








Mes ancêtres
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Mise à jour le 25 juin 2002
Une page d'histoire sur chacun de ces pionniers de la première heure en Nouvelle-France.
Nicolas Bachan dit Vertefeuille
Mathurin Colin dit Laliberté
Pierre Chicoine
Jacques Lehoux
Liens vers d'autres pionniers présents dans mes ancêtres.
Nicolas Bachan dit Vertefeuille, né à St-Clou, archevêché de Paris, vers 1667, fait partie des 131 immigrants venus de l'Ile-de-France entre 1680 et 1700. Il était le fils de Nicolas, charpentier et Marie Pinson. Le premier document, attestant de sa présence en Nouvelle-France, est son contrat de mariage avec Anne Lamoureux passé devant le notaire Michel Moreau le 13 février 1692. Anne Lamoureux, fille de Louis Lamoureux et Françoise Boivin n'avait que treize ans et demi à la signature du contrat, de sorte que la cérémonie religieuse eu lieu dix mois plus tard, le 4 décembre 1692 à Boucherville.
Selon toute probabilité, Nicolas serait arrivé en Nouvelle-France, comme troupier des compagnies franche de la marine qui accompagnaientt le nouveau gouverneur, le marquis de Denonville, en 1685. Il avait alors 18 ans, l'âge minimum pour s'enroler comme soldats. Denonville reçu les instructions de son départ pour la Nouvelle-France directement du roi, Louis XIV et de son ministre de la marine, Seignelay le 17 ou 19 mars 1685, à Versailles. Il est fort probable que le recrutement des soldats ait débuté dans la région Parisienne.
Le contrat de service était alors de 6 ans. Nicolas Bachan aurait donc été libéré de l'armée à la fin de 1691. À l'époque, les sodats passaient l'hiver chez les habitants du pays et reprenaient leur service militaire le printemps venu. C'est probablement lors d'un de ces hivers passées chez Louis Lamoureux qu'il fit la connaissance de Anne qu'il épousa en 1692.
Anne recevra, de son père Louis Lamoureux, un sixième de l'Île Ste-Marguerite, faisant partie des Iles Percées de la seigneurie du Cap de Varennes, le 7 août 1694. Ce n'est qu'en 1707, alors que la famille compte 5 enfants, que Nicolas louera une terre de Louis Lamoureux, pour cinq ans moyennant les cens et rentes, plus 200 livres par année.
Un sixième enfant, Jean Baptiste naîtra le 28 février 1709, un mois avant le décès de Nicolas, qui sera inhumé au cimetière de la paroisse de Ste-Famille de Boucherville, le 27 février 1709 à l'âge de 42 ans. Anne Lamoureux lui survivra plus de 48 ans sans se remarier, bien qu'elle n'ait que 31 ans avec 6 enfants dont l'aîné a 15 ans; elle décède le 15 juillet 1757 et est inhumée le 16, dans le cimetière de Boucherville.
Anne Lamoureux saura bien se débrouiller puisque quatre de ses fils déclarent posséder plusieurs terres au moment de leur mariage. Un des fils, François décèdera à l'âge de 20 ans, alors qu'il était déjà locataire d'une terre à l'Île Ste-Marguerite. Madeleine, la seule fille du couple, épousera Paul Christin, maître cordonnier.
Le fils aîné, Nicolas, s'établira à Lachenaie, Jean (Baptiste) à Boucherville, Joseph à Verchères. Et le dernier fils, (Jean) Baptiste, fera souche à l'Assomption.
Mathurin Colin est né en 1639 à Riolo, commune de Guilliers, dans le canton de la Trinité Porhoët, arrondissement de Vannes, département du Morbihan en Bretagne situé à l'ouest de Rennes. Mathurin est envoyé en Nouvelle-France avec le régiment de Carignan-Salières comme soldat dans la compagnie de St-Ours, commandée par le capitaine Pierre de St-Ours.
La compagnie de St-Ours prend place sur le bateau, le Justice, transportant le régiment en Nouvelle-France. Le Justice prend la mer, le 24 mai 1665, avec le St-Sébastien. La traversée sera longue et pénible puisque 20 soldats trouveront la mort au cours du voyage et que 130 seront hospitalisés à leur arrivée à Québec, le 12 septembre 1665, après 110 jours en mer.
Au lendemain de leur arrivée, un détachement du régiment est envoyé à Trois-Rivières afin d'accueillir le Vice-Roi, le Marquis de Tracy qui arrivera le 30 juin, par le Brèse, d'une expédition militaire aux Antilles. La première expédition de la cie de St-Ours les conduira jusqu'au lac Champlain (Venise), où leur bateau s'enlisera et les forcera à passer l'hiver dans la région. La fièvre et la maladie emporteront plusieurs membres de l'expédition.
Une fois le régiment démobilisé, Mathurin suivra son capitaine sur le territoire concédé officiellement à Pierre de St-Ours par l'Intendant Talon en 1672. Mathurin y obtiendra une concession qu'il agrandira avec l'achat de la concession voisine appartenant à Charles Desmarets.
Mathurin prendra pour épouse Jacqueline Labbé en 1669 à St-Ours; deux enfants naîtront pendant son séjour à cet endroit, jusqu'en 1676. À cette époque, il déménagera à Longueuil où il obtiendra une concession de M. de Longueuil, en 1695. Au recensement de 1681, les Colin possèdent 3 arpents de terre en valeur et une vache. Est-ce à cause du peu d'intérêt pour la terre ou le peu de revenu tiré de la terre que Mathurin exerce le métier de maçon? Lorsque les revenus et le nécessaire pour nourrir la famille ne viennent pas de la terre, il est fréquent de pratiquer un autre métier pour améliorer sa condition.
Il recevra une concession de M. Le Moyne pour sa contribution à l'ouverture du chemin de Chambly.
Mathurin et Jacqueline auront 12 enfants dont 8 survivront. Mathurin décède le 14 avril 1708 à l'Hôtel-Dieu de Montréal et Jacqueline lui survivra jusqu'au 1er novembre 1721; ils seront inhumés en la paroisse Notre-Dame de Montréal.
Source: Michel Laliberté, Colin dit Laliberté, 25 mai 1991.
Les Chicoine d'Amérique du Nord viendraient de deux familles souches. La plus ancienne et la plus nombreuse est issue de Pierre Chicoine et Madeleine Chrestien établis à Verchères. L'autre, de Jean Chicoine marié à Marie Baudot établis à Barachois, aujourd'hui St-Pierre-de-la Malbaie en Gaspésie, près de 100 ans plus tard.
Pierre Chicoine, fils de Gilles Chicoisne et Perrine Boissaubert, de Channay-sur-Lathan, commune de l'ancienne province de Touraine, aujourd'hui Indre-et-Loire, située à quelques kilomètres au Nord-Ouest de Tours, arrive en Nouvelle-France à 23 ans le 1er février 1663. Il est engagé dans la garnison de l'Ile de Montréal, commandée par le major Zacharie Dupuis, dans la 15e escouade du caporal Pierre de Lugérat dit Desmoulins.
À la fin de son contrat d'engagement, Pierre décide de toute évidence de demeurer en Nouvelle-France, puisqu'il est recensé en 1666 comme domestique de Mathurin Langevin, un compagnon d'armes, fort probablement, en attendant d'obtenir une concession tel qu'il en est coutume à l'époque pour ceux qui demeurent au Pays. C'est ainsi qu'il reçoit de Gabriel Souart, mandataire des seigneurs de Montréal, le 26 juillet 1666 à la Côte St-François, aujourd'hui Longue-Pointe, une terre de 2 arpents de front sur le fleuve.
Il revendra cette terre le 15 janvier 1668, à Pierre Lorrain pour aller s'établir à Longueuil dans la seigneurie que Charles Le Moyne vient d'obtenir. Pierre épousera Madeleine Chrestien, le 20 octobre 1670, à Notre-Dame de Montréal, probablement arrivée en qualité de Fille du Roi. Madeleine était la fille de Toussaint Chrestien et Françoise Bertaut de St-Eustache, Paris. Les 4 premiers enfants du couple sont nés à Longueuil alors que Pierre met en valeur sa concession.
Le 26 février 1678, Pierre Chicoine et son bon ami Pierre Boisseau se portent acquéreurs de chaque moitié de la seigneurie de Vitré sous le nom de fief de Bellevue, sise entre Contrecoeur et Verchères. Cette seigneurie mesurant un lieu par un lieu (un lieu est environ 40 arpents), avait été concédé à Charles Denys de Vitré par l'intendant Talon. Un an plus tard, le 16 mars 1679, Pierre vendra sa terre de Longueuil de 80 arpents, dont 10 en valeur à Charles Le Moyne.
Au recensement de 1681, Verchères compte 12 familles et 59 habitants dont les Chicoine qui ont maintenant 5 enfants. Trois autres verront le jour dans le fief de Bellevue, parfois appelé seigneurie Chicoine. Le 15 août 1688, l'ancêtre Chicoine acquiert des religieuses Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal un terrain pour y construire deux maisons sur la rue St-Jean-Baptiste, côté est, entre la rue St-Paul et la rue Notre-Dame de Montréal.
Pierre Chicoine décèdera entre le 7 avril et le 23 juillet 1692 à l'âge de 53 ans. Madeleine retournera vivre dans l'une des maisons de Montréal, le 28 septembre 1692, alors que le fils aîné Pierre héritera de la seigneurie de Verchères, maintenant réduite à un quart de lieu sur un lieu, une partie ayant été donnée en dot à ses soeurs, Madeleine mariée à Louis Guertin et à Marguerite, marié à Urbain Bouvier.
La veuve de Pierre, Madeleine se remariera le 19 juin 1702 à Montréal avec Louis Odet de Piercot, sieur de Bailleul, officier des troupes de la marine. Le mariage durera 7 ans, jusqu'au décès de Madeleine le 25 février 1709 où elle sera inhumée à Contrecoeur.
Six générations de Chicoine ont conservé la seigneurie jusqu'à l'abolition du régime seigneurial en 1854. Deux autres générations, ayant hérité d'une partie de l'ancien domaine seigneurial, en sont demeurées propriétaires jusqu'en 1913.
Pierre et Madeleine ont donné naissance à trois fils. La descendance de Pierre, l'aîné a gardé le nom de Chicoine, alors que la descendance du second fils, Paul, a adopté le surnom de Dozois. Le cadet, François avait adopté le surnom de La Fresnière sans toutefois laisser de postérité.
Sources: Chicoine, André, Les Chicoine d'Amérique du Nord et les Chicoisne de France 1630-1995.
Jacques Le Houx, probablement fils du tuilier, Thomas Le Houx, de la Ventrouze, commune du département de l'Orne, arrondissement de Mortagne, canton de Tourouvre dans l'ancienne province du Perche, aujourd'hui Basse-Normandie, serait arrivé en Nouvelle-France vers 1646.
Jacques Lehoux épouse, vers 1619, Marie Lemeilleur à la Ventrouze. De cette union, naquirent Madeleine et Françoise. Une fille de Madeleine, Marie Mésange vint en Nouvelle-France et s'unira à Mathurin Chabot, le 17 novembre 1661. Françoise signera un contrat d'engagement de 5 ans avec Jean Juchereau et arrivera à Québec, le 13 octobre 1651, trois ou quatres ans après son père. Elle épousera Robert Paré à Ste-Anne du Petit-Cap, le 20 octobre 1653.
Jacques épousera, en secondes noces Léonarde Chaline, le 9 février 1633, à la Ventrouze. Deux garçons naîtront de cette union, Jean et Noël. Jean, baptisé le 27 avril 1633 viendra en Nouvelle-France et assurera la descendance des Lehoux par son mariage avec une Fille du Roi, Elisabeth Drugeon, cousine de Pierre Tremblay, le 7 octobre 1659, à Québec.
Jacques s'engage dans un troisième mariage avec Jeanne Jehan, en 1643, probablement au Perche. Ce troisième mariage fut sans progéniture, mais c'est avec cette dernière qu'il émigre en Nouvelle-France entre ce dernier mariage et la fin de l'été 1647. Nous ne connaissons pas les circonstances de son voyage, avec qui, ni comment il arrive dans la colonie à l'âge de 67 ans. Il est assurément le doyen de tous les immigrants du régime Français.
Le 9 septembre 1647, nous retrouvons sa signature: un fuseau de fil ou une paire d'ailes de papillon comme témoin, avec son gendre Martin Grouvel, époux de sa belle-fille, Marguerite Aubert, fille de sa deuxième épouse, sur le contrat de mariage de Mathurin Gagnon et Françoise Goudreau.
Lorsque Nicolas Juchereau fait aveu et dénombrement de son arrière-fief, Le Chesnay, à Robert Giffard, seigneur de Beauport, le 4 avril 1659, il y déclare Jacques Lehoux comme seul vassal établi sur une terre de 20 arpents avec maison, grange et étable.
Au recensement de 1666, Jacques est déclaré, charbonnier, âgé de 86 ans et établi à Beauport avec son épouse Jeanne Jahan et un engagé, Pierre Lemieux âgé de 16 ans. En 1667, il possède 2 têtes de bétail, 8 arpents de terre défrichée et 3 valets à son service, Pierre Lemieux, Louis Leparc et Denis Avis.
En 1677, le couple Lehoux-Jahan vit à Château-Richer. Jacques décède chez sa fille Françoise à Ste-Anne de Beaupré, le 16 février 1680, il sera inhumé le lendemain à l'âge respectable de 100 ans. Jeanne sera inhumée le 11 décembre 1682, à Château-Richer.
À la septième génération, une branche transformera le nom en Houle pour des raisons encore inconnues. Nous savons que deux autres Lehoux sont venus en Nouvelle-France avant 1700.
Source: Gérard Lebel, C.S.R., Nos Ancêtres, no 9, p.111-116
Pionniers présent dans mes ancêtres
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François Blain dit Abelin
La première mention de François Abelin en Nouvelle-France est l'inscription de son nom sur la liste des confirmés du 20 mai 1668 par Mgr de Laval au fort Saint-Louis de Chambly. Nous le retrouvons également comme engagé dans le premier livre des comptes du Séminaire de Québec.
Le 3 octobre 1670, il est témoins au mariage de Julien Plumereau, maître boulanger au fort de Chambly et Jeanne Barbier. Il sera également parrain de la fille aînée de René Dumas et Marie Lelong, Françoise, le 5 février 1673.
Le 16 octobre de la même année il reçoit une concession de 80 arpents à mettre en valeur de Jacques de Chambly. En début d'année 1674, alors âgé de 28 ou 29 ans, soit le 21 janvier, il fait promesse de mariage envers Nicole Filiatreault âgée de12 ans seulement. L'arrangement fait devant les témoins Jean Gervaise et François Bailly, stipule que le futur beau-père lui promet de l'engager et de lui fournir une vache, un cochon, deux petits et douze volailles. Compte tenu du jeune âge de la future épouse, le mariage est prévu plus tard.
Entre temps François Blain s'autorise à courir les bois sans permis (congé). Activité hautement réprimée à l'époque de sorte qu'il se retrouve dans les prisons de Montréal. Son futur beau-père René Filiatrault se porta caution pour lui permettre la libération le 1er novembre 1674.
Le 20 juin 1675 il se porte acquéreur d'une ferme avec de grands bâtiments au lieu dit Saint François sur l'Île de Montréal. Était-ce en prévision de s'établir avec sa future épouse ? Le 2 juillet de la même année, il est condamné à 10 et 17 livres d'amende a payé sur le champ. Pierre de Canchy, sieur de Lerolle se porta à sa défense et lui évita d'être écroué.
Est-ce ses frasques ou son intérêt pour la future jeune épouse qui s'affaiblit, toujours est-il que le mariage prévu n'eut jamais lieu. La promise convola avec Étienne Lalande le 24 novembre 1676.
Revenu à Chambly, le 5 février 1680 il reçoit une concession de quarante arpents en superficie de Pierre de Saint-Ours commandant du fort de Chambly. Ce n'est que vingt ans plus tard que François remis ce document au notaire Adhémar.
Dans l'année 1680, son ami Julien Plumereau décéda prématurément, laissant sa veuve Jeanne Barbier avec 6 jeunes enfants. François Blain unira sa destiné avec Jeanne Barbier le 7 janvier 1681 à Contrecoeur. François ira tout probablement s'établir sur la ferme de son épouse puisqu'il vend sa terre de 80 arpents le 13 septembre 1682 et celle de 40 arpents est louée pour 5 ans le 15 octobre de la même année.
La vie conjugale sera de courte durée puisque Jeanne Barbier décéda avant le 29 octobre 1688, laissant François avec ses 6 enfants adoptifs et 4 autres nés de leur union, Suzanne, Alexandre, Louis et Pierre.
La vie sédentaire d'un tel aventurier avait probablement assez duré de sorte qu'il mit ses enfants en famille d'accueil chez la parenté et les amis. Louis Blain, âgé de 3 ans, sera pris en charge par Pierre Chantereau, bedeau, et Marie Cordier. Alexandre décéda en bas âge, Pierre sera placé chez le notaire Jean Baptiste Pothier et Étiennette Beauvais. Quatre ans plus tard Pierre est pris en charge par Marguerite Plumereau et Jean Cardinal.
François Blain s'engagera avec le grand explorateur et traiteur Nicolas Perrot qui le mènera jusqu'au Wisconsin. Cette saga dura jusqu'en 1696 où un édit supprima les congés de traite et ordonna la fermeture des postes de traites.
De retour à Montréal, le 20 novembre 1698, François Blain, âgé de 53 ans, obtient du Séminaire de Montréal une concession de 60 arpents à la Grande Ance, situé entre Lachine et Pointe-Claire. Il y vivra les 10 dernières années de sa vie.
Sa fille aînée s'unira en premières noces à Louis Limousin dit St-Louis et en secondes noces à René Lecuyer, dit Lapierre avec qui elle eut 10 enfants.
Pierre convola avec Marie Beaudry, veuve, mère de 6 enfants avec qui il eut 2 fils dont l'un décéda au berceau.
Quant à Louis, il hérita de l'esprit d'aventure de son père. Peu après 1703, il est signalé à Port-Royal avec la veuve Marie Daigle avec qui il aura un fils. Avant la prise de Port-Royal en 1710 il est de retour en Nouvelle-France puisqu'il prend pour épouse Marguerite Mineau le 15 avril 1709 à Rivière-Ouelle. Le couple aura 10 enfants dont les derniers seront baptisés à Boucherville.
Source : Nos Ancêtres, vol 20, 1991, Gérard Lebel, C.Sr.R., p.17-24