
La Communauté française de Belgique a-t-elle adopté, le 21 juin 1993, un décret visant à féminiser les noms de métier, fonction, grade et titre. Ce décret de féminisation répond à l'évolution de la société où les femmes occupent de plus en plus de postes professionnels. Il permet de promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes car l'usage qui consistait à désigner des femmes par un terme masculin leur imposait des dénominations qui niaient une part importante de leur identité et occultait le rôle effectif qu'elles prennent sur les diverses scènes de la vie active. Plusieurs pays
francophones ont également pris des mesures
institutionnelles en la matière : MORPHOLOGIE 1. Noms terminés au masculin par une voyelle dans l'écriture Lorsqu'un -e termine déjà la forme
masculine, la forme féminine est identique à la forme
masculine (ces formes sont dites épicènes). 2. Noms terminés au masculin par une consonne dans l'écriture A. En général, le féminin des noms
de métiers et de fonctions est formé par l'adjonction
d'un -e final à la forme masculine. B. Lorsque le nom masculin se termine
par -eur : C. Lorsque le nom masculin se termine
par -teur : 3. Termes d'origine étrangère D'une manière générale, lorsque les
noms de titres, fonctions, métiers sont d'origine
étrangère, on préférera utiliser l'équivalent
français et le féminiser selon les règles qui
précédent. Attention ! SYNTAXES Dans tous les cas, on recourra
systématiquement aux déterminants féminins. Le Conseil supérieur de la langue française en matière de féminisation des noms de métier, fonction ou titre d'origine étrangère et en matière d'emploi des formes féminines a émis diverses recommandations : 1) De manière générale, lorsque les noms de titre, fonction, métier sont d'origine étrangère, il est recommandé d'utiliser l'équivalent français et de le féminiser selon les règles définies à l'annexe I. Ex. : une joueuse de tennis, plutôt qu'une tenniswoman. 2) Dans les offres ou les demandes d'emploi visées à l'art. 3 du décret relatif à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre, il est recommandé que la forme féminine figure de manière systématique et en entier à côté de la forme masculine (ex. : on recrute un mécanicien ou une mécanicienne ). Les formulations du type un(e) mécanicien(ne) ou un mécanicien (H/F) sont déconseillées. 3) Dans les autres textes visés à l'article 1er du décret relatif à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre, il est recommandé que l'on veille à éliminer les formulations sexistes et à assurer au mieux la visibilité des femmes. Pour assurer cette visibilité, il est recommandé de ne pas abuser de l'emploi générique des noms masculins. Toutefois, ceux-ci ne doivent pas être perçus comme désignant nécessairement des hommes (ex. : les étudiants sont inscrits d'office aux examens). 4) L'emploi de formes féminines ne doit cependant pas nuire à l'intelligibilité des textes ni à leur lisibilité. Dans cet ordre d'idées, il est recommandé que l'on n'abuse pas des formulations écrites qui n'ont pas de correspondant oral (ex. : l'étudiant(e), l'étudiant-e, l'étudiant/l'étudiante, l'instituteur-trice) et que l'on fasse un emploi prudent des termes abstraits (ex. : le lectorat pour les lecteurs ou les lectrices). 5) Il est recommandé de généraliser l'appellation Madame en lieu et place de Mademoiselle. |
Abécédaire des noms de métiers et de fonctions :
A - B - C
D - E - F
G - H - I
J - K - L
M - N - O
P - Q - R
S - T - U
V - W - X - Y - Z
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