divine

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. Divine .

El evangelio de las maravillas
Film de
Arturo Ripstein
Pays :
Mexique
Acteurs
: Francisco Rabal, Katy Jurado
Image
: Guillermo Granillo
Musique
: David Mansfiel
Montage
: Ximena Cuevas
Production
: Jorge Sánchez et Laura Imperiale
Distribution
: Mondo Films
Durée
: 1h52
Sortie le
18 octobre 2000

Note : .....

 

À la fin du millénaire, dans un petit village isolé du Mexique, une étrange communauté religieuse attend la fin du monde. A sa tête : Mama Dorita et Papa Basilio qui, entourés de leurs disciples, accueillent Nelida une prostituée et Tomasa, une adolescente sans domicile fixe. Avant de mourir, Mama Dorita désigne Tomasa pour lui succéder. Avec elle commence une période de décadence sans retour qui amènera la secte a sa destruction. Voilà brièvement résumée l'intrigue de ce film touffu, nouvel opus d'Arturo Ripstein écrit une fois de plus en collaboration avec Paz Alicia Garcíadiego. Mieux vaut d'ailleurs pour aborder " Divine " être familier de l'univers du cinéaste mexicain, faute de quoi, on risque de trouver le résultat surprenant mais brouillon et même parfois ennuyeux, voire complètement hermétique. Objet filmique peu commun, " Divine " s'inscrit en effet dans le droit fil des précédentes réalisations du couple Ripstein-Garciadiego, créateurs avec des titres tels que " La reine de la nuit ", " La mujer del puerto " ou " Carmin profond ", d'un univers complet, d'une grande richesse thématique et formelle. La famille, l'enfermement, la sexualité, la religion ou la maternité sont autant de problématiques que Ripstein y explore en s'inspirant aussi bien de la culture mexicaine populaire ( le mélo, la chanson, les fresques murales) que d'éléments importés ( cf l'influence buñuelienne, la noirceur goyesque du trait, les emprunts à Naguib Mahfuz). Les procédés de mise en scène se répètent également, avec un goût prononcé pour le plan-séquence maximaliste, ennemi de la ligne droite. " Divine " doit donc être abordé comme un fragment supplémentaire de la grande mosaïque que le metteur en scène mexicain et sa compagne scénariste bâtissent film après film, travail que l'on apprécie d'autant plus que l'on peut le mettre en perspective. Ce film n'est peut-être pas le plus abouti de la série ( cette " histoire de vierges et de prostituées, tambours et Nintendo, poupées barbies et soldats homosexuels " peine en effet à fonctionner en tant que simple spectacle ), mais ce n'est pas le moins délirant ni le moins surprenant visuellement. Finalement, le résultat est un peu à l'image de l'acteur principal, Paco Rabal : boursouflé, expansif et décadent. En un mot : baroque.

 

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