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TETRIS

On n'a jamais fait plus simple que Tetris, ni plus efficace non plus. Et pourtant, il n'est plus tout jeune ce jeu.
Commençons donc par un petit cours d'histoire.

En 1985, un russe, Alexey Pazhitnov, du centre informatique de l'académie des sciences de Moscou, invente un petit jeu tout simple : Tetris était né.
Le jeu est porté sur PC IBM et petit à petit, le jeu se répand à travers Moscou. Il atteint finalement les bureaux de quelques programmeurs hongrois qui l'adapterons sur Commodore C64 et Apple II (les machines les plus populaires de l'époque).
Robert Stein, le président d'une société de logiciels tombe un jour sur ces versions. Il décide d'aller voir son inventeur afin d'en acquérir les droits mais avant même de se rendre à Moscou, il revend ces droits pour tous les ordinateurs.
Puis, il se rend à Moscou pour signer les contrats mais Pazhitnov refuse.
Il essaye alors de faire croire qu'il a la paternité de ce jeu mais doit abandonner après que CBS accorde une interview à son véritable "papa".
Les imbroglios vont ensuite se succéder à une vitesse folle car le succès venant (Tetris atteint rapidement la tête des ventes de jeu), chacun essaye de s'arracher une part du gâteau et revend des droits qu'ils n'ont pas vraiment.
En 1989, Nintendo finit le développement de sa GameBoy et cherche à acquérir les droits de ce jeu. Comprenant rapidement que Stein ne les a pas, ils vont directement à Moscou où ils traiteront avec les Russes qui leur accordent les droits pour toute console portable.
Nintendo sera le véritable gagnant de cette histoire. Tetris connaitra un succès phénoménal sur cette console et aidera à faire de la GameBoy la console la plus vendue au monde même 10 ans après sa sortie.
Pazhitnov, lui, de son côté, n'aura quasiment pas gagné un centime grâce à son invention.

Cette petite partie historique terminée, essayons de revenir sur ce jeu qui a pu créer un tel engouement.
Son principe est simple, très simple : des formes géométriques tombent depuis le haut de l'écran et le joueur doit s'arranger pour les faire tourner et les déplacer afin qu'elles forment des lignes complètes qui disparaîtront. Bien sûr, plus on a réussi de ligne et plus le jeu prendra de la vitesse, nous obligeant à réfléchir toujours plus vite.
Son principe est donc très simple et pourtant, à l'usage, c'est diabolique. Une fois qu'on est rentré dans l'engrenage, on ne peut plus en sortir. On fait une partie, puis une autre, puis une suivante, essayant à chaque fois de battre son meilleur score.
L'adapation sur GameBoy est en plus la plus judicieuse car ce jeu est l'un des meilleurs passe-temps, idéal pour les grands voyages ou les files d'attente.

Graphiquement, il est très sommaire : c'est simple, dépouillé mais cela nous permet de gagner en visibilité.
La musique, elle, est enivrante.
Maintes fois copié, il n'est pas près d'être égalé.
Un conseil, si vous ne le connaissez pas, n'essayez pas d'y jouer, vous ne pourrez plus décrocher.