilier raide en 5c+ que manuel passe allégrement, puis l’arête et le rappel avant la taillante

Comme toutes les taillantes : une jambe d’un cote et l’autre de l’autre ou en équilibre debout sur le fil du rasoir ou tantôt sur une face tantôt de l’autre : au moins avec le brouillard on voit pas le vide :700  m de chaque cote : ca va se lever !

On se perd dans un jardin ou les sangles font merveilles sur les arbres et toute hésitation fait perdre une demi heure à une heure : on le sait bien. On retrouve du bon rocher et une longue arête ou Bertrand /Jean Eudes gagnent une heure en corde tendue sur Claude qui tire des longueurs mais derrière on commence à fatiguer : enfin ca va se lever !

Sommet à 8h30 et on aperçoit enfin la lune au dessus de la mer de nuage et le soleil qui se couche à l’horizon : on a envie de « plonger » dans cette mer de nuage.

Les derniers sortent à 21 h 15 et la nuit arrive à 21 h 20 on plie on descend le premier chemin à la nuit en essayant de repérer les pierres blanches qui ressortent sur la terre noire du chemin.ca y est on est paumé pourtant y a qu’un chemin, un bon, tellement évident le jour, qu’on a pas chercher de repères….et évidemment pas de frontale : ca sent le bivouac improvisé mais c’est enfin lever donc froid

Pas à pas, à la queue leu leu dans le noir le plus complet guider par la lueur d’un téléphone portable tenu par Jérôme, on progresse sur le sentier. On tombe sur un homme perdu dans le noir : Bertrand parti devant qui ne trouve plus le chemin : enfin ni ours ni loup c’est pas mal

Et voici la voiture et le parking à 23 heures : bravo à tous , 800 m d’escalade dont plusieurs 6a,1000 m de denivelé, et les chevilles sont solides : bravo en particulier à Germaine la doyenne : chapeau

 

JEUDI : lever tard on traine , un peu rincé et puis le temps est médiocre

L’après midi on rejoint la pierre ronde : beau caillou de calcaire au dessus de rabat les 3 seigneurs : « songe d’une nuit d’été » « zigzag » et de beaux 6b+ en dalle : n’est ce pas Mr. Claudius. Rose marie de retour d’excursion nous compte les beautés des villages et activités de la région : pierre à aiguiser, filature et autres mines

Vendredi :il pleut : Calames de nouveau l’après midi avec le « pilier des cathares » ou « rio » et des couennes dures pour Manu et Jérôme : encore 200 m d’escalade quand même. En tout 2000 m depuis le début de la semaine : ca commence à tirer. Une bonne pizzeria nous permettra d’accueillir Roger le président venu chercher Germaine et près à rejoindre la Rando de Philippe sur la HR Pyrenees

Samedi : « alabets » 8 longueurs en face sud est : 270m avec 3 belles longueurs en 6a + minimum une par grimpeur : cette fois la corde Manuel, Jérôme, Jean Eudes trouve le bon chemin

 

 

 

 

 

 

 

Très belle semaine :  Orlu la belle est un excellent cadre pour ce stage et bon niveau d’ensemble du groupe en particulier lors de cet enchaînement : « ça va se lever ! »

Retour Page Accueil