Petit déjeuner à l'hôtel "Les Ambassadeurs" et départ pour la Tunisie centrale : Une diagonale part du verdoyant et fertile cap Bon jusqu'au Kef, où la plaine de la Méjerda laisse place à un paysage plus accidenté et plus sec. Les Romains y ont construit leurs grandes cités; les émigrés andalous, chassés d'Espagne au début du 17° siècle, y ont planté oliviers, arbres fruitiers et vignes, tout en cultivant leur nostalgie de leur patrie perdue.
Nabeul : L'ancienne Néapolis, est devenue le plus grand centre artisanal de Tunisie. La ville ressemble à une ruche et le commerce et l'artisanat ont pris le pas sur toute autre activité. Les potiers s'inspirent des traditions importées de Djerba, d'Andalousie, de Turquie et même d'Italie pour réaliser des milliers d'objets, exposés partout. Le long de la route, ce ne sont que plats, assiettes, cruches en poterie vernissée ou poreuse. Les artisans travaillent aussi le verre soufflé, le jonc, la broderie, la pierre, et se sont spécialisés dans la distillation des parfums. La côte, jusqu'à Hammamet, est bordée de grands hôtels et prise d'assaut par les touristes de toutes nationalités.
Nabeul doit aussi son succès à la beauté de son littoral.
Les potiers perpétuent une tradition venue de l'Antiquité.
Tressée en paniers, en cordages et en nasses l'alfa est surtout utilisée pour la pâte à papier.
Sur une toile
de fond tapissée d'orangeraies et d'oliveraies, les villas disparaissent
sous les bougainvilliers, le long d'une plage sinueuse. Hammamet est
devenue la destination touristique par excellence depuis que, dans les
années 20, un richissime architecte roumain, Georges Sebastian
en tomba amoureux. Truffée d'hôtels et de clubs de vacances,
la ville a gardé son charme et sa beauté. Pourtant, les
boutiques modernes abondent et un vilain centre commercial a été
construit tout près des remparts de la vieille ville. Le long
des trottoirs, les petits marchands proposent diverses variétés
de nougat, une spécialité de la région avec les
nattes en alfa (plante herbassée de la famille des graminées,
cultivée en Afrique du Nord, dont on fait de la pâte à
papier). C'est la ville préférée des artistes et
intellectuels qui la fréquentent assidûment. Certains,
comme Frédéric Mitterrand y ont leur maison.
C'est la région la plus active du pays. Entreprenants et opiniâtres, les hommes ont fertilisé la terre, et l'ont tapissée d'oliveraies soignées. Le long de la côte les conquérents arabes ont essaimé des "ribats", ces forteresses où veillaient leurs moines-soldats.
Nous avons visité la médina de Sousse : La riche cité
commerçante romaine d'Hadrumète prend le nom de Sousse
sous la dynastie aghlabide. Occupée successivement par les
Normands de Sicile, les Espagnols, les Français et les Véniciens,
elle sera, hélas, très abîmée par les bombardements
pendant la campagne de Tunisie (1942-43) et en partie rasée.
Les remparts crénelés de Sousse enserrent une ville dynamique.
Dans les environs de Sousse se trouve le Port El Kantaoui : Première station touristique "préfabriquée" de Tunisie c'est une ravissante ville moderne construite autour d'une marina, sur le modèle du village de Sidi Bou Saïd, avec un golf 18 trous et des nombreuses distractions. Les maisons sont construites en pierre taillée, coiffées de terrasses et s'étagent en hameaux fleuris de bougainvilliers et de jasmin. Le port de plaisance accueille jusqu'a 300 bateaux et des reconstitutions de vaisseaux antiques aménagés pour les promenades en mer.
Monastir : Ville natale de l'ancien président Bourguiba, Monastir a manifestement bénéficié d'un statut privilégié. Les avenues y sont exagérément larges, les pelouses tondues de frais, et les monuments un peu trop bien restaurés. C'est toutefois une agréable station de vacances, lotie d'une batterie de superbes hôtels et d'un port de plaisance. Jusqu'à la démolition partielle de la médina dans les années 60, la ville comptait 37 mosquées.
Nous allons déjeuner à l'hôtel "Monastir Center" .
Une petite visite au ribat de Monastir s'impose : Ouvert tous les
jours sauf le lundi de 9h30 à 17h30 l'hiver, de 8h à 13h
de 15h à 19h l'été. Entrée payante.
La vue superbe.
EL Djem : Après des
kilomètres d'oliveraies un immense amphithéâtre
domine tout d'un coup le paysage. A ces pieds, la ville moderne avec
ses maisons, ses commerces et ses rues où s'entassent les cars
de touristes, des charettes tirées par des ânes, les "Grands
Taxis", qui font la navette entre les villages alentours.
L'amphithéâtre : Ouvert tous les
jours de 8h à 17h30 l'hiver, de 7h à 19h l'été.
Entrée payante.
Dîner et nuit à l'hôtel Abou Nawas à Sfax qui se situe à côté de l'ancienne église, avec une cloche, près du port. |
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