La proposition

La proposition

Proposition est le nom donné à chacune des parties (séquences) constituant une phrase complexe ou à une phrase indépendante. 
On distingue entre les propositions indépendantes (leurs limites coïncident avec celles de la phrase - La soleil descend.) et celles qui entrent dans la construction d'une phrase complexe (Il regarda dans le lointain et alluma la lampe car le soleil descendait.)
Dans la phrase complexe, la proposition de laquelle dépendent les autres est appelée proposition principale. Celles qui lui sont dépendantes, sont appelées proposition subordonnées car elles. Celles-ci constituent la proposition principale, mais ce sont des constituants de nature diverse.

Parmi les subordonnées, on distingue les propositions 
- subordonnées relatives, introduites par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, etc.) 
- subordonnées complétives ou conjonctives introduites par la conjonction de subordination que
- subordonnées interrogatives indirectes, introduites par un terme interrogatif (que, quand, comment, si, où, etc.)
- subordonnées circonstancielles, dont le terme introducteur est une conjonction de subordination (que, quand, lorsque, comme, si, puisque, etc.) ou une locution conjonctive (si bien que, parce que, de telle sorte que, bien que, pour que, afin que, etc.)

Les propositions relatives peuvent jouer un rôle comparable à celui d'un adjectif épithète mais toutes les relatives ne sont pas l'équivalent d'un épithète. Dans le cas des relatives substantives, le pronom qui, ou son équivalent quiconque, représente un être humain . Les proverbes sont construits sur ce modèle (Qui a bu boira. Tel qui rit vendredi dimanche pleurera).
Dans d'autres types de relatives substantivées, le pronom quoi précédé d'une préposition représente un contenu abstrait (Voici de quoi il parlait.
Le pronom relatif peut également introduire une relative substantivée ayant la valeur d'un complément circonstanciel de lieu.

Les relatives sont dites restrictives (ou déterminatives) lorsqu'elles permettent de délimiter un sous-ensemble à l'intérieur de la classe désignée par un nom. Les oiseaux qui étaient au nid ont été mangés par le chat, la relative qui étaient au nid permet d'identifier à l'intérieur de la classe désignée par le nom oiseaux un sous-ensemble constitué par ceux qui étaient restés dans le nid. 
Elles sont dites explicatives lorsque, au lieu d'opérer une restriction, elles apportent une explication. Dans Les oiseaux, qui étaient au nid, ont été mangés par le chat, la relative, isolée par des virgules, a une valeur causale et fonctionne comme un équivalent sémantique de Les oiseaux ont été mangés par le chat parce qu'ils étaient restés au nid.

Les complétives introduites par que sont des propositions qui ont un fonctionnement comparable à celui d'un groupe nominal. Dans Qu'il parte m'arrange, la complétive qu'il parte est le sujet du verbe, si bien qu'elle fonctionne en fait comme un équivalent d'un groupe nominal simple (Son départ m'arrange). Elle peuvent également être complément d'objet (Je suis heureux qu'il parte).

Les subordonnées interrogatives indirectes remplissent aussi la fonction de complément d'objet (Je me demande s'il reviendra. Je ne sais pas comment faire. On ignore quand il arrivera). Les subordonnées circonstancielles sont l'équivalent de compléments prépositionnels à valeur circonstancielle (Il se lève dès que son réveil sonne. Il se lève dès l'aube). Elles constituent un ensemble très divers de propositions fonctionnant comme des compléments de phrase déplaçables (Je viendrai dès que j'aurai le temps. Dès que j'aurai le temps, je viendrai). On classe traditionnellement leurs emplois de façon sémantique, en distinguant des subordonnées circonstancielles de temps (introduites par quand, lorsque, dès que, pendant que, avant que, après que, depuis que, etc.), de cause (parce que, puisque, sous prétexte que, etc.), de conséquence (si bien que, de telle sorte que, etc.), de concession (bien que, etc.), de but (pour que, afin que, etc.) et de condition ou d'hypothèse (introduites par si). Il n'existe pas à proprement parler de subordonnées circonstancielles de lieu. Le lieu est exprimé par des compléments prépositionnels (Il est allé au bout de la rue) ou des relatives substantivées introduites par où (Allez où vous voulez).

En outre, toutes les subordonnées circonstancielles ne sont pas des compléments mobiles. Certaines sont insérées dans une structure de subordination corrélative, à l'intérieur de laquelle leur place est fixe et obligatoire, comme par exemple dans les cas de subordination corrélative par plus!…!plus ou plus!…!moins (Plus il s'expliquait, moins les autres voyaient où il voulait en venir) ou dans les cas dits de subordination inverse (Il avait beau s'expliquer, personne ne voyait où il voulait en venir).