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La Garde Républicaine française |
Voici en quelques mots l'origine et l'organisation de la garde républicaine, décrite par un authentique garde : Pascal Hepp
Merci à Pascal et Anne pour leur
participation à cette rubrique !
HISTORIQUE
La Garde Républicaine est l'héritière de tous les Corps militaires qui, depuis les premiers rois francs, ont assuré la protection de la Cité. La sécurité des Institutions et les honneurs pour les plus hautes autorités de l'Etat. Ainsi des sergents d'Arme à la Garde Républicaine d'aujourd'hui, plus de 60 Corps se sont succédés sous différents régimes.
C'est au 18 siècle qu'apparaît pour la première fois l'usage de donner au Guet l'appellation de GARDE de PARIS.
Ce Corps est intégré dans la Gendarmerie en 1849 par Louis Napoléon Bonaparte. Les changements d'appellations ou de structures intervenus depuis n’ont jamais remis en cause cette appartenance
Pendant la Grande Guerre, le tiers de ses effectifs va rejoindre le front pour combattre au sein des Armées.
Plus de deux cents Gardes vont tomber au Champ d'Honneur.
Sous l'occupation, de nombreux militaires de la Garde vont participer à la Résistance au sein de plusieurs réseaux dont le plus important fut le réseau "Saint Jacques", sous l'autorité du chef d'Escadron VERINES qui sera fusillé en 1943 à Cologne. Il a été promu Lt-Colonel à titre posthume.
A la libération, la Garde prend l'appellation "GARDE REPUBLICAINE DE PARIS». Elle participe aux combats en Indochine
En 1978, la Garde est réorganisée et ses missions sont redéfinies. Le régiment l'Infanterie est scindé en deux régiments qui reçoit chacun leurs missions propres.
Aujourd'hui GARDE REPUBLICAINE, elle a pour vocation première d’assurer des missions de sécurité et d'honneur au profit des Institutions de la République et des Hautes Autorités de Etat. Elle peut également, sur décision du ministre de la Défense, participer au maintien de l'ordre à Paris. Elle reçoit des missions particulières mettant en oeuvre des moyens spécialisés (surveillance à cheval des forêts, escortes motocyclistes d’épreuves sportives à caractère national ou international). Elle prête son concours à des opérations de relations publiques de la Gendarmerie avec la participation des formations spéciales.
ORGANISATION DE LA GARDE REPUBLICAINE
Elle comprend deux régiments d'Infanterie et un régiment de Cavalerie.
La musique de la Garde Républicaine et le chœur de l’Armée française sont rattachés à l'état-major.
LE 1ER REGIMENT D'INFANTERIE
Le 1er régiment d'Infanterie est chargé de la sécurité intérieur des résidences présidentielles et de l'exécution des missions d’honneur au profit de la présidence de la République.
Il rend également les honneurs lors de cérémonies présidées par le Premier ministre, les présidents des Assemblées et le ministre de la Défense
LE 2EME REGIMENT D'INFANTERIE
Le 2eme régiment d'Infanterie est chargé de la sécurité de l’Hôtel Matignon, du Sénat, de l'Assemblée Nationale, du Ministère de la Défense, du Ministère des Relations Extérieures, du Palais de Justice, du Conseil Constitutionnel et du Conseil Economique et Social.
A ces missions de sécurité et d’honneur viennent s’ajouter des missions de soutien logistique au profit du corps et l’administration de quelque 334 Gardes Républicaines qui assurent la sécurité de 97 ambassades de France à l’étranger.
LE REGIMENT DE CAVALERIE
Le Régiment de Cavalerie est la dernière unité montée de l'Armée française. Formation de prestige, le Régiment assure des missions de sécurité et d'honneur au profit des hautes autorités de l'Etat dans les résidences présidentielles, au Sénat, à l’Hôtel Matignon, à l’Hôtel de Ville, à l'Opéra et dans les aéroports parisiens. Il fournit la grandes escorte à cheval du président de la République et des chefs d'Etat étrangers en visite officielle en France.
Il exerce une surveillance permanente du bois de Boulogne, du bois Vincennes et des forêts de Chambord, Senlis, Fontainebleau, Rambouillet et Saint Germain en Laye. Chaque année, il met sur pied des postes saisonniers à cheval dans les massifs forestiers de l'Ile-de-France.
Les 515 chevaux du Régiment sont répartis par robe dans les unités. La Fanfare est remontée en chevaux alezans, le 1er escadron en alezans, le 2éme escadron en bais, le 3éme escadron en bais bruns. On trouve au Régiment 85% de selle français, 10% de pur-sang, 5% d'anglo-arabe et quelques trotteurs.
Les jeunes chevaux, achetés à l'âge de 3 ans, sont débourrés au centre d'Instruction de Saint Germain en Laye. A l'âge de 5 ans, ils rejoignent les unités pour participer à leur premier service.
LES MAITRES ARTISANS
La Garde Républicaine, pour ses besoins, maintient dans ses ateliers de maréchalerie, de sellerie et d'armurerie, des traditions souvent plusieurs fois séculaires et fait appel à des méthodes artisanales dont la pratique a aujourd'hui malheureusement disparu.
Les maîtres artisans, tous sous-officiers de la Garde, sont aujourd'hui les dépositaires d'un savoir-faire oublié.
LA MARECHALERIE :les 515 chevaux du Régiment sont ferrés tous les trente à quarante-cinq jours. La méthode de ferrage dite " à la française" nécessite la présence de deux maréchaux-ferrants. Le ferrage se pratique dans l'axe du cheval ce qui permet de bien voir le sabot. Le fer, porté au rouge, est appliqué directement sur les sabot. Chaque fer est adapté à la morphologie du cheval. Les maréchaux-ferrants fabriquent eux-mêmes les fers à partir du "Lopin", barre métallique de 18 à 30 cm de long. Ces fers peuvent être de types différents. La méthode de fabrication des fers dit "à trois marteaux", est très spectaculaire. Tandis qu'un maréchal-ferrant donne le rythme en tapant sur l'enclume ses deux compagnons viennent à tour de rôle frapper le fer, porté au rouge, pour lui donner la forme souhaitée. Il faut plusieurs années pour former un maréchal-ferrant.
L'ARMURERIE : comme toute armurerie d'unité, l’armurerie de la Garde assure l'entretien et la réparation de l'armement de dotation. Son originalité réside d'abord dans la variété des types l’armement, ainsi du sabre au FAMAS en passant par le mortier ou le fusil-mitrailleur, le Garde Républicain peut servir une trentaine d'armes différentes. Mais c'est principalement dans le domaine de la fabrication des casques de cavalerie que se manifeste l’originalité de l'armurerie du Corps. Le casque modèle 1876, que portent ses cavaliers, n'est plus fabriqué par les artisans civils. Seule la bombe est encore usinée par un étameur du JURA. Le reste de la confection revient aux maîtres armuriers de la Garde (confection des jugulaires, des crinières, assemblage, etc...).
LA SELLERIE : le Régiment de Cavalerie est équipé de selles d'armes, modèle 1874. Depuis la disparition des artisans civils, l'ateliers de sellerie de la Garde Républicaine s'est vu confier la fabrication, la réparation et l'entretien des selles. Il dispose d'une presse à balancier unique en France. Sur la matrice chauffée est posée la pièce de cuir, préalablement humidifiée, à laquelle la presse va donner la forme du siège de la selle. L'atelier réalise aussi de nombreux prototypes pour la Gendarmerie (étuis pistolet, étuis pour la radio portable, etc...).
Pascal Hepp
Voici des photos de Pascal et de son cheval "Captain"
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