

Gros
plan sur...
Le "Fair-play"

A chaque sortie de l'équipe de
concours du club, toutes catégories confondues,
c'est la même chose... Les surprises sont
grandes, les déceptions aussi parfois, mais le
sourire prédomine la journée, et la bonne
humeur de toute l'équipe balaye les mauvais
souvenirs des uns ou des autres.
Pourtant, cette attitude qui nous semblait
normale et spontanée au CEC dans des disciplines
dites "de loisirs", paraît nettement
en perte de vitesse chez les autres concurrents
sur les terrains de concours. La "victorite
aigüe" infecterait-elle notre petit milieu
de passionnés ?
Qu'a t'on à perdre si l'on rate un parcours, ou
un test d'obéissance, si ce n'est un peu de
temps et d'amour-propre ?
Pourquoi dramatiser un échec qui restera sans
autre conséquence qu'un classement décevant sur
une épreuve ?
Il faut bien garder à l'esprit
que tout l'intérêt d'un sport est la remise en
question permanente du sportif et/ou du couple
sportif. Un chien aussi a des états d'âme, des
insomnies, des soucis "de chien", du
stress, des problèmes affectifs, etc.
Pratiquer une activité avec
son chien, c'est créer des liens éducatifs dans
un environnement ludique, c'est sortir un peu de
l'ordinaire pour offrir à son animal une
détente à sa mesure, c'est rencontrer d'autres
passionnés et échanger des expériences. Or, si
l'on en juge par ce que l'on voit, de plus en
plus de concurrents d'épreuves canines voient
leur enthousiasme initial laisser la place à une
fièvre du résultat dont la seule et regrettable
conséquence est l'oubli de l'essence même des
activités canines : le Fair-Play.
De petits riens qui font
briller les yeux de nos chiens sont petit à
petit laissés au rebut :
- le regard qui confirme le
geste,
- la caresse qui remercie de l'effort,
- l'amusement qui suit une erreur ou une
initiative malheureuse,
- le conseil qui évitera au concurrent suivant
de faire la même erreur,
Tant de petits détails insignifiants qui font
pourtant le charme des sports canins. Qu'en
coûte-t-il ?
C'est aux éducateurs canins et
aux dirigeants de clubs que revient la lourde
tâche de transmettre cet esprit aux membres et
adeptes des sports canins. Ils sont le premier
contact que de nombreux propriétaires de chiens
ont avec le milieu cynophile. Ils sont la
première image de compétiteurs que ceux que la
passion pousse à se perfectionner et à se
licencier auront de la discipline choisie. Leur
rôle est primordial dans la transmission de
l'éthique du sport. Avec un peu de vigilance,
l'ombre de mauvais esprit va peu à peu
disparaître de nos terrains, et l'on va même
pourquoi pas retrouver la petite flamme qui
était à l'origine des premiers concours canins
! Alors, Mesdames et Messieurs les éducateurs
canins :
Aiguisez vos sourires !!!
