![]()
Une des caractéristiques essentielles de la langue française est que trois voyelles dites "à timbre simple" : i, ou et u, placées dans certaines circonstances, se prononcent de manière particulièrement brève et énergique et tendent à devenir des consonnes. Le mot "adieu" a-dieu se prononce en réalité en deux syllabes (et non trois, comme il en serait si l'on suivait l'orthographe). La lettre "i" ne représente plus ici la
voyelle "i", mais un son beaucoup plus bref
identique à celui qu'on entend dans l'expression : de
beaux yeux. On appelle ce son s'appelle i-consonne, ou
encore, yod. La lettre "u" dans des mots comme "actuel" ac-tuel puis, aiguille, actualité, situation. Dans certaines circonstances, les trois sons: i, ou, u ne sont plus des voyelles, mais des semi-voyelles, ou encore, des semi-consonnes. Elles se trouvent à mi-chemin entre une voyelle et une consonne. On ne rencontrera jamais de semi-voyelle entre deux consonnes. Elle ne peut jamais former une syllabe avec une consonne et on la verra toujours associée à une voyelle à laquelle elle se trouve liée au sein d'une même articulation appelée diphtongue. Chaque fois que i, ou, u se trouveront suivies d'une voyelle, ils tendront à devenir une semi-consonne. Cette tendance de l'articulation donne de la légèreté et de la vivacité à la prononciation. Dans certains cas, la situation de ces lettres dans le
mot empêchera la formation de ces semi-consonnes, et ces
lettres resteront voyelles : pioche et brioche; actuel et
truelle; ouïr et éblouir
Antialcoolique, la voyelle i demeure voyelle parce qu'elle termine un préfixe; la rencontre du i et du a est ici purement accidentelle. |
![]()