Activités prévues / Rôle des participants
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Cap au large voudrait aller plus loin, au sens propre comme au figuré. Tous les usagers (valides ou non) et les éducateurs ayant participé à une de nos activités ont été enthousiasmés. La seule ombre au tableau est la trop courte durée des séjours, imposée par le manque de confort, d'équipement et d'accessibilité de nos bateaux.
Les éducateurs ont bien souvent regretté de ne pouvoir pousser plus loin leur démarche thérapeutique ou pédagogique auprès de leurs 'marins-patients', qu'ils soient handicapés physiques, mentaux ou sociaux.
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Les nombreux effets bénéfiques de la vie en communauté dans un espace restreint et dans un milieu plus ou moins hostile commencent tout juste à se faire ressentir en fin de croisière. Qu'en serait-il avec des voyages de plusieurs semaines ou plusieurs mois vers les îles Canaries, La Grèce, l'Afrique, l'Amérique du sud ? Tous les éducateurs spécialisés et les thérapeutes interrogés se sont montrés unanimes : des croisières plus longues, sur un voilier adapté et à destination 'lointaine' permettront de contribuer plus efficacement au travail effectué par les centres spécialisés. Plus qu'une contribution, la voile se révèle complémentaire et propose des axes de travail logiques en mer parfois difficiles ou impossibles à aborder dans la vie habituelle. |
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Pour réaliser correctement cette nouvelle activité, il faut travailler dans de bonnes conditions. Pas question, donc, de partir sur les Sélections, nos deux voiliers actuels, adaptés à la croisière côtière. (Ce qui priverait d'ailleurs les usagers locaux). Les différentes expériences et les réflexions qui en ont découlées montrent qu'un voilier bien aménagé de 16 mètres serait idéal pour le projet.
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Intégration ou réintégration sociale : La vie à bord d'un espace restreint tel qu'un voilier au sein d'un milieu hostile tel que l'océan permet d'apprendre ou de réapprendre les règles qui régissent les rapports sociaux. Solidarité, respect de soi et d'autrui, écoute, partage sont des valeurs qui resteront acquises et serviront aux personnes ayant vécu le voyage, comme un tremplin vers la vie sociale à terre.
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Ouverture au monde extérieur : : N'oublions pas que le projet s'articule autour d'un voyage au long cours qui impliquera nécessairement de nombreuses escales. Il en découlera de multiples rencontres avec des pays, des autochtones, des cultures éloignées. Outre le but éducatif de ce projet, un but humanitaire est tout à fait adapté à un tel périple. Les diverses expériences vécues et les rôles des jeunes dans ce projet créeront certainement une ouverture sur le monde bien différente.
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Plus qu'une simple croisière, ce type de voyage (3 semaines à un mois) est un véritable défi personnel que vont relever chacun des participants :
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Le dépassement de soi : La voile est une activité sportive qui à ce titre mobilise les aptitudes physiques propres à chacun. Comme dans tout apprentissage, l'objectif ultime est d'atteindre l'autonomie. C'est dans cette logique que, suivant les handicaps, les personnes vont progressivement passer du stade 'centré sur soi-même' au stade 'centré sur la marche du navire' pour enfin atteindre le stade de 'centré sur l'environnement' qui traduit cette autonomie.
La pratique de la voile, outil de rééducation : La pratique de la voile nécessite des qualités physiques et psycho-comportementales utilisables pour la rééducation. Etablir un plan de navigation, un suivi de navigation ou donner des consignes de route mobilisent l'attention, la concentration, la mémorisation et demande des capacités de communication. Barrer, régler une voile, manoeuvrer un winch ou se tenir en équilibre contribuent au travail de kinésithérapie, d'ergothérapie et de psychomotricité. |
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Ces croisières s'offrent comme un moyen d'évasion et de changement radical de mode de vie.
Les expériences vécues jusqu'à présent avec ce public ont révélé des changements ponctuels de comportements. En effet, certains vont porter un intérêt particulier aux nouvelles notions d'équilibre que leur impose une navigation à la voile, alors que d'autres vont se concentrer sur une action précise afin de l'enregistrer pour la renouveler sans assistance. Dans tous les cas et parmi une large variété de handicaps mentaux, nous pouvons observer une attention particulière souvent difficile à déclencher habituellement.
Le voilier offre de multiples sensations telles que la vitesse, la gîte, le déséquilibre et ponctuellement le mal de mer. L'environnement offre des éléments très variés et très variables (météorologiquement parlant) ou des rencontres avec des mammifères marins toujours aussi enchanteurs. Tous ces éléments, qu'ils soient liés au voilier ou à l'environnement, sont autant de stimuli qui vont aider les participants à sortir de la solitude psychologique qu'ils peuvent vivre, et à porter une attention plus ciblée au monde qui s'offre à eux.
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Qu'il s'agisse d'une réflexion sur soi-même, d'une évolution de l'esprit, d'une progression personnelle vers l'autonomie, de la prise de responsabilité, de l'effort physique, du travail de concentration et de compréhension, la voile demande un apprentissage sérieux et impose des conditions de vie différentes mêlant la sociabilité et la solidarité. |
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Les différents rôles cités ci-dessus sont incontournables au sein d'un équipage au long cours. Néanmoins, l'objectif final de ce type de séjour n'est pas de devenir le meilleur marin du monde mais bien de réaliser un travail personnel de réflexion, d'analyse et de projet de vie. C'est au travers des navigations , des expériences imposées par les conditions rencontrées, des contacts qu'ils établiront avec les différentes cultures et des missions qui leur seront confiées, qu'ils parviendront à effectuer ce travail. |
Une mission importante leur sera confié dans le but de passer du statut 'a besoin d'aide' au statut 'j'aide les autres'. Cette mission sera d'accomplir un objectif humanitaire. Cet objectif dépend des pays visités et des gens rencontrés. Les idées sont nombreuses mais cette mission découlera d'une réflexion commune entre les membres de Cap au Large, les personnes effectuant le voyage, et les autorités compétentes.