lettre 41 du comite national

Comité National pour l'Abrogation du traité de Maastricht
Lettre n°41

Le Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht a été constitué le 1er février 1997 à Londres lors d'un meeting contre Maastricht et la monnaie unique réunissant des délégations de 18 pays díEurope.

 

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Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht,
c/o Entente internationale des travailleurs,
87, rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris
Chèques à l'ordre de "Maastricht-Abrogation"

sommaire

Le Comité national s'est réuni le samedi 5 septembre 1998

Les décisions du Comité national :

Versements pour le congrès européen (à la date du 10 septembre 1998)

Quelques Dépêches utiles à connaître

Le Comité national s'est réuni le samedi 5 septembre 1998

Comment ne pas commencer par une appréciation de la situation politique ? Les marchés financiers s'écroulent et les milieux officiels osent présenter la monnaie unique - contre laquelle nous combattons - comme un rempart. Il ne faudra guère de temps dans notre discussion pour accumuler les arguments démontrant combien la propagande maastrichtienne atteint des sommets. Cela amènera le Comité national a décidé d'un tract de masse (lire pages 3 et 4).
Ajoutons-y une information :
Le dénommé, Yves Thilbault de Silguy, commissaire européen en charge de la monnaie unique explique : " Face à la crise financière il faut poursuivre les efforts de réduction des déficits publics ". Estimant que les " Bourses européennes sont aujourd'hui sous-évaluées ", il a rappelé que la réduction des déficits publics devait continuer à libérer des capitaux pour alimenter les marchés. Il donne même ses chiffres : 1% de réduction des déficits des budgets de líEtat permet de " remettre sur les marchés 60 milliards d'euro ", soit près de 400 milliards de francs. Donc pour alimenter les marchés financiers toujours plus voraces, il faut continuer à couper dans tous les budgets publics. La crise agit comme un révélateur : on ne nous parle plus de croissance et d'emploi mais des besoins des marchés.
On lira par ailleurs que les déclarations - qui ressemblent à des piqûres de ciment - sur la protection que représente l'Euro se font de moins en moins rassurantes (lire page 2).
Dans la suite de l'échange, une proposition a surgi : rééditer la déclaration constitutive du Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht.
Pourquoi ?
Tout simplement parce qu'il nous semble que les derniers événements lui donne une actualité plus brûlante que jamais.
Nous écrivions en effet :
"Personne ne peut plus nier les faits. Pour la classe ouvrière, la paysannerie, la jeunesse, pour l'ensemble de la population laborieuse, les conséquences désastreuses du traité de Maastricht, des critères de convergences, de l'ensemble de la politique de l'Union européenne, se font cruellement sentir.
(...) Alors, une exigence se fait chaque jour plus pressante : le traité de Maastricht doit être abrogé ! Les intérêts de l'immense majorité líexige."
Depuis, nous avons parcouru bien du chemin. Le congrès européen qui se prépare à Lens en janvier 1999 en est la preuve. Il sera, comme le dit un journal de province, " le rendez-vous de líinternationale anti-Maastricht ". Líexpression est assez juste. Ajoutons qu'il sera celui de la résistance sociale. Résistance qui prend de multiples formes.
A ce propos, le Comité national a été informé de la proposition faite par deux de ses initiateurs (Jean-Charles Marquiset et Denis Langlet), de préparer, dans le cadre du Mouvement du Manifeste, la tenue, à Paris, d'un contre-sommet pour l'indépendance syndicale.
Cette initiative est en rapport avec le calendrier de l'Union européenne qui accentue sa pression pour intégrer les organisations syndicales, ceci en application anticipée du traité d'Amsterdam. De fait, celui-ci n'a nul besoin díêtre ratifié pour s'appliquer. Dans la discussion, l'idée a été avancée de prendre une initiative contre la ratification du traité d'Amsterdam dont la date a été apparemment fixée à janvier 1999. Il a semblé difficile au Comité national de se prononcer dans l'immédiat, sur la forme díune telle initiative. En effet, il semble possible quíil n'ait nul besoin de faire ratifier, formellement, Amsterdam. Cette discussion se poursuivra, et se précisera sans aucun doute avec le développement de la situation. Ce qui est en tout cas une certitude, c'est que la monnaie unique apparaît, chaque jour un peu plus, pour ce qu'elle est : non une monnaie, mais l'instrument politique de la déréglementation, du pillage.
Alors, organisons massivement la diffusion du tract pour préparer le congrès de Lens.

Dominique VINCENOT

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Les décisions du Comité national :

1- La publication à des dizaines de milliers d'exemplaires d'une déclaration pour rétablir les faits et appeler au regroupement face à l'offensive maastrichtienne. (Le prix est toujours de 6 centimes l'exemplaire).
2- La republication de sa déclaration constitutive du 1er février 1997 dont l'actualité paraît aujourd'hui brûlante.
3- L'envoi d'une lettre à toutes les organisations du comité européen constitué à Berlin afin de préparer le congrès européen du mois de janvier à Lens.
4- Le lancement de la campagne financière pour le congrès. Une première estimation amène à considérer que les délégués des comités devraient verser 1 200 F.

* * *

Le comité national a, par ailleurs, enregistré la proposition de la tenue d'un contre-sommet européen pour l'indépendance syndicale le 15 novembre prochain à Paris.

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Versements pour le congrès européen
(à la date du 10 septembre 1998)



Aisne .................................. 50 F
Manche ................................ 200 F
Nord ..................................... 100 F
Pas-de-Calais ......................... 200 F
Rhône ..................................... 200 F
Vienne ..................................... 50 F
Paris ..................................... 3 435 F
Essonne .................................... 250 F
Hauts-de-Seine ........................ 300 F
Seine-Saint-Denis .................... 100 F
Val-díOise ................................ 400 F

Total : 5 285 F

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Quelques Dépêches utiles à connaître

  • 5 septembre :

Le commissaire européen Yves Thibault de Silguy a affirmé samedi à Cernobbio que "face à la crise financière actuelle, l'Europe ne doit surtout pas changer de politique économique, mais au contraire poursuivre ses efforts de réduction des déficits publics".
M. De Silguy a souligné que la crise actuelle était "sérieuse et préoccupante".
A l'heure actuelle, a expliqué le commissaire européen, il importe avant tout de "donner des messages de confiance aux marchés", et donc de ne pas relâcher les politiques d'assainissement des finances publiques. Avec une moyenne européenne de 2,4% de déficit des budgets de l'Etat, "il y a encore du chemin à faire", a-t-il estimé.

  • 6 septembre :

" La crise russe touchera l'Allemagne si elle s'étend aux pays d' Europe de l'Est." Déjà, les analystes privés revoient à la baisse leur pronostic de croissance. L'un des plus grand instituts allemands, le DIW à Berlin, se montre le plus pessimiste en prédisant une perte d'un demi pour cent de croissance pour l'Allemagne l'an prochain à quelques 2%.
La situation est "inquiétante, mais il n'y a aucune raison de céder à la panique", résume Klaus Friedrich, chef économiste à la Dresdner Bank, qui rappelle que l'Allemagne réalise les trois quarts de ses exportations en Europe occidentale et aux Etats-Unis et écoule le reste dans les pays émergents et au Japon.

  • 9 septembre :

Le conseil des gouverneurs de la BCE, son organe de décision, se réunit exceptionnellement vendredi 11 septembre.
" La BCE va probablement faire des annonces sur sa stratégie de politique monétaire", estime Peter Pietsch, économiste à la Commerzbank.
"Il ne reste pas beaucoup de temps". La définition des mécanismes monétaire "doit être terminée maintenant", ajoute-t-il.
" J'aimerais bien savoir précisément comme cela va fonctionner", relève M. Pietsch, qui attend de plus amples détails également vendredi.
Certains économistes pensent toutefois que la BCE a encore du temps avant de révéler l'architecture de ses outils monétaires.
" Nous n'attendons pas de décision finale sur la stratégie monétaire ou sur les réserves minimum" vendredi, indiquent les analystes de la Deutsche Bank Research dans une étude.
Les marchés, eux, espèrent recueillir des commentaires sur la crise en Asie, en Russie et sur la menace de contagion dans les pays émergents "pour être en mesure de tirer des conclusions sur le cours que prendra la politique monétaire dans líEuroland".
Le président de la Bundesbank, Hans Tietmayer, a déjà donné un indice, en estimant récemment qu'il fallait prendre aux sérieux les risques de ces crises.
Son collègue à la Banque centrale allemande, Olaf Sievert, a en revanche osé dire mardi : " Nous n'avons pas peur (d'avoir) des taux d'intérêt directeurs plus bas, si la situation l'exige", avant d'ajouter que "la politique monétaire pour l'Europe ne peut pas ignorer les répercussions des événements sur les marchés internationaux."

(Source : Agence France-Presse)

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