famille CAMOIN à Martigues CAMOUIN CHOQUET

 Les CAMOIN de Martigues

  • Les CAMOIN Meuniers et Maîtres Meunier de Martigues

Un des premiers CAMOIN qui est à l'origine d'une grande descendance sur Martigues est Antoine CAMOUIN (Descendance complète format texte, format html) né vers 1650 et décédé le 23 Mars 1725 à l'age de 75 ans à La Couronne quartier rural de Martigues (Bouches du Rhône). Antoine est d'origine de Marseille fils de André CAMOIN et de Catherine AURIOL. Il était domicilié à La Couronne et avait la profession de Meunier et a épousé Anne CHOQUET vers 1675. Anne est né vers 1660 et elle est décédé le 8 Août 1718 à l'age d'environ 58 ans à La Couronne. (Source: André CAMOIN auteur du livre "La couronne, Carro, Regard sur le passé").
Le moulin à vent de la Couronne est semble t'il le plus ancien de la région (voir photo du moulin actuel ci contre). Dans la région, il a été recensé trois moulin au début du 18e siècle à la Couronne, sur la colline de "l'avantagi" et au quartier des Auffans. Le moulin de la Couronne occupe le nord du village en bordure de la rue du Moulin. La tour a été intégrée dans une habitation (photo ci-dessus). L'emplacement des moulins était choisi en fonction du meilleur vent possible, à la Couronne il y a environ 200 jours par an de vent. Le moulin à vent de La Couronne était la propriété d'Eloy ACHARD de Martigues et à été donné moyennant rente à Antoine CAMOIN en 1676. En effet en 1676, Eloy ACHARD arrente son moulin de la couronne et des petits morceaux de terre proches de l'église à Antoine CAMOIN.

 

Etat actuel du mulin à vent de la Couronne
Photo: L. Camoin)

Antoine a reçu également divers outils pour apprêter les meules. La rente annuelle est de huit charges et demi de blé de mouture pour une durée de cinq années. CAMOIN pourra résilier la première année ou en cas de peste. Par la suite Antoine devenu maître meunier fera l'acquisition du moulin à vent et il restera longtemps la propriété héréditaire de la famille CAMOIN. En 1724, Antoine lègue à son fils Joseph le moulin à vent qu'il possède à Carry et celui de la Couronne ira à Pierre son autre fils. Ce dernier le transmettra à son propre fils Jean-Louis. En 1789, Jean Louis, malade, dicte au notaire ses dernières volontés. Pour que le moulin reste dans la famille, c'est son fils ayant des enfants mâles qui héritera du moulin. En 1822, c'est Jean-Baptiste CAMOIN qui possède le moulin avec tous ses engins. En 1845, le moulin devient la propriété d'Pierre Aymé CAMOIN. En 1850, la concurrence est forte avec les moulins à vapeur et les moulins hydrauliques. Ces derniers s'installent au bord du nouveau canal qui transporte dorénavant l'eau de la Durance vers Marseille. De nombreux moulins utilisant la force éolienne ne tourne plus et s'arètent peu à peu. Malgré cela, en 1860, Pierre Aymé CAMOIN utilise toujours le moulin de la Couronne. Mais la disparition progréssive des mouins à vent est inexorable, il sera le dernier des meuniers de la Couronne. Dans la descendance d'Antoine, il y a six générations de maître meunier, le dernier Pierre Aymé CAMOIN est décédé à la fin du 19e siècle à Martigues. Ci-dessous le tableau généalogique des meuniers et Maître meunier de cette famille. Sur fond bleu, les six générations de CAMOIN qui se sont succédé es au Moulin à vent de la Couronne pendant deux siècles.

Sources:
- André CAMOIN (1986) La Couronne Carro, Regards sur le Passé. Editions les Bardes - Saint-Raphaël - 83700
- Reflets d'octobre 1986, le magazine 'information de la ville de Martigues

 

 

 Camoin Victor M. A. (16) en habits de premier prud'homme de Martigues vers 1930
  • Descendance complète d'Antoine CAMOUIN (°1650-+1725) x Anne CHOQUET:  format texte
  • Descendance complète d'André CAMOIN et Catherine AURIOL format html

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dernière mise à Jour le 3 Décembre 2000
© Camoin Septembre 1997