
| La conjonction : est un mot qui peut jouer deux
rôles dans une phrase - Servir de lien entre deux mots, deux propositions de même nature. On l'appelle conjonction de coordination : Mais, où est donc, or, ni, car, donc, aussi, cependant... - Unir deux propositions dont l'une dépend de l'autre. On l'appelle conjonction de subordination : Si, comme, quand et la conjonction que avec tous ses composés : quoique, lorsque... NB : Une conjonction composée de plusieurs mots prend le nom de locution conjonctive : Afin que, ainsi que, à moins que, avant que, dès que, parce que, pourvu que, tandis que... A. Les conjonctions de coordination Les conjonctions de coordination : et, ou, ni, mais, or, donc, car ont des emplois spécifiques et d'autres comparés à ceux de certains adverbes ou locutions adverbiales, comme puis, ensuite, toutefois, néanmoins, cependant, pourtant, ainsi, aussi, par conséquent, en effet, etc. Et - marque l'addition. Dans l'énumération,
seuls les deux derniers termes sont coordonnés par et
: Écrivez un lettre, un texte, un roman, une pièce et
une poésie. Ni - coordonne des éléments de rang identique dans une structure négative. Il fonctionne comme un équivalent de et ne pas. Il est souvent répété devant chacun des termes niés : Elle n'est ni belle ni laide; ni l'un ni l'autre n'est revenu. Ou - marque dans la plupart des cas une
alternative : Vous préférez la France ou le Québec
? C'est ça ou rien, dont le caractère exclusif peut
être souligné par la locution ou bien : Ils sont ou
bien en avance ou bien en retard. Mais peut relier des mots : Il est vieux mais efficace, des propositions ou des phrases. Sa valeur permet d'opposer un élément à un autre en vertu d'un raisonnement implicite. Ainsi, dans Il avait un bon résultat mais il a recommencé l'opération, va à l'encontre de ce que la première proposition laissait attendre. Or, donc et car ne peuvent relier que des propositions. Or sert à introduire un nouvel élément dans un enchaînement d'arguments : Il raconte une belle histoire, or, j'étais avec lui et tout est faux. Donc sert à introduire un élément qui a la valeur d'une conséquence. Il fonctionne exactement comme un adverbe du type par conséquent. Car n'est pratiquement employé qu'à l'écrit. Il indique que la seconde proposition est une explication de la première : On le su, mais un peu trop tard, car personne n'écoutait la radio. B. Les conjonctions de subordination Les conjonctions de subordination (que, quand,
lorsque, comme, si, puisque, etc.) et les locutions
conjonctives, conjonctions composées de plusieurs mots (alors
que, parce que, depuis que, avant que, bien que, de telle
sorte que, si bien que, à moins que, etc.) servent
à introduire diverses propositions circonstancielles (de
temps, de cause, de but, de conséquence, de concession,
d'opposition, de condition, de comparaison). |
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