Comité National pour l'Abrogation du traité de Maastricht
Lettre n°44
Le Comité national pour l'abrogation du traité
de Maastricht a été constitué le 1er février 1997 à
Londres lors d'un meeting contre Maastricht et la monnaie unique réunissant
des délégations de 18 pays d'Europe.
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Pour tout contact :
Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht,
c/o Entente internationale des travailleurs,
87, rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris
Chèques à l'ordre de "Maastricht-Abrogation" |
sommaire
Pour la démocratie
A tous les comités...
La lettre aux organisations européennes (extraits) :
Une initiative à généraliser
Le comité national a décidé d'organiser une
délégation auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel
(CSA).
Publié dans L'Essor Savoyard
Tout va très bien, madame la marquise !
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Pour la démocratie
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Militants d'origines diverses, engagés dans l'action politique, syndicale,
mutualiste, laïque, nous avons, à titre personnel, décidés
de nous constituer en Comité national pour l'abrogation du traité de
Maastricht. Nous avons ainsi construit un outil favorisant la discussion permanente,
seule méthode permettant de définir les moyens pour aller vers un même
objectif.
Forts de nos expériences respectives, avec nos certitudes, nos convictions,
que nous acceptons de confronter, et, pourquoi pas, de remettre en cause, nous arrivons
à quelques constats communs, conduisant à définir les axes principaux
autour desquels s'articulent notre activité.
N'étant ni un parti, ni un syndicat, ni une association, n'ayant ni la vocation
ni la tentation de les remplacer, nous faisons le pari de la démocratie dans
le fonctionnement du comité national et des comités locaux et départementaux.
En ce sens, les initiatives d'action qui en découlent sont la démonstration
évidente, des immenses possibilités que recèle la méthode
adoptée.
Notre constat commun, l'idée principale que nous avançons, défini
dans notre charte constitutive, c'est que les structures politiques, juridiques,
mises en place par les différents traités européens, notamment
celui de Maastricht, sont très exactement le contraire de la démocratie,
c'est-à-dire d'un système politique garantissant l'exercice individuel
ou collectif de droits élémentaires, à commencer par celui du
droit à l'existence, librement décidé, de nos propres organisations,
définissant elles-mêmes leurs orientations et activités, en
fonction des intérêts qu'elles ont à défendre.
Or lorsque le gouvernement, par la voix de son Premier ministre, dans une intervention
télévisée récente, non seulement se présente en
défenseur de " l'ordre ", mais conteste aux organisations syndicales
et patronales le droit de négocier, en dehors des consignes de l'Etat et de
la volonté gouvernementale - ce qui est la caractéristique d'un Etat
corporatiste - il ne fait qu'obéir servilement aux exigences maastrichtiennes
confirmées, précisées par le traité d'Amsterdam.
Lorsque les gouvernements, passés et présents, s'attachent à
transformer les organisations syndicales, les associations, conseils d'administration
d(organismes sociaux en simples agents d'exécution de la politique décidée
à Bruxelles en vertu du principe de subsidiarité, la démocratie
est battue en brèche.
Lorsqu'un rapport préparé au Parti socialiste préconise "
un nouveau rapport de force entre le capital et le travail " en permettant "
aux représentants des salariés de siéger, avec voix consultative,
aux côtés des actionnaires, dans les conseils de surveillance des entreprises
", cela donne la mesure du niveau auquel sont tombés ceux qui osent encore
se proclamer " socialistes ".
Lorsque l'institution totalitaire par excellence qu'est le Vatican multiplie les
pressions auprès des gouvernements, avec le soutien avéré de
la gauche plurielle, pour battre en brèche la laïcité des institutions,
c'est la République qui est directement menacée.
Lorsque le président de la Commission européenne, Jacques Santer, à
l'occasion d'une conférence organisée par cette même commission
sur " les religions méditerranéennes ", déclare que
la " commission s'est efforcée d'offrir aux religions un espace ouvert
dans un lieu de mémoire européen, car il s'agissait pour la commission
d'apporter une modeste contribution à la poursuite du dialogue interreligieux
qui constitue en soi, une condition essentielle de la réconciliation des peuples
", nous sommes loin, très loin, de la philosophie des Lumières.
Le combat contre Maastricht-Amsterdam, c'est certainement le combat contre les privatisations,
pour l'augmentation des salaires et du pouvoir díachat, pour la défense du
statut de la fonction publique. Mais c'est aussi, sinon surtout, le combat pour la
démocratie, c'est-à-dire l'indépendance de nos organisations
et associations, pour le refus de toutes les formes d'intégration, pour la
laïcité des institutions. Nous avons à défendre ces libertés
démocratiques, dont l'existence s'oppose à l'Europe supranationale.
Ce n'est pas un combat secondaire, accessoire. Il conditionne en partie, tous les
autres.
La remise en cause de lois aussi fondamentales que celle de 1901 sur les associations,
ou celle de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat, garante
de la laïcité, pour les conformer, les " harmoniser " avec
les traités et les directives européennes, posent des questions redoutables,
par rapport à l'existence de la nation républicaine, considérée,
à l'étape, historique actuelle, comme un cadre permettant l'existence
de libertés démocratiques essentielles.
Joachim Salamero
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A tous les comités...
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- Le Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht
s'est réuni le samedi 17 octobre. Après discussion, il a pris les dispositions
qui suivent. Il demande à tous les comités de les faire connaître.
- Le Congrès européen des comités pour l'abrogation du
traité de Maastricht se tiendra à Sallaumines dans le Pas-de-Calais
(62), les samedi 16 et dimanche 17 janvier 1999.
- Ce congrès est ouvert à toutes les forces qui situent leur action
pour la défense des droits ouvriers et de la démocratie dans le cadre
de la résistance à Maastricht, pour son abrogation, dans notre pays,
et dans tous les pays díEurope.
Janvier 1999 sera officiellement le mois du passage à líeuro.
" Jusquíà tout récemment, nous pensions que líeuro serait lancé
dans les conditions les plus favorables possibles. Dans les dernières semaines,
la situation a changé ", déclare, le 8 octobre, un membre du directoire
de la Banque centrale européenne.
La propagande sur l'euro qui échapperait à la crise se fait de moins
en moins assurée.
La réalité est là. Plus que jamais, les faits confirment
ce que nous níavons eu de cesse d'expliquer depuis la constitution de notre comité
en février 1997 : l'euro n'est pas une monnaie. Il est un instrument politique
pour organiser la déréglementation, la baisse du coût du travail,
remettre en cause la démocratie et la souveraineté nationale.
En janvier 1999, venus de toute l'Europe, nous nous regrouperons autour du drapeau
de la résistance sociale. Les peuples n'ont pas dit leur dernier mot.
Le passage à l'euro renforce la nécessité de se rassembler
dans la plus large diversité dans chaque pays et dans tous les pays pour s'informer,
s'unir, agir et résister.
- Le Comité national a adressé une lettre (voir extraits ci-contre)
à toutes les organisations, à tous les militants de 21 pays d'Europe
qui ont constitué le 1er février 1998 à Berlin le "Comité
européen contre la ratification du traité d'Amsterdam, pour l'abrogation
du traité de Maastricht, contre la monnaie unique, pour l'union libre des
nations et des peuples libres et souverains d'Europe".
- Le Comité national a d'ores et déjà enregistré des
réponses venues d'Irlande, de Russie, d'Allemagne, de Grande-Bretagne...Il
entend se donner les moyens au cours des douze semaines qui nous séparent
du congrès européen, de multiplier les contacts dans toute l'Europe.
Ainsi, il a été décidé d'organiser une tournée
du Comité national en Italie, pour rencontrer organisations et militants dans
ce pays où la marche forcée à la monnaie unique provoque les
plus grands bouleversements.
- La proposition pour l'organisation du congrès sera bien évidemment
discutée avec l'ensemble des délégués d'Europe. Pour
notre part, nous pensons que les travaux pourraient s'organiser de la manière
suivante :
- Samedi 16 janvier à 14 heures, après l'introduction de Rémy
Auchédé, conseiller général du Pas-de-Calais, un rapport
présentera líactivité de notre comité et du comité européen
depuis un an.
Le comité national a constitué, pour le préparer, une commission
composée de Daniel Gluckstein, Jo Salamero et Jean-Jacques Karman.
La discussion se mènera jusqu'à 19 heures. Ainsi la soirée
sera libre pour des commissions et des rencontres entre les militants venus de toute
l'Europe.
- Dimanche 17 janvier, 9 heures, la discussion se poursuivra. La proposition sur
les décisions sera débattue à partir de 12 heures.
Ainsi, pourra se tenir à 14 heures un meeting international avec l'ensemble
des délégués européens pour rendre compte des travaux
de la conférence et affirmer publiquement l'unité de lutte des peuples
d'Europe.
- Nous avons pris des dispositions pour élargir le pluralisme de la campagne
contre Maastricht. Depuis sa création, notre comité a toujours affirmé
qu'il ne considérait pas la lutte contre Maastricht comme sa seule propriété
et s'est toujours efforcé d'avancer les propositions permettant au plus grand
nombre de se retrouver par delà les diversités d'approche et de point
de vue. Le rendez-vous de Sallaumines nécessite certainement de ce point de
vue beaucoup d'audace. Pour cette raison, décision a été prise
d'adresser des courriers à tous ceux qui dans la dernière période
ont manifesté leur opposition à Maastricht afin de leur proposer d'agir
ensemble pour préparer le congrès européen, congrès de
la résistance sociale.
- Ces dispositions peuvent et doivent être relayées au niveau des
départements par plusieurs dispositions :
- Réunion des comités.
- Envoi à tous ceux qui ont rejoint notre comité du tract "Plus
que jamais non à l'euro".
- Tenue d'assemblées publiques préparatoires au congrès européen
où seront rassemblés tous les éléments des mises en accusation
de Maastricht et les informations sur la résistance sociale contre les conséquences
de ce traité.
- Organisation de conférences de presse, en décembre ou en janvier
pour dénoncer le passage à la monnaie unique.
- Publication de listes de militants de toutes tendances du département
soutenant le congrès européen.
- Notre congrès européen rassemblera fraternellement les délégués
des comités locaux et départementaux de toute la France et les délégués
de différents pays díEurope.
Chaque délégué devra s'acquitter de la somme de 800 F (pour
le financement de la conférence, organisation, cabines de traduction, aide
aux voyages internationaux et pour l'hébergement). Les frais de voyage sont
à la charge des comités.
Il serait nécessaire que pour le 20 décembre au plus tard, les comités
fassent savoir le nombre de délégués qui seront présents
à Sallaumines.
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La lettre aux organisations européennes
(extraits) :
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ìNous vous accueillerons dans un département ouvrier du Nord de la Franceî
Chers amis et camarades,
Le Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht a estimé
devoir vous informer de sa campagne actuelle et vous proposer un échange pour
préparer le congrès européen contre Maastricht.
- Le 16 mai dernier à Paris, lors du rassemblement international auquel
bon nombre d'entre vous ont participé, nous avons devant des dizaines de milliers
de manifestants lancé un appel aux peuples díEurope :
"Ensemble, nous lançons un appel à la résistance sociale.
Au nom de la marche forcée à la monnaie unique, tous les gouvernements
se soumettent au carcan de Maastricht. Ils n'ont aucune légitimité
pour détruire tout ce qui a été construit par les luttes séculaires
de la classe ouvrière et de la démocratie, tout ce qui a été
construit par l'humanité tout entière de génération en
génération. Ils ne représentent pas l'immense majorité,
celle qui vit de son travail. Ils sont au service díune minorité, au service
des spéculateurs. "
Depuis, l'Union européenne a accentué son offensive de déréglementation
pour préparer le passage à l'euro.
- Dans ces conditions, il nous semble que le congrès européen que
nous avons décidé de tenir ensemble en janvier 1999, prend une importance
plus grande encore pour organiser la résistance. Un journal du nord de la
France a titré : " L'Internationale anti-Maastricht se réunira
à Lens ". C'est en effet, dans un département ouvrier du nord
de la France que nous pourrons vous accueillir. Les dates définitivement retenues
sont celles des 16 et 17 janvier 1999.
Il nous semble que pour préparer ce congrès, il faut en faire l'affaire
de tous. C'est pourquoi, si vous en êtes d'accord, nous pourrions rassembler
tous les documents et contributions rédigés dans chacun de nos pays,
les propositions pour le congrès et les communiquer dans un dossier à
tous ceux qui sont intéressés par notre initiative (...).
Le 17 octobre 1998
Amicalement
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| Rémy Auchédé, conseiller général PCF du Pas-de-Calais
; Daniel Gluckstein, secrétaire national du Parti des travailleurs ; Denis
Langlet, Mouvement du Manifeste pour l'indépendance syndicale ; Jean-Charles
Marquiset, militant syndicaliste PCF ; Alain Biscaye, MDC, Paris 18e ; Olivier Doriane,
Parti des travailleurs ; Marc Gauquelin, Parti des travailleurs ; Patrice Sifflet,
Mouvement du Manifeste pour líindépendance syndicale ; Alain Rocque, militant
syndicaliste Recherche ; Pierre Levasseur, militant syndicaliste PTT ; Jean-Jacques
Karman, PCF, conseiller général et maire adjoint d'Aubervilliers (93)
; Joachim Salamero, militant syndicaliste ; Claude Martin, syndicaliste enseignant
(02) ; Alain Muller, militant syndicaliste ; Louisa Jan, militante syndicaliste. |
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Une initiative à généraliser
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Madame, Monsieur,
Cher(e) ami(e), cher(e) camarade
Le Comité de l'Isère pour l'abrogation du traité de Maastricht-Amsterdam
a décidé de constituer "Le Livre Noir de l'euro" dans le
département de l'Isère.
Dans cet objectif, nous sollicitons votre témoignage.
Pourquoi un "Livre Noir de l'euro" ?
Aujourd'hui, on cherche à présenter le passage à l'euro comme
un problème technique. Il faudrait que les médias soient pédagogiques
pour expliquer comment s'y prendre, des associations se font jour pour nous aider
à passer à l'euro, etc...
La réalité est bien différente.
Le traité de Maastricht, l'application anticipée (avant la ratification
annoncée pour janvier 1999) du traité d'Amsterdam, se font sentir dans
tous les secteurs de la vie sociale :
- Le " respect " des critères de convergences entraîne un
véritable saccage des services publics. Leur privatisation est à l'ordre
du jour partout.
- La flexibilité, la déréglementation remettent en cause les
conventions collectives, le tout dirigé par la Commission européenne
qui cherche à associer les organisations syndicales à l'application
de ses mesures (sommet social de Vienne en novembre 1998).
- Les communes, les départements, sont de plus en plus privés de leurs
prérogatives au profit des " régions " qui, traitant directement
avec Bruxelles, sont la négation de la démocratie et de la souveraineté
nationale.
Ce sont là quelques exemples des conséquences de l'Europe que les gouvernements
sont en train de mettre en place, l'euro étant une pièce maîtresse
de ce dispositif.
Nous nous adressons à vous parce que dans votre pratique de militant syndical,
d'élu ou comme citoyen, vous pouvez, par votre témoignage apporter
votre contribution à l'établissement de la vérité sur
le " passage à l'euro ". Que vous partagiez ou non les moyens d'action
du Comité national pour l'abrogation du traité de Maastricht, nous
vous demandons de bien vouloir donner votre réponse à l'adresse ci-dessous.
Le Comité Isérois prend cette initiative dans le cadre de la préparation
du congrès européen des comités pour l'abrogation de Maastricht-Amsterdam
qui aura lieu les 16 et 17 janvier 1999.
Meilleures salutations
Pour le comité Isérois. |
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Le comité national a décidé
d'organiser une délégation auprès du Conseil supérieur
de l'audiovisuel (CSA).
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Après chacune de nos manifestations, 31 mai 1997, convention nationale d'Aubervilliers
en janvier 1998, manifestation du 16 mai 1998, nous avons été amenés
à protester contre l'absolu silence médiatique qui enveloppe toutes
nos initiatives.
N'aurait-on plus le droit, dans ce pays, d'affirmer son opposition à Maastricht
?
Alors, mieux vaut prévenir que guérir. Nous irons affirmer notre volonté
de voir respecter la démocratie et le droit à l'information. Des délégués
de 20 pays díEurope vont venir en France. Cíest un événement. Il doit
être connu. |
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Publié dans L'Essor Savoyard
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Publié dans L'Essor Savoyard, Annecy et sa région du 22 octobre
1998 : "Comité pour l'abrogation du traité de Maastricht : Faire
face à la mondialisation."
"Récemment, le comité Meythet/Poisy et celui de Haute-Savoie pour
l'abrogation du traité de Maastricht ont accueilli Denis Langlet, membre du
comité national, à l'occasion de la sortie de son livre " Mondialisation
et désindustrialisation ".
L'un des 41 initiateurs du comité français pour l'abrogation du traité
de Maastricht, Denis Langlet était invité par des syndicalistes du
département, dans les locaux de la FOL (Fédération des úuvres
laïques) à Annecy, à présenter son ouvrage, " Mondialisation
et désindustrialisation ". Ce livre soulève des interrogations,
telle que : " L'américanisation de l'économie, est-elle inéluctable
? " Par ailleurs, l'auteur s'étonne qu'après quinze ans de Plans
pour l'emploi, d'aides diverses aux entreprises, les plans de licenciements se poursuivent
encore.
Denis Langlet met à l'index " les traités de Maastricht et d'Amsterdam,
comme accélérant la désindustrialisation, imposant la déréglementation
et livrant l'économie aux opérations spéculatives des multinationales
".
Ce rendez-vous, mercredi 14 octobre, a été précédé
d'une conférence de presse organisée par le comité local de
Haute-Savoie pour l'abrogation du traité de Maastricht, à Meythet,
en compagnie, toujours, de Denis Langlet. A l'ordre du jour, la présentation
de la campagne de préparation du congrès européen des comités
anti-Maastricht, qui se tiendra à Lens fin janvier 1999.
Le responsable national a insisté sur un constat alarmant : " Les licenciements
s'accélèrent, les salaires sont au plus bas. Les emplois-jeunes sont
précaires, sans véritables salaires ou formations. Le bilan est là,
7 millions de gens vivent en-dessous du seuil de pauvreté ". Cette réalité,
selon Denis Langlet, doit faire réagir les travailleurs pour les inciter à
refuser la monnaie unique, car " l'Euro ne protégera pas le continent
de la crise financière mondiale. "."
Le Dauphiné Libéré a également rendu compte de cette
initiative. |
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Tout va très bien, madame la marquise
!
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Nous livrons, sans commentaire - chacun jugera - des extraits de la " Conférence
de presse conjointe de Monsieur Jacques Chirac, président de la République
et Monsieur Lionel Jospin, Premier ministre, à l'issue de la réunion
informelle des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne. Pörtschach,
Autriche, dimanche 25 octobre 1998. "
- Le Président : "Mesdames, Messieurs, Je voudrais tout d'abord
vous dire que tout le monde est d'assez bonne humeur (...) parce qu'on a eu un Sommet
informel agréable et chaleureux.
L'Autriche est un pays, chacun le sait, particulièrement hospitaliers et
sympathique. J'avais gardé un très bon souvenir de ma visite d'Etat
et, je dois dire que ce Sommet nous laissera un très bon souvenir (...).
Je vous l'ai donc dit, des discussions qui ont été utiles et chaleureuses
(...).
Hier soir nous avons eu un dîner qui a été également
très agréable et très chaleureux aussi et un débat très
utile sur les problèmes monétaires et financiers qui préoccupent
actuellement l'ensemble de la planète. C'était vraiment ce qu'on appelle
le propos au coin du feu, même síil n'y avait pas de feu (...).
Ce matin nous avons eu une réunion sympathique.
Ce Conseil informel était utile. Utile parce qu'il y a eu une discussion
libre entre nous, à bâtons rompus, librement. Et au total, c'est un
résultat que je considère moi comme très positif. Mais le Premier
ministre va probablement vous donner son sentiment, qui sur ce dernier point est
probablement très proche du mien.
- Le Premier ministre : Sur l'ensemble des points que vous avez abordés,
Monsieur le Président, c'est vrai que dans la forme, ce Sommet informel a
tenu ses promesses dans la mesure où il a été justement moins
formel, moins académique (...). Je ne vais pas là prolonger davantage
le propos du Président (...).
Nous avons tenu ce Sommet informel dans un mouvement qui est celui de la création
de l'euro et dans un moment qui est celui d'une crise financière. (...) Cette
crise financière passera, cette décision historique, elle, va avoir
de très durables conséquences.
- Le Président : Les majorités évoluent au gré
des élections. Mais l'Europe telle que nous l'assumons, ici, se rassemble
autour de valeurs, autour d'un projet qui dépasse en réalité
les appartenances politiques et qui, d'ailleurs, s'exprime au sein des institutions
de l'Union. Telle que nous la pratiquons, telle que nous l'assumons, l'Europe n'est
ni de droite, ni de gauche. En réalité, elle veut être une synthèse
des intérêts nationaux qui sont effectivement, comme vient de le souligner
le Premier ministre, à la base de notre travail.
- Le Premier ministre : Il peut être un peu délicat dans une
conférence de presse tenue par le Président de la République
et à ses côtés par le Premier ministre d'aborder les problèmes
en termes partisans. Par contre, on peut parler des problèmes réels.
On peut parler de la substance. Donc s'il y a embarras à parler en terme d'étiquette,
d'étiquette politique, on peut parler assez tranquillement du flacon si j'ose
dire.
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Bulletin d' abonnement
à la lettre du Comité national
pour l'abrogation du traité de Maastricht
(100 F pour 20 numéros - 50 F pour 10 numéros
- Chèques à líordre de " Maastricht-Abrogation" )
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