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Jean de La Fontaine est né en 1621 à Château-Thierry dans une famille de la bonne bourgeoisie. Il fait des études sérieuses puis hésite : reprendra t-il la charge de son père ? Finalement, il s'oriente vers une carrière ecclésiastique. Au séminaire, il est influencé par les idées jansénistes. Un an plus tard, il abandonne cette voie et commence des études de droit à Paris, en 1645. Après quatre années d'études, il est nommé avocat au parlement. Entre temps, il avait épousé une jeune fille de quatorze ans, dont il aura un fils en 1653. Mais la discorde s'installe, sa femme lui reproche son infidélité et ses dépenses excessives. En 1652, il reprend la charge de Maître des eaux et des forets. Mais sa situation reste précaire.
Un premier début malchanceux En 1658, Il se sépare de sa femme. La même année il est remarqué par le trop puissant intendant des finances : Fouquet. Celui-ci, amateur d'art, a déjà réunit autour de lui les talents du moment : il soutient Molière, le peintre Le Brun, et le futur conteur Perrault. Mais en 1661, Fouquet est arrêté. La Fontaine, subit les revers de cet emprisonnement ; il juge préférable de se retirer quelques temps, et part pour le Limousin. Il se rapproche de plus en plus des jansénistes, que le roi persécute, ce qui explique que Louis XIV a retardé son entrée à l'Académie française jusqu'à l'année de sa mort.
Retour à Paris et succès A son retour, commence sa grande période de production littéraire. De 1665 à 1696, s'accumulent les éditions sans cesse augmentées de ses Contes et Fables. Dans le même temps, les protecteurs se succèdent : la veuve du duc d'Orléans, Madame de La Sablière, Hervart. Jusqu'en 1692, La Fontaine mène une vie mondaine : il fréquente Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, Boileau, Racine, Molière. La Fontaine participe à la Querelle des anciens et des modernes dans laquelle il se déclare partisan d'un retour aux écrivains classiques, c'est à dire " dignes d'être lus " (Épître à Huet, 1687).
Une fin de vie sous le signe de la piété Pendant une grande partie de sa vie, La Fontaine avait été attiré par le libertinage, comme en témoignent ses Contes, mais il tombe brusquement malade en 1692. De plus, Madame de La Sablière meurt, l'année suivante. Il renie alors ses Contes et consacre la fin de sa vie à la poésie religieuse. Jean de La Fontaine meurt deux ans après sa grande amie.
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