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16-17 JANVIER, CONGRES EUROPEEN ANTI-MAASTRICHT A SALLAUMINES (PAS DE CALAIS) |
CONTRE LA MONNAIE UNIQUEDANS TOUTE L'EUROPE |
| Liste des 41 initiateurs | signer l'appel | accueil |
| Depuis sept ans, les peuples d'Europe font la douloureuse expérience de l'application
du traité de Maastricht. Aucun domaine n'est épargné : services
publics privatisés, terres mises en jachère pour empêcher les
paysans de produire, marins-pêcheurs à qui l'on interdit de pêcher,
jeunes que l'on voue au travail précaire, au chômage, travailleurs licenciés,
système de protection sociale démantelé, modération salariale
imposée par la Banque centrale européenne aux actifs et aux retraités,
régime de retraite menacé, système d'enseignement remis en cause. Tous les gouvernements qui se sont soumis à Maastricht et ceux qui soutiennent cette politique, ont menti. Leur propagande a martelé : la phase de préparation de l'euro est difficile, mais au bout il y a aura l'emploi, un avenir meilleur. La réalité est là : l'Europe compte des dizaines de millions de chômeurs et 50 millions de personnes vivent, officiellement, en dessous du seuil de pauvreté. Et maintenant ils annoncent : il n'y aura pas miracle. La monnaie unique ne créera pas de travail. Il nous disent: avec l'euro la seule variable d'ajustement sera le coût du travail. Ils veulent donc la flexibilité totale, aller au bout des réformes structurelles du marché du travail, des systèmes de protection sociale, des retraites, des systèmes d'allocation chômage. Telle est la raison pour laquelle ils appliquent le traité d'Amsterdam sans même l'avoir ratifié. Avec les critères de « convergences sociaux » et les lignes directrices pour l'emploi, ce traité organise la destruction de toutes les conquêtes sociales. Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de Vienne en décembre marquera une nouvelle étape en ce sens. Depuis sept ans, méthodiquement, Maastricht s'attaque à la démocratie, met en úuvre le principe de subsidiarité, qui consiste à décider en haut et à associer à l'application l'échelon inférieur. Maastricht remet en cause la souveraineté nationale, s'attaque à l'indépendance des organisations syndicales. L'Europe des régions exige la disparition des 36 000 communes et des départements hérités de la Révolution française. Ne sommes-nous pas fondés à lancer un appel à la résistance sociale ? Nous, travailleurs, paysans, retraités jeunes, chômeurs, élus, laïques, démocrates, militants de toutes tendances du mouvement ouvrier, disons : La légitimité est du côté de ceux qui résistent. Ce que certains hommes ont fait au service des intérêts du capital financier, de la minorité des spéculateurs, d'autres hommes peuvent le défaire au service des intérêts sociaux de l'immense majorité. Si la loi brise le peuple, il est préférable de briser la loi que de briser le peuple. La monnaie unique est constitutive du traité de Maastricht. Pour balayer la monnaie unique, Maastricht doit être abrogé ! Dans toute l'Europe, les peuples refusent de se soumettre. Les résistances existent. Le formidable rejet par le peuple portugais du projet de régionalisation en est une récente illustration. Les résistances doivent se rencontrer, converger. |
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Les 16 et 17 janvier 1999, se rassembleront à Sallaumines
(Pas de Calais) des délégations venues de tous les pays d'Europe |
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Liste des 41 initiateurs | signer l'appel | accueil
Les 41 initiateurs Auchedé Rémy, conseiller général PCF du Pas-de-Calais ; Bargibant Patrice, Mouvement des citoyens (MDC) Paris XIIe; Besson Philippe, syndicaliste (15) ; Biancardi Sandra, PCF, Paris XVIIIe ; Biscaye Alain, MDC, Paris XVIIIe ; Bremaud Didier, Parti des travailleurs (49) ; Combes Francis, écrivain et éditeur ; Corduant Katel, militante syndicaliste ; Cousin Marie-Thérese, médecin, Parti des travailleurs, Paris ; Couty Daniel, syndicaliste (92) ; Couee Yvan, militant syndicaliste, INRA ; Doriane Olivier, Parti des travailleurs ; Frete Colette, PCF (80) ; Garabuau Jean, syndicaliste Sécurité sociale ; Gauquelin Marc, Parti des travailleurs ; Gil Gilbert, militant syndicaliste EDF, PCF (69) ; Gluckstein Daniel, secrétaire national du Parti des travailleurs ; Gutjahr Bernard, militant syndicaliste, PCF (74) ; Hassan Henry, syndicaliste enseignant (69) ; Hebert Alexandre, militant syndicaliste ; Jan Louisa, militante syndicaliste ; Joannon Bernard, syndicaliste hospitalier (69) ; Karman Jean-Jacques, PCF, conseiller général et maire adjoint díAubervilliers (93) ; Lambert Pierre, Parti des travailleurs ; Lambin Michel, militant syndicaliste Equipement ; Langlet Denis, Mouvement du Manifeste pour líindépendance syndicale ; Latour-Combes Patricia, Gauche communiste du PCF, membre du comité fédéral du 93, conseillère municipale díAubervilliers ; Levasseur Pierre, militant syndicaliste PTT ; Malnou Patrick, agent PTT (92) ; Marquiset Jean-Charles, militant syndicaliste, PCF ; Martin Claude, syndicaliste enseignant (02) ; Moreau Chantal, militante syndicaliste chimie (02) ; Muller Alain, militant syndicaliste ; Neau Jean-Paul, militant syndicaliste (49) ; Parquier Jean-Christophe, PCF, Paris XVIIIe ; Roques Alain, militant syndicaliste recherche ; Salamero Joachim, militant syndicaliste ; Sifflet Patrice, Mouvement du Manifeste pour líindépendance syndicale ; Samouth Pascal, syndicaliste (43) ; Vincenot Dominique, syndicaliste étudiant ; Zoberman Nicole. MDC, Paris XVIIIe.
Pour tout contact: Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht, c/o Entente Internationale des travailleurs, 87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 Paris. Chèque à l'ordre de "Maastricht-Abrogation" |