octobre 98 : l'actualité calédonienne
la Lettre Calédonienne : octobre 1 998
Jeudi 01/10/98
Politique : dans un entretien à l'hebdomadaire "les Nouvelles Hebdo", cest la
première fois que Jacques LAFLEUR sexprimait depuis le 19 septembre, date de la
fin des discussions sur lavant projet de loi organique : Nous avons travaillé à une
solution qui soit meilleure que les Accords de Matignon. Il la fait sur RRB en
sattachant à traduire lesprit de laccord de Nouméa, le sens de sa signature, la
nature et la portée du référendum. Le sentiment fort, au sortir de cette interview, cest
que la campagne référendaire est ouverte, quun certain nombre de responsables
politiques ont travaillé pour proposer une solution davenir au Territoire, et que
chaque Calédonien va se retrouver le 8 novembre face à un choix et une
responsabilité individuelle pour décider dun destin collectif.
Social : la situation est toujours bloquée au troisième jour de la grève à RFO
Nouvelle Calédonie, entraînant l'arrêt de toute diffusion radio ou télévisée. Ce matin,
la première réunion entre la direction et l'intersyndicale FO, CGT et USTKE qui mène
le mouvement, a tourné court. Wallès KOTRA, le directeur régional, a en effet levé la
séance devant le refus de ses interlocuteurs, qui bloquent l'accès à la station depuis
mardi, de laisser passer les chefs de service et de diffuser un programme minimum.
WALLIS ET FUTUNA
Politique : Robert LAUFOAULU veut faire bouger les choses. Sollicité pour être
candidat, ce directeur du tout puissant enseignement catholique de Wallis et Futuna
avait trouvé l'idée farfelue mais il a finalement accepté à la demande du jeune
député RPR Victor BRIAL, même s'il se définit comme sans étiquette. Mais il
prévient : Cela n'exclut pas, à terme, l'appartenance à un groupe du Sénat, si je
trouve quelque part des oreilles plus attentives pour faire avancer les choses. Le
sénateur entend également participer aux futures discussions sur l'accord
particulier qui régira bientôt les relations entre la Nouvelle Calédonie et Wallis et
Futuna.
VENDREDI 02/10/98
Politique : l'hebdomadaire "le Point" se demande quel sera le score du non lors du
référendum du 8 novembre prochain ? Si le oui doit l'emporter, le non progresse
dans lélectorat européen du grand Nouméa où trois petits partis anti -
indépendantistes font campagne pour le non : le Front National, le Mouvement Pour
la France et Une Nouvelle Calédonie pour Tous, qui comptent ensemble 7 élus sur
54 au Congrès du territoire. Mais leurs analyses séduisent : ils dénoncent le trop
grand secret qui a présidé aux négociations, le manque de contre-pouvoirs dans les
futures institutions calédoniennes ou la marche quasi inéluctable vers
l'indépendance, concédée par le RPCR au FLNKS, avec la bénédiction de lÉtat
français.
Social : aucune issue dans le conflit qui paralyse RFO Nouvelle Calédonie. Wallès
KOTRA demande toujours la levée du barrage bloquant l'accès à la station avant
toute discussion. L'intersyndicale FO, CGT et USTKE dénonce son "refus de
négocier". Les grévistes ont élargi le champ de leurs critiques : dans un nouveau
tract, ils dénoncent le plan de Jean Marie CAVADA, président de la chaîne, qui,
selon eux, veut éclater la société en 9 télés indépendantes contrairement à la
politique gouvernementale de rapprochement des sociétés. Nous ne voulons pas
devenir le reflet d'un parti politique. Plus grande autonomie de fonctionnement, oui,
subordination, non, conclut l'intersyndicale, qui voit dans la situation à Nouméa la
confirmation de la politique de démantèlement du service public au profit du privé.
Canal Calédonie enregistre quatre à cinq fois plus dabonnements.
Le SLUA multiplie les menaces de blocage : quil sagisse du port de Nouméa, de la
mairie de Dumbéa, du groupe PENTECOST ou de RFO, le syndicat de Rosine
STREETER, qui se dit excédé par les magouilles, menace de recourir à des
actions pour faire valoir les droits de ses adhérents.
Tourisme : lors de sa 13 ème participation au Salon TOP RESA, le territoire confirme
sa destination sur le marché métro. La Nouvelle Calédonie a tenu une fois de plus
une place de choix, dautant que cette année, le Caillou tenait salon en compagnie
de la Polynésie Française. Outre la présence du GIE Destination Tourisme, le Caillou
était représenté par de nombreux professionnels locaux avec en prime une grande
première : larrivée de lADIL, l'Association pour le Développement des Îles Loyauté
qui a d'ailleurs fait une entrée très remarquée. Dans un entretien au quotidien les
Nouvelles Calédoniennes, Gaby BRIAULT, le directeur du GIE Destination Tourisme
estime que la destination est bel et bien intégrée dans la grande famille du voyage
et du tourisme.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : le président du Tavini Huiraatira va se rendre à Paris avec une délégation
de son parti. Cette démarche nouvelle, le leader indépendantiste nayant jamais
voulu rencontrer les plus hautes instances de la République pour les raisons
idéologiques que lon connaît, pourrait correspondre à un changement de stratégie
politique dans le contexte nouveau néo-calédonien.
Social : la création dun service du travail territorial na pas rencontré la totale
adhésion de lÉtat. En effet, le haut commissaire a déposé une requête auprès du
tribunal administratif pour demander lannulation de la délibération de lassemblée
territoriale créant ce service.
Lundi 05/10/98
Politique : le Rassemblement Démocratique Océanien, qui entend défendre les
intérêts de la communauté wallisienne et futunienne vivant sur le territoire et qui a
intégré cette année le FLNKS, appelle à voter "oui" au référendum du 8 novembre.
Avec une réelle volonté de participer à la dynamique de construction du pays, le
RDO estime en effet que l'accord de Nouméa "jette les bases d'une citoyenneté
calédonienne, ciment d'un peuple multiracial en devenir". Les Futuniens et
Wallisiens, arrivés sur le Caillou dans les années 50 et 60, forment aujourd'hui une
communauté de 18 000 personnes (09% de la population), soit 3 000 de plus qu'à
Wallis et Futuna, ayant conservé une foi catholique très vive et des structures
sociales traditionnelles fortes. Longtemps les votes de cette communauté ont été
totalement acquis au RPCR par réflexe anti - indépendantiste. Créé en 1994 pour
lutter contre cette "dépendance", le RDO a cherché à renverser l'image des
Wallisiens, "gros bras" des milices anti-indépendantistes lors des affrontements
politiques des années 80. Il s'est progressivement rapproché du FLNKS, dont il est
devenu une composante officielle en février dernier, estimant que Wallisiens et
Kanaks partageaient les mêmes valeurs et la même culture, et devaient apprendre à
vivre ensemble.
Social : toujours aucun programme radio et télé à RFO. Aucune avancée du conflit
ne s'est produite : la direction régionale continue à exiger la levée des barrages et la
diffusion d'un programme minimum avant toute négociation. L'intersyndicale FO,
CGT et USTKE, à l'origine du conflit, refuse. Les grévistes campent jour et nuit
devant la station et au fil des jours, leurs revendications se sont concentrées sur la
personne du directeur régional Wallès KOTRA, dont ils dénoncent la gestion et qu'ils
ont qualifié de "dictateur régional". Ils ont demandé à leur direction nationale "la
venue rapide d'un interlocuteur de Paris" pour débloquer la situation. Pour sa part,
Wallès KOTRA s'explique dans une lettre ouverte aux téléspectateurs et auditeurs :
"Votre télévision et votre radio vous ont faussé compagnie. Les grilles de RFO sont
bloquées par une trentaine de grévistes soit environ 25 % du personnel", explique-t-
il, avant de rappeler qu'il demande en préalable à toute négociation l'ouverture des
portes et la diffusion d'un programme minimum, au nom de la mission de service
public "plusieurs fois affirmée par le président Jean Marie CAVADA".
Faits Divers : même si le calme est revenu après les violents incidents qua connus la
tribu de Mucaweng, à Lifou, linquiétude reste grande quant au sort de linstituteur
Richard WAMIGNA qui reste toujours introuvable. La journée a été consacrée à des
réunions entre le grand chef SIHAZÉ, les coutumiers de Mucaweng, les autorités
administratives et la gendarmerie.
Mardi 06/10 /98
Politique : la commission de contrôle de l'organisation et du déroulement du
référendum du 8 novembre est arrivée sur le territoire. Elle devra d'abord veiller à la
régularité de la mise au point des listes électorales, puis superviser la campagne
électorale et veiller au bon déroulement du scrutin, avec l'aide de délégués. Enfin la
commission proclamera officiellement les résultats, au plus tard le 9 novembre. Par
ailleurs, deux membres du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel sont attendus dans les
prochains jours pour veiller à la bonne marche de la campagne électorale radio et
télévisée.
Le conseil municipal de Saint Martin d'Hères a décidé à l'unanimité de récupérer la
plaque de la rue Jean Marie TJIBAOU, débaptisée par le Front national à Vitrolles
(Bouches du Rhône). La plaque "en exil", apportée par une représentante de
l'association "Commune libre de Vitrolles en exil", sera accrochée dans la salle du
conseil municipal. Cette commune de l'Isère a pris la décision à l'unanimité des 33
conseillers municipaux présents ou représentés. Deux membres de l'opposition ont
voté avec la majorité PCF-PS et la ville va par ailleurs baptiser du nom de Jean
Marie TJIBAOU une nouvelle rue dans un lotissement récent. La décision a été votée
en présence de son fils Jean Philippe.
Social : déjà une semaine les Calédoniens sont privés de programmes radio et
télévisés et les perspectives d'un règlement semblent minces. Le SNJ local et les
sections journalistes de FO et de la CGT ont apporté aujourd'hui leur soutien à
l'intersyndicale, après avoir constaté "la volonté affichée de la direction régionale de
RFO de laisser pourrir" le conflit. Enfin l'inter-syndicale nationale CFTC, CSA et FO
indique "qu'elle se voit contrainte d'appeler à un débrayage général de solidarité aux
collègues de Nouméa" à partir d'aujourd'hui. Le directeur régional Wallès KOTRA a
assuré les non-grévistes réunis à côté de la station, et qui sont majoritaires, que sa
position "est la même que celle de RFO Paris : sérénité et fermeté sur l'essentiel". Il
demande toujours la levée du barrage et la diffusion d'un programme minimum avant
toute discussion. Le bureau politique du FLNKS "demande instamment aux
partenaires concernés de trouver une solution à ce conflit qui perdure", à un mois du
référendum sur l'avenir du Territoire prévu le 8 novembre, et ce au nom du "droit à
l'information de tous les citoyens".
Défense : les jeunes ont répondu 5 sur 5 à la première des Journées dappel de
préparation à la Défense. Les cinquante "appelés" étaient présents au rendez-vous,
ce qui représente un premier succès pour la mise en marche du Parcours citoyen
sur le Territoire.
Mercredi 07/10/98
Politique : Roch WAMYTAN est à New York où il doit intervenir pour la Nouvelle
Calédonie auprès du comité de décolonisation. Le président du FLNKS, qui
s'exprimera sur la situation du Territoire et donnera notamment des informations
relatives aux accords de Nouméa.
Le Haut Commissariat a rendu public lavant-projet de loi organique relatif à l'avenir
du territoire, à un mois du référendum sur lavenir institutionnel. Ses 261 articles
traduisent juridiquement dans le détail laccord politique signé en mai dernier.
Dominique BUR a précisé que 180 décideurs, dont les 54 élus du Congrès du
Territoire, recevraient le texte. Le principal changement par rapport à laccord semble
porter sur laccession à la pleine souveraineté à partir de 2 014. Lavant-projet fait
état de la possible tenue dun second référendum si, la première fois, une majorité se
prononce contre. Laccord de Nouméa prévoyait la possibilité de trois référendums
successifs.
Faits divers : François BURCK a été grièvement blessé dans un accident à Moindou.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : une rencontre entre Jean Jack QUEYRANNE et Gaston FLOSSE a
finalisé les négociations sur lautonomie accrue du Territoire. La révision
constitutionnelle la permettant est acquise. L'aménagement de la loi organique
sétalera dans le temps. "Aujourd'hui l'accord existe sur le contenu de ce statut
d'autonomie", a déclaré le secrétaire d'État à l'Outre Mer à l'issue d'une séance de
travail avec le président du gouvernement polynésien. La modification du statut de la
Polynésie Française, qui possède déjà une très large autonomie, fera l'objet d'une
réforme de la Constitution, qui devrait être votée par le Congrès en même temps que
la réforme prévue en vue de la ratification du traité d'Amsterdam. "Nous aurons en
Polynésie une assemblée qui va voter des lois, a pour sa part précisé Gaston
FLOSSE, nous aurons la citoyenneté polynésienne et la compétence dans le
domaine international sera renforcée". Le nouveau sénateur a souligné que "la
démarche n'est pas du tout la même que pour la Nouvelle Calédonie, que l'on
prépare à une éventuelle indépendance. Nous, nous restons au sein de la
République, il n'est pas question de référendum dans 15 ans, dans 20 ans .
Jeudi 08/10/98
Social : une amorce de dialogue a eu lieu à RFO. Le président de RFO Jean Marie
CAVADA a demandé au directeur régional de conduire "des discussions autour de
points consignés dans une proposition de protocole", avec l'aide éventuelle d'un
médiateur. Une courte réunion a ensuite eu lieu entre Wallès KOTRA et
l'intersyndicale. Le premier a présenté le protocole d'accord suivant : l'intersyndicale
s'engage à lever son barrage, trois des revendications portant sur les salaires, une
intégration et un reclassement sont acceptées par RFO, et une vingtaine de points
couvrant l'ensemble du fonctionnement et du futur de la station sont discutés
immédiatement après cette première étape. Parmi ces points, figure le statut de RFO
Nouvelle Calédonie dans les institutions de l'archipel devant se mettre en place en
1999, et le futur statut de RFO dans France Télévision.
Politique : l'avant-projet de loi organique rendu public confirme le caractère original
d'institutions conçues pour lui permettre d'évoluer dans la stabilité, a souligné le
secrétaire d'État à l'Outre Mer. Le 8 novembre, les quelque 104000 électeurs qui
résident sur le Caillou depuis au moins dix ans seront invités à approuver l'accord
signé le 5 mai à Nouméa. "Il sera approuvé, je le souhaite, largement", a déclaré
Jean Jack QUEYRANNE qui a reconnu "qu'il y a toujours un risque" dans un
référendum, mais a assuré "avoir confiance dans le vote des Calédoniens , parce
que l'accord de Nouméa et le projet de loi, "ouvrent une perspective de stabilité pour
20 ans . Une innovation concerne l'exécutif : un gouvernement de 5 à 11 membres
élus à la proportionnelle au scrutin de liste par le Congrès qui élira à son tour un
président. Le gouvernement fonctionnera de manière "collégiale et solidaire".
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : Émile VERNAUDON a affirmé sa volonté de participer à l'élaboration du
projet de réforme du statut du Territoire. À l'issue d'un entretien avec Jean Jack
QUEYRANNE, il a déclaré qu'il fallait "rediscuter et revoir" le projet mis au point par
le ministère et par Gaston FLOSSE. "Le ministre m'a rassuré", a déclaré le député-
maire de Mahina et président du Ai'a Api (la Nouvelle Voie), deuxième composante
de la majorité territoriale. Il a fait part de son intention de revenir à Paris avec "une
délégation plus représentative", après consultations avec deux comités de réflexion,
formés de représentants du Ai'a Api et du parti indépendantiste Tavini Huiraatira.
Émile VERNAUDON s'est insurgé contre la volonté manifestée, selon lui, par Gaston
FLOSSE de vouloir tout régler tout seul. "On existe", s'est-il exclamé, en critiquant le
fait que Gaston FLOSSE soit à la fois président du gouvernement, ministre, sénateur
et maire de Piraé.
Vendredi 09/10/98
Social : Jacques MICHAUT, secrétaire général adjoint du Territoire, a été nommé
médiateur pour trouver une issue au conflit qui bloque RFO depuis onze jours. Il
devait entamer des discussions avec la direction de RFO et l'intersyndicale FO, CGT
et USTKE qui bloque l'accès à la station depuis le 29 septembre. Aucune avancée
n'avait eu lieu depuis le début du conflit où Wallès KOTRA, directeur régional,
demandant la levée du barrage et la diffusion d'un programme minimum avant toute
discussion, les grévistes demandant l'inverse. L'appel à un médiateur avait été
suggéré par Jean Marie CAVADA. Jacques MICHAUT, dont la nomination a été
proposée par Dominique BUR, a réglé avec succès ces dernières années plusieurs
conflits sociaux délicats sur le Territoire.
Politique : la campagne pour le référendum attirera quelques personnalités politiques
sur le territoire. Les déplacements de deux anciens ministres sont déjà annoncés :
Catherine TASCA (PS), présidente de la Commission des Lois de l'Assemblée
nationale et Nicolas SARKOZY, député-maire RPR de Neuilly sur Seine.
Un "comité pour la citoyenneté" qui entend, dans un premier temps, faire campagne
pour le oui au référendum du 8 novembre s'est officiellement constitué à Nouméa.
"Les partis s'arrêtent au seul volet politique des accords de Nouméa que les
Calédoniens sont appelés à ratifier le 8 novembre. Nous souhaitons, au-delà, faire se
rencontrer les gens dans une société nouvelle, alors que pendant trop longtemps,
tout a été conçu selon l'appartenance à une communauté ethnique", explique Macate
WENEHOUA, président de l'association. L'accord de Nouméa est pour lui "un acte
fondateur" mais il reste sceptique devant "la politique des blocs" du RPCR et du
FLNKS. Seul Kanak diplômé en architecture, Macate WENEHOUA, actuellement
directeur de cabinet du président de la Province des Iles Loyauté Nidoish
NAISSELINE, entend "construire le pays futur sur la base de la compréhension et du
partage mutuels".
Justice : un capitaine de police accusé de violences volontaires sur un jeune homme
de 17 ans dont il avait éclaté un testicule d'un coup de genou au cours de son
audition, a été condamné à 4 400 F métropolitains d'amende par le tribunal
correctionnel de Nouméa. Le Procureur de la République avait classé l'affaire sans
suite. Dans le passé, d'autres plaintes pour violences dans l'exercice de ses
fonctions contre l'officier avaient également été classées mais cette fois-ci, la plainte
de la mère de la victime devant le doyen des juges d'instruction avait enlevé au
Parquet la possibilité d'un nouveau classement sans suite.
Tourisme : très remarquée à Top Résa, les Îles Loyauté partent à lassaut du marché
métropolitain. Coup dessai, coup de maître pour le GIE Destination îles Loyauté qui
a frappé à la bonne porte en faisant salon à Deauville, cest à dire là où il convient
dêtre présent dès linstant où lon entre dans lunivers du tourisme.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Économie : la Commission Européenne a engagé une procédure à l'encontre de la
France pour une aide d'État accordée à une entreprise souhaitant acheter des
paquebots pour développer le tourisme en Polynésie Française. L'aide, accordée
sous forme d'un avantage fiscal consenti aux entreprises qui investissent dans le
territoire, avait été notifiée aux services de Karel VAN MIERT, en février dernier.
L'entreprise est Renaissance Financial, filiale de l'entreprise américaine Renaissance
Cruise RF, basée à Paris, a été spécialement créée en 1997 dans le but d'acquérir et
d'exploiter deux paquebots des Chantiers de l'Atlantique d'une capacité de 350
cabines chacun. La procédure ouverte par les services du commissaire européen à
la concurrence ne préjuge en rien d'une décision négative de la Commission sur ce
cas. Elle signifie que ces services souhaitent obtenir des informations
complémentaires pour pouvoir juger de la légalité de l'aide au regard de la législation
de l'UE.
Politique : lévolution statutaire de la Polynésie Française, qui se dessine à Paris
actuellement, inquiète le conseiller-maire de Arué. Boris LÉONTIEFF y voit une
glissade vers lindépendance et un largage par la France.
Samedi 10/10/98
Faits divers : Richard WAMINYA, l'instituteur porté disparu le 4 octobre dernier après
un violent conflit entre clans à la tribu de Nutchaweng, sur lîle de Lifou, a été
retrouvé fatigué mais sain et sauf. Une enquête est toujours en cours sur le conflit,
dont lorigine pourrait être lappartenance de certains membres de la tribu aux
témoins de Jéhovah.
Dimanche 11/10/98
Social : la télé reprend, mais avec un service minimum. Paralysée par la grève de
lintersyndicale FO, CGT et USTKE, RFO reprend du service, avec la signature dun
protocole daccord mais les non - grévistes contre-attaquent.
Culture : le Salon du Livre de l'Outre Mer a permis, pour la cinquième année
consécutive, de rappeler aux métropolitains la richesse de la littérature ultramarine,
et de révéler le dynamisme d'une nouvelle génération d'éditeurs. Plusieurs d'entre
eux étaient venus de la Caraïbe et d'Océanie présenter des dizaines de titres publiés
ces dernières années, du livre pour enfants aux encyclopédies historiques ou
zoologiques en passant par les livres de cuisine créole.
Politique : les partis politiques se mobilisent pour le référendum. Une délégation du
Parti Socialiste sera du 21 au 26 octobre sur le territoire où elle semploiera à
convaincre les Calédoniens que les accords signés sont un gage de stabilité pour au
moins 20 ans. La délégation du PS sera composée de Bernard GRASSET, député
de Charente Maritime et ancien Haut Commissaire, Jean François MERLE, délégué
national chargé de lOutre Mer au PS, et Philippe BASSINET, responsable national
chargé des élections au PS. Elle se rendra ensuite à Wallis et Futuna, puis de
nouveau en Nouvelle Calédonie du 29 au 30 octobre. La présidente de la
Commission des Lois à l'Assemblée Nationale, Catherine TASCA, effectuera pour sa
part une mission sur le Territoire du 19 au 21 octobre. Pour le RPR, cest son
secrétaire général, Nicolas SARKOZY, qui ira faire campagne, à des dates qui nont
pas encore été précisées. Le Front National enfin, qui a pris position pour le non au
référendum, a décidé également denvoyer une délégation, qui comprendra
notamment Huguette FATNA, sa secrétaire nationale aux DOM TOM dorigine
martiniquaise.
À la demande du RPCR et du FLNKS, le gouvernement a rendu public lavant projet
de loi organique avant le référendum du 8 novembre. Ce texte, qui accorde une large
autonomie au Territoire, ne semble susciter lopposition que du Mouvement Pour la
France et du Front National.
Social : une nouvelle grève a commencé à RFO, menée cette fois par une autre
intersyndicale qui entend, elle, laisser diffuser un programme minimum.
L'intersyndicale USOENC - CFDT - CGC a en effet entamé son mouvement pour
protester contre les conditions dans lesquelles la station a été bloquée pendant 13
jours par des grévistes minoritaires, qu'elle assimile à un mépris total des
téléspectateurs. Elle entend également dénoncer l'attitude inadmissible de la tutelle
de l'État qui, par l'intermédiaire du Haut Commissariat, a totalement faussé le jeu des
négociations en imposant à la direction le cahier de revendications des grévistes.
Ces derniers ont signé dimanche avec le directeur régional Wallès KOTRA, sous
l'égide du secrétaire général adjoint du Territoire, Jacques MICHAUT, nommé
médiateur, un protocole d'accord en 22 points qui satisfait la plupart de leurs
revendications. Les six principaux collaborateurs de Wallès KOTRA avaient présenté
collectivement leur démission la veille, estimant que les conditions de reprise du
travail imposées à la station par la tutelle ne permettaient plus l'exercice normal de la
gestion de l'entreprise. De son côté, le personnel non syndiqué de la station,
choqué par la longue grève qui vient de secouer RFO Nouvelle Calédonie et par les
conditions de son dénouement s'est constitué en collectif.
En radio, un programme minimum, qui se traduit par la diffusion de France Inter sur
le réseau RFO Radio, a été mis en place. Le directeur général de RFO Maxime
LEFEBVRE, arrivera lundi matin de Paris, et doit rencontrer les deux intersyndicales
à tour de rôle, ainsi que le collectif de non-syndiqués. Ce dernier demande,
notamment, pour lavenir, le libre accès à lentreprise et la garantie de diffusion de
programmes en toutes circonstances, ainsi que la garantie de lindépendance de la
mission de service public de RFO.
Lundi 12/10/98
Politique : la commission exécutive de lUnion Calédonienne a estimé que le
projet de loi organique ne respectait pas certaines dispositions essentielles de
laccord de Nouméa et "invite le gouvernement à revoir sa copie de l'avant-
projet de loi organique. Bernard LEPEU a toutefois assuré que l'UC,
signataire au travers du FLNKS de cet accord, ferait campagne et invitait ses
militants à accentuer la mobilisation afin qu'un oui massif soit recueilli au
référendum mais il a prévenu que la loi organique doit traduire fidèlement
l'accord avant sa transmission au Parlement français. Pour le président de
l'UC, les points à revoir sont notamment la citoyenneté, le corps électoral, le
mécanisme de sortie de la période de 15 à 20 ans et les futurs signes
identitaires du territoire.
Social : à son arrivée sur le Territoire, le directeur général de RFO, Maxime
LEFÈBVRE, ne sattendait certainement pas à trouver une situation aussi
confuse. On croyait la grève terminée, elle a en réalité changé de bord. En
clair, le personnel de la station est aujourdhui scindé en trois groupes :
lintersyndicale USOENC-CFDT-CGC, Soutenue par la SLUA, en grève ; puis
lintersyndicale USTKE - SNFORT - SNRT-CGT et SNJ, ex-gréviste désormais
non gréviste ; et enfin le collectif des non grévistes et non syndiqués, qui
voudrait simplement pouvoir reprendre le travail.
WALLIS ET FUTUNA
Social : Jean Claude ARGENTIN, le directeur de RFO Wallis et Futuna, qui
devait prendre ses fonctions le 01 octobre dernier, est toujours interdit de
séjour dans sa station par la quasi-totalité du personnel local qui refuse sa
nomination.
Mardi 13/10/98
Politique : Roch WAMYTAN sest longuement expliqué sur les accords de
Nouméa devant la commission de lONU chargée des problèmes de
décolonisation. Le président du FLNKS a souhaité que lONU maintienne sa
vigilance sur le processus en cours et que la France puisse enfin autoriser
une mission de lONU à visiter la Nouvelle Calédonie au moment de la mise
en uvre du dispositif issu des accords de Nouméa, mi 1999.
Social : la programmation radio et télévisée normale a reprendra mercredi
matin à RFO, après la signature d'un accord cette nuit entre la direction
régionale et l'intersyndicale en grève. Cet accord d'établissement, signé en
présence Maxime LEFÈBVRE, porte notamment sur des reclassements et
intégrations, mais comprend également un code de bonne conduite par lequel
les signataires s'engagent à proscrire dans le futur toute grève avec écran noir
et radio muette, et toute entrave à la liberté des non-grévistes. L'intersyndicale
signataire est composée de l'USOENC-CFDT et de la CGC, auxquelles s'était
joint le Syndicat Libre Unité et Action. Une autre intersyndicale, composée de
la CGT, de FO et de l'USTKE avait signé un accord dimanche, à l'issue d'une
grève de treize jours qui avait empêché toute diffusion radio et télévisée. Le
directeur général de RFO s'attache à désamorcer les fortes tensions entre les
deux intersyndicales, qui se sont livrées à une guerre de communiqués ces
derniers jours. Une rencontre avec l'ensemble des personnels est prévue jeudi
matin.
Mercredi 14/10/98
Politique : neuf partis sont habilités à participer à la campagne électorale pour
le référendum du 8 novembre, a indiqué la commission de contrôle de
l'organisation et du déroulement de la consultation. Tous ces partis comptent
un ou plusieurs élus au Congrès du Territoire.
Social : tout était rentré dans lordre à RFO. Les programmes avaient repris
leurs cours et tout le monde était content
sauf linter-syndicale USTKE /
CGT / FO / CSA / JO qui a déposé un nouveau préavis de grève pour
dimanche et opéré un débrayage de 55 minutes ce soir, à lheure du journal,
en signe davertissement.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : Gaston FLOSSE a précisé que lAssemblée de Polynésie Française
donnera son avis sur le projet de loi constitutionnelle élargissant lautonomie
du Territoire. LAssemblée pourra aussi voter des lois de pays soumises au
seul contrôle du conseil constitutionnel. Le président du gouvernement a
estimé que la Polynésie se gouvernera librement au sein de la République au
lieu de s'administrer. Concernant la citoyenneté Polynésienne, elle sera
octroyée dans le cadre de la nationalité française, que nous garderons
comme le bien précieux quelle est
aux métropolitains résidant sur le
territoire ou aux personnes ayant leur centre d'intérêt ou des liens familiaux en
Polynésie Française. Elle sera attribuée automatiquement aux enfants nés sur
le Territoire.
Jeudi 15/10/98
Politique : la 22 ème assemblée de la Province des Îles n'a pu siéger, faute de
quorum.
Dans un entretien à l'hebdomadaire les Nouvelles Hebdo, Bernard
DELADRIÈRE, adjoint au maire de Nouméa, estime que l'avant projet de loi
organique est un texte déquilibre, un texte de réconciliation et cest un texte
qui nous permettra de rester pendant au moins vingt ans en fait, tant que
nous le souhaiterons dans la République Française, en paix et dans la
stabilité.
Social : toujours dans les Nouvelles Hebdo, Jacques LAFLEUR juge la grève
à RFO d' inacceptable ! Cest lattitude de lUSTKE qui doit être condamnée
et il faut que ce type de pratiques cesse, cest du véritable terrorisme. Ces
comportements ne peuvent plus avoir cours. Ils ne sinscrivent absolument
pas dans lesprit de lAccord de Nouméa.
Vendredi 16/10/98
Économie : Mobilis, le téléphone portable calédonien, atteint les 10 000
abonnés. Cette année, 200 millions CFP ont été consacrés au développement
sur la côte Est -terminé ce mois ci- et aux Loyauté -fin novembre-. Avec 400
millions CFP prévu en 1 999, l'OPT va étendre la zone de couverture du GSM
et renforcer ses commutateurs afin d'atteindre les 22 000 abonnés au 01
janvier 2 000. Un accord de partenariat devrait être signé pour la fin de l'année
avec Itinéris et SFR.
Politique : les commissions administratives ont établi les listes des électeurs
admis à participer au référendum du 08 novembre dont 33 223 Nouméens.
Les listes ont été affichées dans les mairies du territoire et les recours peuvent
être déposés devant les juges de première instance de Koné, Lifou ou
Nouméa, au plus tard le 20 octobre.
L'UNCT appelle à voter non au aux accords de Nouméa. Didier LEROUX
dénonce le déficit de démocratie et l'impression que ces accords ne peuvent
plus être modifiés. Il ajoute que ce n'est pas un non de refus d'un accord,
mais de refus de cet accord et des dispositions qu'il nous prépare, c'est à dire
une future république bannière. Il précise que si le non l'emporte, cela ne veut
pas dire que les Calédoniens sont contre les accords, mais contre certaines
de ces dispositions.
Samedi 17/10/98
Politique : à la CPS, Renouveau organise un forum sur l'avant projet de loi
organique. Thierry VALET entend informer les Calédoniens et répondre à
leurs interrogations.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : les 9 et 10 novembre prochains, un important colloque à l'université
traitera de lidentité, de la nationalité et de la citoyenneté dans les TOM. Il sera
longuement question de la Polynésie Française à un tournant de son avenir
institutionnel : citoyenneté, identité et nationalité
En demandant lannulation de la délibération qui crée le Groupement
dInterventions de la Polynésie Française, lÉtat entend réaffirmer sa
compétence dans le domaine du maintien de lordre, alors que le territoire,
pour sa part, soutient que les missions de gardiennage de son domaine
public ou privé constituent des actes de gestion et non de police. Le tribunal
administratif décidera mardi 27 octobre.
Dimanche 18/10/98
Économie : dans une conjoncture déprimée, face à une concurrence
internationale rude voire sauvage, et confrontée à une crise conjoncturelle
aggravée par certains facteurs, la SLN va réduire sa production et réduire ses
coûts de 15 % et n'aura pas produit plus de 57 500 tonnes de nickel cette
année, pour une capacité de 63 000.
Politique : la Fédération des Comités de Coordination des Indépendantistes
entend poursuivre un travail de rénovation de la classe politique. La FCCI
estime que les mentalités doivent évoluer et l'ouverture aux autres
communautés doit désormais l'emporter sur la logique du combat car, d'une
part, nous sommes faits pour vivre ensembles, et d'autre part, nous devons
cesser le procès du colonialisme. La FCCI prône le oui au référendum car les
accords donnent les moyens pour qu'il y ait un pays viable et c'est donc un
immense espoir pour toute la population.
Lundi 19/10/98
Politique : la campagne électorale officielle pour le référendum du 8 novembre
est ouverte et 107 462 électeurs seront appelés à voter. Composée de quatre
magistrats, une commission de contrôle de l'organisation et du déroulement
de la consultation veille à la régularité de la mise au point des listes
électorales et supervise la campagne électorale. Elle veillera également au
bon déroulement du scrutin, avec l'aide d'une trentaine de délégués.
L'organisation du référendum est prête. Les copies des accords de Nouméa
qui seront distribuées au publique, les bulletins de vote, les affiches -600
exemplaires par parti-, les circulaires et les brochures des différents partis ont
été regroupées à l'ancienne salle des douanes
Social : les conditions d'une normalisation de la situation sont réunies à RFO,
a estimé le directeur général de la chaîne Maxime LEFÈBVRE. L'ensemble
des reclassements obtenus par les grévistes représente pour RFO un surcoût
d'environ 3 millions métropolitains par an. Il a précisé que le budget annuel de
RFO Nouvelle Calédonie, qui s'élève à 71.5 millions, va évoluer normalement,
comme celui des autres stations, c'est à dire dans les normes fixées par les
autorités de tutelle. Enfin le directeur général de RFO a indiqué qu'il allait
instruire à Paris le dossier de la station de Wallis et Futuna, dont le personnel
local refuse depuis le 01 octobre la nomination de Jean Claude ARGENTIN
comme directeur régional, notamment parce qu'il n'aurait pas respecté les
spécificités culturelles locales au cours d'un précédent séjour.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Social : plusieurs syndicats affiliés à la CSIP dépose des préavis de grève à la
mairie de Papeete, Mobil, Total, et SHRT.
Mardi 20/10/98
Politique : l'assemblée de la Province des Îles s'est finalement réunie et le
projet du futur centre commercial de Wé par des commerçants de Dozip, d'un
coût de 95 millions CPF, a reçu un avis favorable mais les 60 % de
subventions demandées font que le dossier sera de nouveau examiné lors de
la prochaine assemblée. Les élus ont également accordé une subvention de
23 millions CFP pour la réhabilitation d'une boulangerie semi professionnelle.
Par contre, l'assemblée a rejeté la proposition de porter à 186 millions CFP la
subvention de la Compagnie Maritime des Îles car rien de justifie une telle
augmentation de la dépense.
Les responsables des aires coutumières, à l'exception des celles de Iaii et de
Paici Camuki, se sont réunis au siège du Conseil Coutumier à Nouville. Ils ont
pris connaissance de l'arrêté du délégué du gouvernement prenant acte du
nouveau bureau présidé par Félix POINDI.
Bernard GRASSET, député socialiste de Charente Maritime et haut
commissaire de 1989 à 1991, est sur le territoire accompagné, entre autres,
de Jean François MERLE, l'ancien conseiller de Michel ROCARD lorsquil était
Premier ministre. Cette délégation restera sur place jusquau 30 octobre avec
lintention de rencontrer le plus de monde possible. Nous venons dire tous les
espoirs que nous plaçons dans lapprobation massive de la part des
Calédoniens lors du scrutin du 8 novembre, avec, je lespère, un minimum
dabstentions. Cette délégation doit également se rendre à Wallis et Futuna
du 26 au 29 octobre.
Social : un arrêté du président de la Province Nord ordonne la réouverture de
l'internat de Houaïlou, un protocole d'accord ayant été signé après un long
conflit entre la province et les familles des tribus environnantes.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : le député Émile VERNAUDON a quitté le groupe RPR à
l'Assemblée Nationale et devrait rejoindre les non-inscrits.
Mercredi 21/10/98
Culture : début, au centre culturel Jean Marie TJIBAOU, du festival Pacifique
Tempo qui se déroule sur quatre jours.
Mines : le tribunal de commerce de Nouméa choisi le plan de redressement
proposé par la SMSP pour la reprise de la NMC de Kouaoua plutôt que le plan
de cession de la MKM. Le jugement définitif interviendra le 02 décembre
prochain. Le projet de la SMSP permet de maintenir les emplois et l'activité sur
Kouaoua. Il propose aussi un investissement de 2.5 milliards CFP sur 03 ans.
Pour cette reprise, la SMSP était en concurrence avec un groupement de
deux petits exploitants miniers de la région de Kouaoua soutenus par la
Société Le Nickel.
Politique : un sondage SOFRES pour RFO et le quotidien les Nouvelles
calédoniennes réalisé sur 1102 personnes indique que le oui l'emporterait
avec 69 % et l'abstention attendrait 40 % mais ce sondage a été réalisé entre
le 5 et le 11 octobre, alors que tous les partis n'avaient pas encore donné leurs
consignes de vote. Pour les partisans du oui, 35 % pensent que l'accord
garanti la paix, 25 % qu'il préserve le maintien du territoire dans la
République, 16 % suivent la consigne de vote de leur parti et 12 % que cet
accord permettra l'accès à l'indépendance.
Social : l'USOENC Mines a déclenché une grève générale sur l'ensemble des
sites miniers du territoire, à laquelle s'associe l'USGC INC. Cette manifestation
est une mise en garde du syndicat aux décideurs administratifs et politiques. À
Koné, les représentants de tous les sites miniers du territoire ont été reçus par
Léopold JORÉDIÉ pour une discussion ciblée aux problèmes de la mine :
diminution des horaires, remise en cause des avantages acquis et surtout
suppression d'emplois. Le président apporte son soutien aux mineurs avec
une seule priorité : l'emploi, et contacte Jacques LAFLEUR et Dominique
BUR afin de les rencontrer dans les plus brefs délais pour régler, si possible,
le dossier de la MNC. En signe de protestation, un barrage, dressé sur le RP3
par les pro CMK et MKM, bloque l'accès aux sites miniers car aucun véhicule
n'est autorisé à passer. Solidairement, l'USOENC Métallurgie a empêché
l'accès de l'usine de Doniambo aux cadres de la SLN et a réduit la puissance
des fours de minuit à midi.
Social : de 06:00 à 13:30, une trentaine de camions, disposé sur la RT1 au
niveau de l'entrée de la mine de la Tontouta, ont effectué un barrage filtrant.
Cette opération des rouleurs de Boulouparis - Tomo est destinée à attirer
l'attention des autorités sur la situation de crise qu'ils traversent actuellement :
depuis un an, les dirigeants du cadre minier ont tiré la sonnette d'alarme en
indiquant que la crise qui se préparait allait être dure mais aucune décision n'a
été prise par l'administration. Résultat, les rouleurs ne savent pas si l'activité
minière va continuer après le mois de décembre et la survie des entreprises et
le maintien des emplois sont en jeu.
De 05:00 à 11:00, une vingtaine de personnes affiliées au SLUA a bloqué la
direction de l'OPT à Port Plaisance. Le syndicat entend mettre en garde la
direction afin qu'elle revoie à la baisse le tarif des télécommunications
intérieures et favorise l'installation de postes téléphoniques dans les tribus de
la cote Est. Le syndicat s'oppose aussi au prolongement de séjour d'un chef
de service métropolitain qui aurait compressé les effectifs.
Pas de cours pour les écoliers de Mébuet et Nécé à Maré où les instituteurs
n'ont pas travaillé pour protester contre la vétusté des locaux : toilettes
bouchées, fenêtres et portes brisés, logements inhabités faute de rénovation.
Un cahier de revendication sera déposé vendredi à la mairie de Maré.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Justice : le tribunal correctionnel de Papeete a reconnu 64 émeutiers
coupables d'avoir participé aux violences perpétrées à l'aéroport de Faaa le 6
septembre 1995 et prononcé à l'encontre de certains d'entre eux des peines
allant jusqu'à 18 mois de prison ferme. Hirohiti Tefaarere, ex-leader du
syndicat A Tia i Mua a été le plus lourdement condamné avec une peine de 3
ans dont 18 mois avec sursis, accompagnée d'une privation des droits
civiques de 5 ans.
Transport : le territoire a désormais sa compagnie aérienne internationale. Air
Tahiti Nui (TN) a ouvert officiellement son agence et son Airbus A 340 arrivera
le 14 novembre à 15:00. La compagnie desservira Los Angeles trois fois par
semaine et Tokyo deux fois (elle reprend les droits d'Air France) à partir du 20
novembre.
Jeudi 22/10/98
Mines : Max FOUCHER regrette la décision de la reprise de la MNC par la
SMSP et, de ce fait, de la création du monopole de la SMSP. Pour le président
du syndicat des rouleurs, il est regrettable que le tribunal de commerce ait
permis cette reprise par la SMSP qui contrôle directement ou indirectement
toutes les activités minières alors que cette société critiquait, il y a quelques
années, le monopole de la SLN.
L'USOENC Mines a été reçu par le délégué du gouvernement.
Politique : réunie à Nouville, l'Association des Maires de Nouvelle Calédonie
se dit globalement satisfait des accords de Nouméa et l'avant projet de loi
organique. Les 23 maires indépendantistes -sur 33- estiment que les
demandes des communes ont été prises en compte et appellent à voter oui le
08 novembre prochain.
Social : un contre-barrage, situé à quelques mètres de celui des pro CMK et
MKM, est tenu par les partisans de la SMSP.
Le personnel du dispensaire de Xépénéhé a suspendu son mouvement de
grève pour le remplacement du poste d'infirmier.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Justice : la cour dappel de Paris a confirmé la condamnation dAlexandre
LÉONTIEFF pour corruption dans laffaire de la clinique Cardella que le
tribunal correctionnel avait prononcée, le 18 novembre 1997, à savoir : trois
ans de prison dont dix huit mois ferme, 5.5 millions CFP et cinq ans de
privation de ses droits civiques. Alexandre LÉONTIEFF indique qu'il s'est
pourvu en cassation.
Oscar TÉMARU, le président du Tavini Huiraatira, a protesté devant le
ministère de la Justice à Paris, contre les jugements rendus à l'encontre des
émeutiers de l'aéroport de Faaa. Il a qualifié de "condamnation trop lourde" la
peine de trois ans de prison dont 18 mois ferme infligée à Hirohiti Tefaarere,
ex-leader du syndicat A Tia i Mua. Le leader indépendantiste a expliqué que,
pour cette raison, il avait renoncé la veille à rencontrer Jean Jack
QUEYRANNE, qui devait le recevoir pour la première fois. Oscar TÉMARU
était accompagné du député Émile VERNAUDON. Tous les deux ont annoncé
leur volonté de "former une opposition solide contre Gaston FLOSSE", le
président du gouvernement territorial.
Vendredi 23/10/98
Économie : l'ADÉCAL a tenu son conseil d'administration et maintenu Léopold
JORÉDIÉ à sa présidence, Nidoish NAISSELINE premier vice-président, et
Pierre BRETEGNIER second vice-président. Le trésorier est le délégué du
gouvernement qui est secondé par le président du Congrès.
Politique : le 23 éme congrès du PALIKA se déroule à Gatope où, devant 150
délégués, Paul NÉAOUTYNE a signifié que le parti doit afficher un oui
catégorique car c'est le plan de la construction de l'indépendance. Le
président de PALIKA prône la création d'un état qui soit pluri-éthnique et multi-
culturel : "notre pays a vocation à l'indépendance ... et maintenant que notre
combat a porté ses fruits, que les gens nous prennent en considération, la
prise en compte des autres citoyens qui veulent vivre avec nous ne nous pose
pas de problème à partir du moment où il n'y a pas d'exclusion.
Le Mouvement Pour la France estime que les accords de Nouméa contiennent
des inégalités et conduisent à l'indépendance et le non restera sa ligne de
conduite pour le référendum. Pour Claude SARRAN, il y a des inégalités
ethniques car il n'y a reconnaissance que du peuple kanak, les autres étant
assimilées à des communautés, des inégalités institutionnelles par la mise en
place d'un sénat coutumier réservé aux mélanésiens, des inégalités sociales
que subiront les femmes mélanésiennes en raison de la prise en compte de la
coutume et les inégalités dans la distribution des terres dont le lien à la terre
n'est reconnu qu'aux mélanésiens. Le parti a déposé un recours auprès du
Conseil d'État afin d'annuler le référendum.
Enfin, Jacques LAFLEUR, devant une assemblée de quelque deux cents
responsables de PME-PMI et commerçants, a précisé que le référendum du
08 novembre nest pas une consultation comme les autres. Cest un vote qui
engage lavenir de chaque Calédonien, décidé à tendre la main aux autres,
pour construire ensemble et dans la paix la Calédonie de 2019.
L'Assemblée Nationale a adopté le budget de l'Outre Mer pour 1999, qui
s'élève à 5.594 milliards métropolitains, en hausse de 7% par rapport à
l'exercice 1998. "Les priorités du budget restent l'emploi, l'insertion, le
logement social et, bien évidemment, le soutien au développement
économique", a déclaré Jean Jack QUEYRANNE.
Dans un entretien à l'hebdomadaire Paris Match, Pierre MESSMER estime
que les primes spéciales du temps des vieilles colonies ont été conservées,
bien qu'elles ne soient plus justifiées. Les abus doivent être corrigés petit à
petit sous peine daboutir à une crise très grave.
Samedi 24/10/98
Politique : de nombreuses réunions ont lieu ce week end à Koné et ses
environs. Lors de l'assemblée générale du DECA qui se déroule à Koné,
Robert FROUIN a appelé ses militants à "un non suffisamment massif pour
que la copie de l'accord soit revue", car il estime que ce l'on propose aux
Calédoniens est "une duperie" et "une auberge espagnole". Par contre, Delin
WEMA a indiqué qu'il faisait "confiance à l'intelligence et au discernement des
Calédoniens de toutes origines pour se retrouver autour de ce qui est
essentiel", et qu'il les appelait donc à voter oui.
Par ailleurs, le 17 ème congrès du LKS s'est ouvert à la tribu de Tiaoué avec
comme mots d'ordre : rechercher l'unité et être à l'écoute de la base car les dix
années des accords de Matignon ont creusé le fossé entre les élus et la
population. Le parti se prononce pour un oui inconditionnel aux accords de
Nouméa mais émet quelques réserves sur l'avant projet de loi organique. Les
responsables et militants du parti de Nidoish NAISSELINE ont accueilli le
FLNKS, la FCCI et le comité de lutte de Gossanah.
À Nouméa, les femmes représentent 17 500 électrices contre 15 700 hommes
et plus de 50 % des inscrits sur le territoire. C'est pour les informer que les
militantes RPCR débattent sur les accords de Nouméa dans le cadre de cinq
ateliers ayant pour thèmes : la citoyenneté, la coutume, l'éducation, l'emploi et
les futurs institutions. Cette rencontre de femmes a réuni plus de 350
participantes qui se posaient des questions concrètes telles que qu'est ce que
la citoyenneté calédonienne, quelle évolution des droits pour la femme
mélanésienne, quel programme scolaire pour le primaire, les accords
amélioreront-ils l'emploi des jeunes ... Cette réunion a été clôturée par un
discours de Jacques LAFLEUR.
Enfin, une réunion de l'information de l'UNCT s'est déroulée à la tribu de
Hnyimëhë à Ouvéa et le RDO a rencontré les représentants socialistes au
parc Fayard à Dumbéa.
Santé : un médecin privé s'installe pour la première fois aux Îles Loyauté.
L'ancien médecin chef du centre médical de Wé, contesté par les coutumiers
du district de Gaïtcha, a choisi d'exercer à Luécila : cela fait neuf années qu'il
officie à Lifou.
Social : blocages sur le port de Nouméa et sur laéroport de Tontouta sur fond
de querelles syndicales.
Dimanche 25/10/98
Sport : au Receiving, début des qualifications du tournoi international de tennis
avec près de 70 jeunes de 13 et 14 ans originaires d'Australie, d'Espagne, du
Japon, de métropole, de Nouvelle Zélande et du territoire.
Lundi 26/10/98
Économie : la direction de la Société Générale a annoncé l'ouverture de
négociations pour l'acquisition des activités du groupe australien Westpac
Banking Corporation en Nouvelle Calédonie et en Polynésie Française. Un
audit devrait être mené auprès des différentes succursales des deux territoires
et les comités d'entreprise des deux établissements devraient être consultés
au cours du mois de novembre. Très présente dans le bassin Pacifique, la
Westpac s'est implantée dans les TOM au début des années 1980 en
rachetant les activités d'Indosuez. Une fois menée à terme, cette transaction
limitera le paysage bancaire polynésien à trois établissements : la Banque de
Polynésie (groupe Société Générale), la Banque de Tahiti (groupe Bank of
Hawaii) et la Socredo (Société de Crédit et de Développement Outre Mer)
dont le capital est constitué par le territoire et l'État à travers notamment la
Caisse française de développement et la BNP.
Politique : l'Union Calédonienne était réunie vendredi et samedi son congrès à
Bourail. L'UC, dont les travaux se sont déroulés à huisclos, a réaffirmé son
choix du oui au référendum. L'UC renouvellera également son bureau et le
président sortant, Bernard LEPEU conserve le siège qu'il occupe depuis deux
ans. L'arrivée à la tête du plus ancien parti du territoire de Bernard LEPEU et
de ses amis avait marqué, fin 96, une certaine radicalisation de l'UC
notamment sur la question minière.
Réfugiés : six des clandestins, tous de jeunes hommes, ont entamé une grève
de la faim dans l'indifférence quasi-générale, pour appuyer leur demande de
retour en Chine. Soutenue auprès de l'ambassade de Chine à Paris par les
autorités françaises, cette demande n'a pas encore reçu de réponse. Les
autres boat-people, dont une vingtaine d'enfants scolarisés, vivent dans des
familles d'accueil réparties sur tout le territoire, en attendant que leur situation
administrative soit réglée. Il faut pour cela que soient étendues au territoire par
décret les compétences de l'OFPRA. Depuis septembre, des crédits pour des
prestations sociales et sanitaires d'un montant d'un million métropolitains ont
été débloqués pour eux par Paris. Par le canal du collectif d'urgence
humanitaire, les familles d'accueil touchent désormais une aide, tandis que la
délégation locale de Médecins du monde assure le suivi médical. La petite fille
née pendant la traversée n'est plus la benjamine du groupe, puisque trois
nouveaux bébés sont arrivés.
Jeudi 29/10/98
WALLIS ET FUTUNA
La station de RFO fonctionne de façon autonome et sans aucune direction,
après que l'ensemble des personnels locaux interdisait l'accès de leurs
bureaux au responsable technique et au rédacteur en chef. "Nous sommes
exclus du fonctionnement des services et les personnels font depuis jeudi leur
propre radio et télévision", a précisé à l'AFP Philippe VOISIN, le rédacteur en
chef. 32 salariés de la station sur 35, tous Futuniens et Wallisiens, entendent
ainsi faire pression sur leur direction générale à Paris pour obtenir l'indexation
à 2.05 de leurs salaires, comme certains fonctionnaires d'État travaillant sur le
Territoire. Les protestataires avaient écrit le 23 octobre dernier au président de
RFO Jean Marie CAVADA pour rappeler leur demande d'une montée
progressive de l'indice de correction de leurs salaires à partir du 1er janvier
dernier, faute de quoi ils annonçaient "l'exclusion" des deux cadres de la
station. Les mêmes personnels refusent depuis le 1er octobre dernier la
nomination de Jean Claude ARGENTIN comme directeur régional, et lui ont
interdit l'accès à son bureau, son logement et sa voiture de fonction. Ils lui
reprochent de ne pas posséder "les compétences nécessaires" et d'avoir, lors
d'un précédent séjour où il occupait les mêmes fonctions, "refusé de s'intégrer
aux spécificités locales, n'acceptant par exemple jamais d'assister aux fêtes
coutumières".
Vendredi 30/10/98
Politique : le Conseil d'État a reconnu la légalité du décret organisant le
référendum du 8 novembre sur l'avenir institutionnel du territoire. L'autorité
avait été saisie par des particuliers domiciliés en sur le territoire et une
"association de défense du droit de vote". Ils contestaient notamment "les
dispositions du décret qui prévoient que pour participer à la consultation du 8
novembre, les électeurs doivent avoir leur domicile en Nouvelle Calédonie
depuis le 6 novembre 1 988", précise le communiqué. Le Conseil note que le
décret ne fait que reprendre sur ce point "les dispositions de la loi du 9
novembre 1988, à laquelle se réfère expressément l'article 76 de la
Constitution, issu de la révision de la Constitution du 20 juillet 1998". "Les
dispositions de la loi de 1988 ont ainsi acquis valeur constitutionnelle",
indique-t-il.
L'USOENC appelle les Calédoniens à voter oui à l'issue de son 17ème
congrès tenu à Nouméa. "Les Calédoniens ne doivent plus se comporter
comme des enfants gâtés. Ils doivent prendre cette main tendue par l'État et le
gouvernement, et voter massivement pour le oui", a déclaré Gaston HMEUN,
secrétaire général sortant. "La réussite de l'accord dépend de la place qui sera
faite à la société civile et notamment aux acteurs sociaux", estime le syndicat
dans un tract qui sera distribué dans les entreprises la semaine prochaine. Le
nouveau secrétaire général Didier GUÉNANT, 45 ans, était jusqu'à présent
secrétaire général adjoint de la section métallurgie mines, principal secteur
d'activité calédonien, où ce syndicat est majoritaire.
Le président de l'Union Calédonienne renouvelle son appel pour un oui massif
au référendum lors du discours d'ouverture du 29ème congrès du parti à
Bourail. "Que l'accord de Nouméa ne nous fasse pas perdre de vue l'objectif
final de notre combat : l'indépendance de notre pays", a expliqué Bernard
LEPEU devant environ 400 responsables et militants de l'UC, parmi lesquels
Roch WAMYTAN. "L'accord de Nouméa n'est pas une fin en soi : il n'est
qu'une étape supplémentaire qui nous mène à la pleine souveraineté. Le
combat n'est donc pas fini. Car au-delà des discours ou des écrits, c'est
l'action politique, le travail et la mobilisation de tous les jours qui nous
permettront d'inscrire, dans les faits, cet accord". Au début de son discours,
Bernard LEPEU a rappelé les grandes étapes de la vie du parti, et notamment
le congrès de 1977, tenu lui aussi à BOURAIL, au cours duquel les militants
avaient abandonné l'idée d'autonomie pour l'option indépendantiste.
POLYNÉSIE FRANÇAISE
Politique : la Cour d'appel de Paris a modifié les peines infligées le 25 mai
1997 par le Tribunal correctionnel de Paris pour un faux en écriture commis
par Me Marcel LEJEUNE, 80 ans, notaire à Papeete et Daniel SALMON, 53
ans, greffier en chef du Tribunal de première instance de Papeete. La Cour
maintient la peine de 2 ans d'emprisonnement avec sursis et 200 000 francs
métropolitains d'amende pour Me LEJEUNE mais elle supprime la privation
des droits civiques prononcée pour 5 ans par le Tribunal. En revanche, M.
SALMON, qui était condamné à 15 000 francs d'amende, est désormais
condamné à 3 mois d'emprisonnement avec sursis et 15 000 francs d'amende.
Il leur était reproché d'avoir volontairement mentionné des inexactitudes dans
la rédaction d'un acte de vente.