04-01) corruption lors des appels d'offres et marchés publics pour favoriser le gaspillage d'argent public ©Protected  by  Copyright - Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur du site.

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: SCANDALES FRANÇAIS
Chapitre : IV°) CORRUPTION ET APPELS D'OFFRES
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01°) Introduction:

Je ne suis pas écrivain, mais je n'utilise pas pour autant quelqu'un d'autre pour écrire ces sujets comme certaines ou certains grands auteurs le font. C'est ce que j'ai vu sur le terrain qui m'a incité à écrire, afin de dénoncer diverses aberrations pour ne pas dire malversations très courantes. En cette époque de récession économique, pour ne pas dire de corruption, la concurrence est très dure. C'est pourquoi certains constructeurs, installateurs privés ou nationalisés, n'hésitent pas à utiliser des méthodes peu orthodoxes pour augmenter leur chiffre d'affaires. Cela  commence avec le trafic d'influence, le vol de documents, en passant par les écoutes téléphoniques pour aboutir au piratage des systèmes informatiques. Au passage, il faut bien faire des cadeaux aux responsables et décideurs qui ferment les yeux, d'où les surfacturations, les fausses factures, les abus de biens sociaux, le gaspillage et la dette faramineuse de notre pays qui augmente continuellement, avec la haute bienveillance de fonctionnaires, d'élus locaux, et  de politiques. Il faut bien des sponsors pour financer les campagnes électorales.Des politiques, énarques, polytechniciens, technocrates, cabinets d'études et de conseils, d'architectes en bâtiment ou réseaux, GIE, associations de loi de 1901 peuvent devenir les complices sans scrupules de ces missions dispendieuses, dont il reviendra toujours aux contribuables de régler la note finale. Un certains nombre d'entre eux sont les pompes à finances des parties politiques.

D'autres entreprises se retrouvent les bailleurs de fonds bien involontaires des précédents. Pour obtenir les cahiers des charges des marchés, il n'y a pas d'autres choix que de payer en liquide bien évidemment, car l'argent n'a pas d'odeur, certains cabinets d'études, qui sont bien souvent le point de passage obligatoire et inévitable pour pouvoir répondre à ces offres. Certains chefs d'entreprises refusent de se laisser racketter. Ils peuvent décider de se protéger pour éviter les pièges et les fuites. Le plus souvent, ils ne seront jamais consultés, ce qui à terme les obligera à déposer le bilan et ainsi à les éliminer du marché de la concurrence. Ils peuvent évidemment dénoncer une concurrence déloyale à la justice. S'ils deviennent gênants, s'ils sont irréductibles,  impossibles à manipuler, pas de moyen de pression ou de chantage à travers des écoutes indiscrètes, les menaces téléphoniques commencent. Les menaces physiques suivent avec un passage à tabac en règle, puis viennent les méthodes plus expéditives comme un accident de voiture, une noyade dans une piscine. Il ne faut pas oublier que même les membres de la famille peuvent être menacés. La méthode utilisée le plus souvent, est la délation et les dénonciations anonymes au fisc. On débouchera inévitablement sur des contrôles fiscaux.

Comme nous l'avons constaté à travers les affaires relatées par la presse, la résolution de ces crimes crapuleux n'aboutit jamais ou dans de trop rares cas. Nous pouvons dire que dans notre pays, dans tous les gros projets du bâtiment et autres domaines, il y a des implications politiques. Chacun est donc à même de déterminer le pourcentage d'affaires judiciaires qui ira jusqu'à son terme. Beaucoup commencent et font énormément de bruit pour ne pas dire une révolution, mais aucune ne peut aboutir avec des peines exemplaires. On perd des inculpés en cours de route. Il y a toujours des crises cardiaques ou accidents qui tombent au bon moment. Dans tous les cas sans exception, on perd la trace de l'argent et on ne le récupère jamais. Quand des ingénieurs, chefs de projet sont trop intègres, le cabinet d'études essayera de les soudoyer, ou de les discréditer à l'intérieur comme à l'extérieur de l'entreprise. Ils iront même jusqu'à essayer de les faire licencier par leur patron. Une fois ce dernier dépourvu des  derniers remparts compétents, il sera plus facile de monter à l'assaut de la forteresse, pour ponctionner des sommes d'argent  encore plus énormes à travers des projets encore plus déraisonnables. Comme très souvent, ces marchés concernent des projets des grandes institutions, locales, régionales ou nationales pour ne pas dire de l'état tout court, dont le payeur final sera le contribuable.

Ces explications s'adressent à des juges qui souhaitent connaître les coulisses, aux décisionnaires techniques intègres soucieux de réaliser leur travail normalement, envers et contre tout, et même contre une hiérarchie moins intègre qu'elle devrait pourtant l'être. C'est pour cette raison que je préfère donner des conseils à ces salariés du domaine du second oeuvre du bâtiment qui se trouvent systématiquement entre le marteau et l'enclume. Bien souvent certains n'ont pas les moyens de résister aux diverses pressions auxquelles ils doivent faire face. Ils peuvent aussi être confrontés à des collègues de travail, homme ou femme, qui leur mettront des bâtons dans les roues et feront tout pour les faire licencier ou démissionner. Ce genre de personne est en effet plus intéressé par les cadeaux ou bakchich qu'ils peuvent obtenir que par le bon fonctionnement de l'entreprise. Ce qui explique que beaucoup de responsables, intègres au départ, finissent par baisser les bras et se mettent eux aussi à accepter les cadeaux.

Devant la défaillance de nos institutions, de nos politiciens, la corruption à tous les niveaux et les étages, c'est une France mafieuse qui prend le dessus. C'est cette dernière, avec des projets de plus en plus coûteux, insatiables, pharaoniques qui finira par ruiner les français. De l'aveux même de nombre de personnalités, l'état est un mauvais gestionnaire et nous pouvons dire que cela ne s'arrange pas. Quand on entend dire des personnalités, qu'il n'y a pas plus d'affaires qu'avant, mais que c'est la presse qui fait plus de bruit, c'est totalement faux. Car avant il n'y avait que quelques dérapages épidermiques sans gravité, tolérables, réalisés par quelques individus malhonnêtes et la justice fermait les yeux. Aujourd'hui nous n'en sommes plus là, le tolérable est devenu intolérable, en raison de sa généralisation et de pratiques mafieuses aggravées. Si nous devons y mettre un terme, les prisons étant déjà pleines, il faudrait multiplier leur nombre actuel par trois aux frais des contribuables une fois de plus. Mais on se retrouverait vite avec une situation à l'italienne et un pays ingouvernable. Nous serions en effet en pénurie d'élite dirigeante pour cause d'incarcération.

Le pouvoir politique en laissant des groupes se constituer par élimination de la concurrence, n'a plus le pouvoir. C'est un monde d'affairistes qui au nom de l'Europe économique impose ses quatre volontés aux politiciens de ce pays. Plus la puissance de ces groupes progressent, plus les citoyens désavouent leurs politiciens, qui ont permis tous ces dérapages mafieux incontrôlés et incontrôlables. Si on redonnait tous les moyens nécessaires en homme et matériel aux juges, à la police judiciaire, aux brigades financières, à la magistrature, pour écouler tous les dossiers dont ils sont surchargés, la moitié de l'élite française pourrait se retrouver incarcérée. Les politiciens et d'autres seraient confrontés déjà à l'arrêt des financements occultes, sans parler d'un risque de dépôt de bilan de leurs parties politiques respectifs. Ils leur manqueraient une brèche, dont ils profitent bien aujourd'hui pour se défiler devant la justice et les plaintes des citoyens ou salariés, car il n'y aurait plus lieu de conserver les délais de prescription, dont le but inavouable est surtout de classer sans suite les affaires gênantes de quelques politiciens, ex-ministres, ex-collaborateurs de ministres, PDG de trusts, d'administrations de l'état, et autres services publics. Si un état de droit n'est pas rétabli rapidement, nous aurons une France mafieuse pire que l'Italie. La corruption généralisée fera avorter l'Europe, dont les citoyens ne veulent pas, mais que les grands groupes souhaitent par n'importe quel moyen, pour continuer à asseoir leur soif de pouvoir et d'argent malsain, en pratiquant la corruption et le trafic d'influence, si ce n'est l'assassinat. Mais nous courons aussi le risque d'une guérilla urbaine.




 
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