Exercice 1 : Abaisser la tête du cheval
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Le cheval est à côté de vous en attente, et vous êtes à sa gauche entre sa tête et son épaule, mais en aucun cas directement en face de son épaule. Vous posez votre main gauche sur la longe assez près du nœud d’attache du licol, approximativement à 15cm de sa tête. Votre main droite est posée sur sa nuque, et avec votre main gauche vous tirez légèrement vers le bas sur le nœud d’attache du licol. Vous n’appuyez pas avec votre main droite, vous la reposez simplement sans mettre de poids. Le cheval ne va pas comprendre ce que vous faites tout de suite. Probablement, il soulèvera sa tête. C’est une réaction courante et c’est aussi la raison pour laquelle vous garderez votre tête assez loin de la sienne; s’il la balance vers vous et la remonte rapidement, le sommet de sa tête ne vous heurtera pas le visage. S’il veut remonter sa tête, ne cherchez pas à la maintenir et n’ajoutez pas de pression. Gardez vos deux mains en place comme décrit ci-dessus. Vous remontez avec sa tête laissant vos mains suivre le mouvement. Vous recommencez ensuite l’exercice. |
Position efficace de la main sur le nœud d’attache du licol, avec le pouce vers le bas. |
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Demandez-lui sensiblement de baisser la tête à nouveau, juste un peu. Dés qu’il la baisse, retirez vos mains du licol et de son encolure : c’est sa récompense. Attendez quelques secondes, puis recommencez complètement la même démarche.
Si vous manquez l’instant où vous auriez du le récompenser de ses efforts, en relâchant toute pression, il peut se passer un certain temps avant qu’il ne soit prêt à essayer de nouveau. Il sera peut-être déjà convaincu que ce n’était pas ce que vous aviez en tête (parce que vous n’avez pas crée un changement lorsqu’il vous a donné la bonne réponse). Le cheval va alors chercher dans d’autres directions. C’est dans sa nature de vouloir savoir, il est désireux de s’accorder avec nous. Restez donc très attentif à tous les petits changements qui vont dans la direction de ce que vous demandez, et n’oubliez pas de le récompenser en relâchant immédiatement la pression que vous avez dans la longe. Ne vous découragez pas si vous ne relâchez pas la pression à temps les premières fois.
Le cheval devra peut-être essayer plusieurs fois avant que vous ne soyez capable de reconnaître un effort de sa part. Aussi petit que soit son effort au début, récompensez le parce que cela lui donnera la confiance et la confirmation qu’il est en train de faire ce qui est attendu de lui. Si vous relâchez la pression au bon moment, à chaque fois qu’il vous donne la bonne réponse, il adaptera ses comportements futurs à votre contact /votre toucher. En conséquences, moins en moins de pression dans vos demandes produira des réponses plus rapides et plus précises. C’est alors le début de la formation d’un lien entre la personne et le cheval.
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Leslie Desmond ©
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En demandant au cheval, par un contact sensible, bien choisi et précis, de baisser la tête et l’encolure, il cherchera la signification de ce que vous faites. Si vous relâchez la pression à temps au moindre essai, vous l’encouragerez à faire des efforts pour comprendre vos intentions transmises par ce contact. (Voir les photos ci-dessus.)
Cette façon d’approcher l’esprit du cheval est un élément essentiel de la bonne équitation, et mènera à l’ultime privilège : l’expérience d’une communication sensible, respectueuse et réciproque.
Le respect et la confiance réciproque commencent à se développer quand la force et la précipitation sont remplacées par la patience et le relâchement de pression dès la moindre reconnaissance de votre intention, dans notre cas baisser la tête du cheval. C’est comme ça que le cheval apprend à vous sentir et à déterminer la signification de votre toucher physique ou de votre présence.
Après qu’il ait baissé la tête, remarquez s’il expire, se lèche les lèvres, mâchouille ou bâille. C’est une bonne indication que vous vous comprenez. C’est rare d’observer de la résistance entre un cheval et une personne lorsque ce mâchouillement et ce lèchement ont lieu.
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Une fois que le cheval baisse et relève la tête volontairement, placez votre main sur le nœud d’attache du licol soit sous sa mâchoire inférieure soit sous les ganaches (en fonction de la taille de sa tête et du licol). Offrez-lui ensuite un contact sensible, bien choisi et précis pour amener sa tête vers vous sans qu’il déplace les pieds. Essayez ceci sur les deux côtés, en amenant sa tête très lentement d'un côté et de l'autre. Prenez votre temps, vous avez tout le temps possible. Vous devez lui laisser de l’espace quand vous ramenez sa tête dans votre direction. Faites attention de ne pas le gêner aux épaules et en aucun cas de le pousser quand vous dirigez son nez dans la direction opposée à la vôtre.
Pour de meilleurs résultats, ces exercices doivent être travaillés dans l'ordre présenté et sans précipitation. Ils conviendront à la plupart des chevaux si vous n’utilisez pas la force. Et si vous pouvez l'aider à comprendre ce que vous voulez, votre cheval fera toutes ces choses bien volontiers. Une fois que vous pouvez diriger sa tête de gauche à droite en utilisant la corde du licol, sans qu’il déplace ses pieds, essayez alors de bouger sa tête en la prenant dans vos mains.
Offrez-lui juste le minimum pour obtenir un changement, et relâchez toujours la pression dès qu'il réalise la tentative la plus timide pour qu’il puisse comprendre la signification de votre manière d’agir.
Le cheval va peut-être comprendre ce que vous attendez de lui tout de suite ou il aura besoin de beaucoup plus de temps. Vous espérez qu'il reconnaîtra votre manière de faire, lorsque vous lui demandez d’être souple au niveau de la nuque, et qu'il vous laissera mettre sa tête et son encolure dans n'importe quelle direction dans la mesure de ses possibilités, en ayant sa tête dans vos mains.
Quelquefois un cheval entendra ou verra quelque chose qui l'intéresse, il perdra alors son attention envers vous et envers le travail. La sensibilité que nous cherchons à développer chez le cheval, qui est en fait, sa sensibilité à notre manière de faire, sera plus facile à introduire dans ses bases si vous comprenez sa manière d’être en premier.
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Dans les photos ci-dessous, la personne suit le mouvement de la tête du cheval vers le haut et vers la gauche. C’est une réaction normale pour une personne qui dans cet exemple cherche à fortifier la sensibilité du cheval. La personne suivrait d’une manière sensible les mouvements du cheval s'il avait besoin de bouger un peu, afin qu’en retour le cheval apprenne à respecter et suivre l’influence de la personne. Après s’être entraîné ainsi pendant quelque temps, ils arriveront ensemble à un niveau de bonne entente, en ayant la même idée au même moment. La force ou la précipitation n’ont pas lieu d’être lorsque vous enseignez ces choses au cheval parce que dans ces conditions, il n'apprend pas.
Dés que votre compréhension de la manière de faire et votre faculté de reconnaître le moment opportun (votre sens de la synchronisation) se rencontrent simultanément, vous construirez des bases réellement solides pour les exercices ultérieurs. Ces bases solides établies au début de vos relations seront les fondements sur lesquels vous pourrez compter si un problème quelconque apparaît dans le travail. Sans cela en place, le cheval ne peut que recourir à son instinct de preservation et son intuition, et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de mieux.
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Vous continuerez ainsi jusqu’à ce que le cheval apprenne à baisser la tête dès que vous lui offrez ce contact sensible, bien choisi et précis. Essayez de présenter vos demandes de plusieurs manières pour trouver celle qui lui convient le mieux, et aussi pour améliorer ses réactions et son respect à votre contact. Vous poursuivrez cet exercice jusqu’à ce que le cheval baisse la tête quand vous lui demandez le plus sensiblement possible, quelle que soit la main utilisée sur la nuque ou sur la longe du licol.
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Lorsque vous lui demandez de lever et baisser sa tête par ce contact, soyez sûr qu’il devienne souple et détendu au niveau de la nuque, comme les photos ci-dessous vous le montre. Travaillez le des deux côtés pour qu'il soit souple dans l'une et l'autre direction.
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Chaque leçon doit respecter un ordre particulier pour inculquer ces bases à votre cheval. S’il comprend ce que vous voulez, il le fera.
Texte original de Leslie Desmond, Diamond Lu Productions&trade,
Copyright © 1998.
Traduction française de Michel Mieusset, Bertille Legrand & Stella
Jennison, Copyright © 1999.