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| TPE 2002 |
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a) Principe Avant de commencer l'étude de la compression des images numériques, il paraît intéressant d'étudier comment une image numérique peut se former à l'écran, ce qui suit se propose donc d'expliquer simplement le fonctionnement d'un écran à tube cathodique: Le signal-image entrant est composé de trois signaux correspondants aux trois couleurs fondamentales: rouge, bleu et vert. Ces trois signaux pénètrent dans le tube-image, le coeur de l'écran. A l'arrière du tube-image se trouvent trois canons à électrons: un canon pour le signal de la couleur rouge, un autre pour le signal de la couleur bleue, et un troisième canon pour le signal de la couleur verte. Le signal électrique de la couleur rouge actionne son canon à électrons. Aussitôt, des électrons sont projetés vers l'avant du tube-image, c'est à dire vers lécran. L'intérieur de lécran est recouvert
d'une multitude de minuscules points luminescents. Ces points sont groupés
par trois: un rouge, un vert et un bleu. Quand les électrons
du canon rouge atteignent un point rouge, celui-ci s'illumine. Les points
verts réagissent aux électrons du canon vert, et les points
bleus aux électrons du canon bleu. Le mariage de tous ces points
verts, rouges et bleus donne l'image couleur que l'on peut observer.
Si l'on examine un téléviseur avec une loupe, nous verrons
que l'image est formée de milliers de points (voir schéma
ci-dessous).
Principe de fonctionnement très simplifié d'un écran à tube cathodique
b) Explications Le "moteur" principal de la formation de l'image à l'écran est donc le canon à électrons. Il s'agit d'un dispositif qui émet et accélère les électrons. Il peut être schématisé par le document ci-dessous:
Le canon à électrons est composé de: - Une plaque métallique C, appelée cathode, émettrice d'électrons par chauffage électrique de façon à accélérer l'énergie cinétique des électrons jusqu'à les expulser. - Une plaque métallique A, l'anode, qui attire les électrons émis par C. Elle est percée d'un trou T d'où sortirons les électrons. Cet ensemble est fermé dans un tube à l'intérieur duquel est réalisé un vide très poussé. A est reliée à la borne positive d'un générateur de tension et C à la borne négative. La tension Uac peut atteindre quelques dizaines de kilovolts. Les plaques A et C étant parallèles, on peut assimiler le champ électrique entre celle-ci à un champ uniforme, de valeur E=Uac/d, d étant la distance entre l'anode et la catthode. Sa direction est celle de OT et son sens, de A vers C, c'est à dire d la plaque chargée positivement vers la plaque chargée négativement (sens des potentiels décroissants: Uac= Va-Vc>0, donc Vc<Va. Cette accélération d'électrons n'est que la première étape de la constitution de l'image sur l'écran. Après être sorti du premier champ électrique les électrons entrent dans un second dispositif destiné à les faire dévier de façon à pouvoir afficher une image sur plusieurs lignes et non pas une seule (si les électrons ne sont pas déviés). Le dispositif de déviation (voir schéma ci-dessous) est constitué par deux plaques P et P' parallèles et horizontales entre lesquelles est appliquée une tension électrique constante Upp' positive. Les électrons, lancés avec la vitesse v acquise à la sortie du canon arrivent suivant l'axe x du dispositif. Le champ électrique est uniforme entre ces plaques. L'électron est soumis à la force verticale F=-e.E (e étant la charge de l'électron et E le vecteur du champ électrique). Les électrons sont déviés soit vers le haut (F et E sont colinéaires et de sens contraires), soit vers le bas (si F et E sont colinéaires et de même sens) suivant une trajectoire parabolique. C'est grâce à ce dispositif que le canon à électrons permet de balayer chaque ligne de l'écran successivement et d'afficher une image à partir d'un signal numérique.
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