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Insectes
endormis
Hiver 2000
Insecte endormi J’aimerais que la mort Ait ce visage Konchu no nemuri shinigao wa kaku aritashi Shuson KATO. _____ par Naomi
Lipson-Korenfeld |
En
colère
Subitement
N'était-ce qu'un rêve?
Ikari
ni kattoshite yume de atta ka.
Seisensui OGIWARA.
« - Qu’est-ce qui vous effraie le plus dans la pureté ?
-La hâte. »
_Umberto Eco, Il Nome della Rosa.
Paysage
de brume.
L’automne
et l’hiver mêlés.
Pluie
qui bat la pluie.
Sombre
jet d’encre comme la longue traîne d’une seiche enfuyante.
Combien
de temps flotté-je dans cette
épaisse nappe colorée,
…le nuage de lait qui assourdit,
dans la porcelaine fine,
l'opale du second thé.
Muriel CERF.
La première
fois,
Tu
m’offres à boire
Dans la
tasse à l’anse cassée.
Elle
devient ma tasse préférée.
Amour
de l’imperfection.
Paresse
sa peau
opalescente, comme si elle venait de traverser un nuage
lèvres
baisées
paupières
baissées
Rêves, terreurs magiques,
prodiges, pythonisses,
Apparitions
nocturnes et prestiges terrifiants.
HORACE.
miroitent les iris noirs et languides qui s’épanouissent lentement sous mes yeux, iris qui marquent l’entrée du vide, le vide à la tiédeur doucereuse, tentatrice… penchée au-dessus du vide comme une femme à sa fenêtre, je n’ai nul besoin d’une grande imagination : il suffit d’ouvrir les yeux pour voir des gouffres, des châteaux, des utopies. Et non pas seulement ce simple mot, « château », mais ses tours compliquées, l’entraille de ses murs, ses voûtes désespérées, ses dédales inattendus, ses oubliettes tièdes. Tout se déroule sous mes iris, sans qu’il ne me faille rien imaginer. Tout arrive, comme allant de soi, et pourtant je suis dans les soupirails de la folie souveraine.