La Tunisie - 2° jour

Petit déjeuner au même hôtel et en route pour ...

La visite des souks de Tunis à l'intérieur de la médina (vieille ville en arabe).

Organisation des souks :

Les boutiques bordent une allée centrale couverte de voûtes ou des briques, et clos à chaque extrémité des portes. Chaque tronçon du souk est affecté à un produit : d'abord les parfumeurs, les bijoutiers, les tisserands de soie, les fabricants de chéchias (chapeaux arabe)... Les tanneurs, les dinandiers (marchands d'objets en cuivre jaune), les teinturiers étant rejetés à la périphérie. Les commerçants étrangers trouvaient refuge dans des caravansérails confortables où ils pouvaient se reposer et entreposer leurs marchandises et loger leurs bêtes.

 

Interdite aux voitures, la médina vibre d'une activité grouillante : les bruits, les odeurs, les couleurs sont encore ceux du passé; les boutiques paraissent avoir traversées le temps, immuables, et s'ordonnent, comme autrefois le long des ruelles obscures. Les rues sentent à la fois le piment, les épices, le cuir, la laine, le henné, de subtils parfums de fleurs, auxquels se mèlent des odeurs de poussière, de citrons (limon). Les marchands de souvenirs interpellent les touristes dans toutes les langues, le marteau d'un dinandier (marchand d'objets en cuivre jaune) résonne sur l'enclume et l'appel du muezzin rythme les heures des prières.
Pour une première visite, on peut se contenter du parcours flèché installé par l'office national du tourisme tunisien. Il traverse les souks, de la place de la Victoire à la place du Gouvernement. Après la porte de France, on passe devant l'ancienne église Saite-Croix, aujourd'hui désaffectée qui fut la première paroisse catholique de Tunis. Les venelles étroites de la médina s'ordonnent autour de la Grande Mosquée Jamaa ez-Zitouna.

 

 

La sauvegarde de la médina :

Alors que les palais, annexés par des ministères, ont été soigneusement entretenus, les maisons, occupées par des familles pauvres tombaient en ruine. En effet, les riches Tunisois les avaient abandonnées pour aller vivre au bord de la mer et les louaient à des familles modestes qui n'avaient pas les moyens de les entretenir ou de les rénover. Créée en 1969, l'Association de sauvegarde de la Médina a entrepris de sauver ce patrimoine historique. Depuis 1979, la médina de Tunis est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité. L'association occupe, rue du Tribunal, un ancien palais du XIV° siècle, superbement restauré, le Dar Lasram. Elle travaille aussi à faire revivre les anciens métiers.

La médina, un labyrinthe de ruelles étroites, de portes et de murs colorés ...

 

 

Visite de Carthage des restes de l'empire Romain :

Carthage :

L'ancienne ville punique est devenue une banlieue chic de Tunis à une vingtaine de kilomètres du centre.
Une fois sur place il faut un peu d'imagination. Les ruines, dispersées sur un périmètre important sont peu spectaculaires : Carthage a servi au bord des années de carrière de pierre, et d'élégantes villas bourgeoises ont poussé au milieu des jardins ... et des ruines. Jusqu'à l'immense palais présidentiel qui s'y est installé (attention, des policiers interdisent toute photographie).
Les fouilles, commencées dès 1867, ont été développées par les Pères blancs, sous le protectorat, mais il a fallut attendre 1974 pour qu'une campagne de sauvegarde limite les constructions. Depuis 1993 le site est classé et inscrit au Patrimoine de l'humanité.

Les ruines de Carthage témoignent encore de la puissance de Rome.

 

 

Visite du tophet de Salammbô.

Ouvert tous les jours de 8h à 17h en hiver, de 7h à 19h en été.
Appelé aussi sanctuaire de Tanit et Baal Hamon, c'est un cimetière où ont été enterrés pendant 7 siècles les premiers nés des familles nobles que l'on avait sacrifiés aux dieux.
Les ruines spectaculaires des thermes d'Antonin témoignent de la splendeur de la Carthage romaine. De cette période, subsistent aussi les villas à flanc de colline et, dans une cuvette, à leurs pieds, le théâtre, qui a été restauré, et qui est utilisé pour des spectacles pendant le festival de Carthage.

 

 

Passage à La Goulette :

Jusqu'aux années soixante, juifs, musulmans, Maltais, Italiens, Français et Turcs ont vécu ensemble dans les quartiers populaires du port de Tunis. Quelques vieilles façades "rococo" très abîmées témoignent encore de cette époque. La ville est restée modeste, mais devenue tout à fait arabe. Pourtant, la rue principale s'est transformée en un endroit "branché" de la capitale tunisienne, où il fait bon dîner tard, à la belle saison. Le long de la rue principale, les étals des boutiques regorgent d'énormes oranges, de légumes si éclants de couleurs qu'ils paraissent vernis. Les chaises et les tables des gargotes (restaurants médiocres où l'on mange à bas prix) annexent les trottoirs éclairés de lampions et les petits marchands de jasmin, souriants et charmeurs, proposent leurs bouquets odorants aux convives attablés devant la spécialité locale, le "complet" de poissons. Les serveurs apportent de grands plats de dorades, de mulets, de rougets que l'ont choisit avant qu'ils ne soient cuisinés. L'air du soir sent la mer, le jasmin, le poisson et la friture.

 

 

Découverte du petit village Sidi Bou Saïd :

Juste après Carthage Sidi Bou Saïd est idéalement situé sur un épront qui domine la mer, ce petit village est un lieu saint pour les musulmans car un marabout très vénéré y est enterré. La légende veut aussi que le roi Sait Louis ne soit pas mort de la peste, mais de vieillesse dans un palais de Sidi Bou Saïd, où il serait retiré du monde, séduit par la spiritualité des lieux. Repère de pirates au temps où la course était la principale activité des ports de la Méditerranée, Sidi Bou, comme l'appellent les Tunisois, à un charme incomparable avec ses ruelles pavées, ses maisons blanches aux fenêtres et aux moucharabiehs (un balcon protégé par un grillage en bois pour voir dehors sans être vu,dans les pays arabes) bleus, ses portes cloutées, ses tuiles vernissées et ses jardins qui embaument le jasmin. Cette harmonie en bleu et en blanc continue à lui valoir une renommée internationale.
C'est un mécène, le baron Rodolphe d'Erlanger, qui a donné son visage actuel à Sidi Bou Saïd, en restaurant les anciens palais. Dès 1915, il avait fait promulger un décret pour protéger le village et n'a eu de cesse de valoriser l'architecture traditionelle. Il invitait dans sa maison intellectuels et artistes, qui ont contribué à faire connaître Sidi Bou Saïd dans le monde entier. Le village s'est organisé pour le tourisme et déborde de monde. Mais, paradoxalement, il a gardé des ruelles secrètes où l'on jouit d'une paix délicieuse.
Il faut dépasser une haie de boutiques, puis remonter la rue principale jusqu'au Café des Nattes, où les intellectuels tunisois adorent discuter devant un verre de thé aux pignons.
Pour profiter du panorama sur le golf, le port et le village, mieux vaut emprunter l'escalier qui descent vers la mer et s'asseoir au soleil sur les coussins de la terrasse du café Chergui, ou celle du café Sidi Chabaane. 180 marches mènent au port de plaisance, interdit aux voitures.

C'est tout un art qui s'exprime dans les motifs cloutés des portes de Sidi Bou Saïd.

 

Les élégants dômes blancs de la mosquée de Sidi Bou Saïd surplombent le village.

 

 

Visite d'une maison d'un particulier (médecin) :

L'architecture andalouse y est très typique :

 

Déjeuné à l'hôtel "Les Ambassadeurs"

Après-midi : Visite du musée national du Bardo :

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 16h30 l'hiver, de 9h à 18h l'été. (entrée payante)

Les beys mouradites avaient édifié un ensemble de palais dans un quartier éloigné du centre, au milieu de jardins. C'est là que s'est installé le musée en 1888. Devenu, en 1956, musée national du Bardo, il partage les lieux avec l'Assemblée nationale, dont l'accès est surveillé par des gardes en costume beylical, sabres au poing. L'architecture des palais mérite à elle seule le déplacement. Ils ne datent pas tous de la même époque, et s'ornent de boiseries, de motifs sculptés. Chaque pièce avait une fonction précise : on passe dans l'ancienne salle des fêtes, dans le harem, dans la salle de musique, dans la salle à manger ...
Le musée du Bardo abrite la plus riche collection de mosaïques du monde, découvertes sur les sites tunisiens, qui s'enrichit constament. Les mosaïques envahissent le sol, les murs de toutes les pièces et illustrent des sujets très variés. Le musée recèle aussi quantité de statuettes, des bijoux, des sarcophages de pierre, des statues, des masques funéraires et des milliers d'objets familiés récupérés sur les fouilles.
La Bardo est organisé en 6 départements : préhistoire tunisienne, histoire punique, romaine, chétienne, musulmane et des fouilles sous-marines de Madhia.

 

 

Nuit à l'hôtel "Les Ambassadeurs"

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