04-04) Scandales Français: Les priorités des cabinets d'études, leur rôle d'intermédiaire pour le financement occulte des tiers ©Protected  by  Copyright - Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur du site.

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: SCANDALES FRANÇAIS
Chapitre : IV°) CORRUPTION ET APPELS D'OFFRES
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04°) Les priorités des cabinets d'études:

Tout le monde peut constater avec curiosité que très souvent les cabinets d'études sont imposés par les dirigeants de toutes les grandes administrations ou institutions. Ils ne sont pas sélectionnés, comme cela devrait l'être à partir d'un descriptif de leur mission et un devis comme pour les sous-traitants. Est-ce légal? Non si c'est le contribuable qui paye derrière. Quand on enquête de plus près, on découvre que ces cabinets d'études et conseils peuvent être des officines des partis politiques, des principaux groupes ou gros constructeurs qui fournissent le matériel. Ils pourront appartenir à des associations de loi de 1901 ou des fédérations de cabinets d'études créés par le constructeur. Ils créent ainsi des normes afin d'éliminer les systèmes récents et gênants des PME concurrentes. Un ex-dirigeant deviendra le Président de chaque association. Ce dernier aura évidemment l'intelligence de conserver des parts ou stocks-options dans son entreprise initiale. Ces constructeurs ou groupes, avec cette mécanique judicieusement huilée et constituée, peuvent ainsi contrer et éliminer les petites PME et PMI qui disposent de nouveaux systèmes plus simples et plus performants de nouvelle génération. D'où une progression technologique française avançant à reculons avec des systèmes qui seront inexploités en France pour cause de sabotage par les groupes, et partiront à l'étranger au final. Les clients potentiels, dans ce cas, pourraient choisir ces systèmes récents, et se passer de ceux des gros constructeurs et des services des cabinets en faisant leurs études eux-mêmes. Ces cabinets retrouveraient leurs marchés d'études amputés d'un très grand nombre d'heures. Lors d'un déménagement, le client pourrait être tenté de déménager ses systèmes avec lui pour les réinstaller dans ses nouveaux locaux au lieu d'en acheter d'autres. D'où, des études encore en moins pour les cabinets. Le client peut et pourrait ainsi se passer du cabinet d'étude dans le cas où il voudrait tout faire lui-même. Cela ne ferait pas l'affaire du cabinet mais aussi du constructeur ou partis politiques auxquels ils sont affiliés. Voilà où se trouve le danger pour les racketteurs. Il est faux de dire que ce scénario est pure imagination. Il suffit pour cela de suivre les journaux et d'enquêter un peu. N'y-a-t-il pas eu un sondage dans le journal le Monde qui disait que 64% des chefs d'entreprise pratiquaient l'arrosage pour abstenir des marchés. Il y a donc en France 64% de fausse comptabilité, obligatoire, car on ne va écrire dans ses bilans qu'on a distribué des bakchichs. On peut lire les livres de certains journalistes qui citent des affaires par dizaines, les noms des groupes, cabinets et constructeurs. Leur première mission consiste à repérer dans l'institution ou l'administration cliente, les cadres dont ils peuvent se faire des alliés en les récompensant au besoin, pour faire adopter les projets les plus coûteux. Ils feront ensuite tout leur possible, pour éliminer les gêneurs en les discréditant avec l'aide des cadres corrompus. Ils donneront des informations verbales ou écrites plus complètes à leurs sous-traitants préférés ou en faisant des visites plus détaillées. Ils déplaceront le dossier du débat technique vers un terrain qui leur sera plus favorable. Ils vont donc mettre toute leur énergie afin de déformer un dossier pour éliminer les entreprises gênantes qui refusent d'arroser.  Elle n'auront  pas la faveur de ces cabinets, qui transformeront au besoin le projet initial. Dans le cadre d'une procédure en justice, les deux parties seraient ainsi renvoyées dos à dos. La justice a trop de dossiers et, elle ne cherche pas à rentrer dans les détails, surtout s'ils sont trop techniques. Ils n'en n'ont pas les moyens et encore moins les compétences.

L'intérêt d'un cabinet d'étude peut consister à installer des systèmes techniques sous-dimensionnés surtout dans les domaines informatiques et téléphoniques. Pourquoi me direz-vous, où est l'intérêt? C'est très simple, si le cabinet installe un système qui sera saturé au bout d'un an, il a toutes les chances d'être rappelé l'année suivante pour refaire une étude pour une extension, voire même le remplacer. S'il avait installé un système dont la durée de vie était de 5 ans, il perdait toutes les chances de revenir sur ce site pour un nouveau marché. Comme généralement les gros marchés concernent toujours le plus souvent des groupes, des institutions gouvernementales, des collectivités locales, vous commencez certainement à entrevoir pourquoi nos impôts directs ou indirects sont si élevés. Si on considère que la croissance a été élevée, entre 1988 et 1990 surtout dans le domaine du bâtiment, on peut dire que c'est une erreur de le croire. Elle est fictive, tout simplement parce qu'elle a été réalisée avec l'argent de nos impôts qui a servi à financer les réalisations coûteuses de certaines de nos administrations, de nos Mairies, les circuits routiers, les Conseils Généraux ou Régionaux ou autres, ainsi que des politiques et leurs campagnes; quand ce n'était pas des poches personnelles située à Gernesey dont on parle peu, comme un autre petit paradis très discret qui s'appelle l' île Maurice. Sans oublier la Suisse, la Jamaïque, le Panama, les iles Caïman, les Bahamas, l'Andorre, Monaco, Saint Domingue et j'en passe, etc...

Un exemple, j'ai constaté que ces cabinets obligent les installateurs à coller les chemins de câbles contre le plafond, ou à les faire installer dans des endroits inaccessibles. La raison est simple, le jour où le client doit installer d'autres câbles pour des extensions, cela est impossible. Même si le client a prévu une réserve dans ces chemins pour un rajout de 30% de câbles en plus, vous comprendrez ici l'inutilité de cette demande. Je qualifierai ces pseudo-ingénieurs de saboteurs, car il n'y a pas d'autres termes et ils savent ce qu'ils font. Comme autre exemple, on peut voir un architecte interdire à l'électricien de passer ses câbles dans un caisson de faux-plafond autour d'un îlot sanitaire alors qu'il était vide. On se retrouve ainsi dans l'obligation de demander une autre étude avec les délais mais surtout les surcoûts que cela implique. Il faudra faire passer un autre chemin de câbles à un autre endroit, avec un surcoût obligatoire qui donnera satisfaction à de multiples prestataires comme le cabinet, le plâtrier, les poseurs de faux-plafond et l'électricien évidemment. Ces péripéties ne font pas l'affaire du client, s'il souhaitait un coût d'investissement minimum. Sauf, bien sûr si chez le client, les commanditaires y trouvaient leur intérêt, peut-être même au sommet de la hiérarchie, dans ce cas, c'est les contribuables que nous sommes qui sont laisés. Ces manoeuvres peuvent se faire à l'insu de l'ingénieur en poste chez le client, qui surveille les travaux. Il pourra tirer toutes les sonnettes d'alarme qu'il veut, il ne sera pas écouté. A la limite il sera même licencié plus vite. Alors que fait la justice, rien justement, elle est aveugle.

Voici un autre exemple lié aux installations de sécurité. Si on fait passer dix cabinets spécialisés dans ce domaine sur un site, chacun passera son temps à dire le contraire de l'autre, à discréditer et rédiger un rapport pour redéfaire ce qu'a fait le prédécesseur. Chacun voudra en effet placer ses constructeurs et toucher sa commission. Pour huiler les rouages là aussi, certains n'hésiteront pas à arroser le ou les dirigeants, le ou les décideurs de l'institution cliente afin de les persuader de faire ces travaux. N'importe qui peut faire cette expérience, le résultat est garanti. On trouvera plus de la moitié de ces cabinets qui tomberont dans le panneau. Le cocotier reviendra à ceux qui seront capables de persuader le client d'installer des systèmes de sécurité réservés aux immeubles IGH, alors qu'il est installé dans un immeuble normal. Là nous sommes au summum de l'escroquerie, car ce type de réalisation a un coût élevé. Ce sont même parfois carrément des salariés de l'entreprise ou de l'institution en question qui peuvent être à l'origine ou les instigateurs de ce genre d'opération douteuse. Il serait difficile de se convaincre que ce type d'individu n'y trouve pas son intérêt personnel. Les principales cibles de ces opérations sont les directeurs ou responsables de services généraux, logistiques, centrales d'achat et chefs de projets, responsables techniques et autres décisionnaires chargés de passer des gros marchés de plusieurs millions de francs.
Autres astuces, les cabinets demandent aux sous-traitants d'avoir la norme de qualité ISO, ce qui permet d'éliminer dès le premier tour, un grand nombre de petites entreprises gênantes pour les groupes, leur permettant d'obtenir ainsi pour leurs filiales une situation de quasi-monopole.

Pour l'informatique, c'est encore plus simple. Il suffit de calculer les besoins en cours avec une marge de sécurité de 10% à l'installation. L'année de démarrage est couverte, l'année suivante est limite et on repart pour une autre étude de six mois. La méthode consiste par exemple, à prendre une licence réseaux pour 100 utilisateurs alors qu'ils sont déjà 90. On  prévoit un volume d'informations annuel de 45 gigaoctets alors que dès l'année suivante on a besoin de 55 Go. En terme clair, le système est à nouveau remplacé au bout de deux ans et les évolutions technologiques rapides ne favorisent pas les choix d'une bonne solution à long terme.
Pour la téléphonie, il suffit de choisir un autocommutateur (PABX) répondant juste aux besoins du moment. On peut imaginer qu'au démarrage, on a besoin de 400 lignes internes pour des postes et de 4 MICs (soit 4x30IT ou 120 lignes France Télécom) à l'entrée du PABX et qui sera sa capacité maximum. Si on est dans une société en forte progression, et que l'on a besoin de rajouter un autre MIC, on se trouvera ainsi dans l'obligation de racheter un autre PABX ou de remplacer l'actuel par un plus puissant de centaines de milliers de francs. L'erreur de certains clients, est de ne pas imposer une durée de vie lié à l'évolution des systèmes et à un facteur de croissance de la société. On peut se demander si elle n'est pas volontaire, et si elle n'arrange pas du monde. Qui ose affirmer que c'est faux? Cette tactique est utilisée toutes les semaines avec des systèmes différents pour des institutions différentes. L'inconvénient, c'est que les commanditaire ne sont pas retenus comme responsable, car c'est le cabinet d'études qui a compétence qui a retenu les choix, et envers qui on voit certains leur octroyer une confiance aveugle et complice.

Le gros coup pour un cabinet consiste à persuader le commanditaire qu'il a besoin d'un nouvel immeuble quitte à en faire construire un sur mesure. Comment il procède? Il va faire une consultation générale de tous les responsables du site. Il va les encourager à surgonfler leurs besoins et minimiser les coûts. Une fois ce recueil d'informations réalisé, il va les mettre en forme sur des transparents pour une présentation générale en salle de projection aux dirigeants. C'est là, pour le ou les convaincre que commenceront les grandes manoeuvres avec au besoin l'aide de cadres corrompus et constructeurs influents. C'est à partir de maintenant que l'on commence à comprendre que l'un est sûr de remporter le marché car il sera faussé dès le départ. Le cabinet complice du maître d'oeuvre huilera les rouages, avec des cadeaux afin de décider le commanditaire à accepter le principe d'une étude sur la construction d'un immeuble. Une fois cette étape franchit, il ne reste plus qu'à monter un cahier des charges sur les surfaces nécessaires et à proposer divers plans de masse. Généralement une fois que cette étape est atteinte le reste suit. Pour finir de persuader, s'il faut un accord supérieur, il suffit là aussi de donner les bakchichs nécessaires pour obtenir le bon de commande pour la construction d'un immeuble. Il y a aussi le voyage organisé dans un paradis ensoleillé sous le couvert d'un séminaire payé par une association dont le cabinet est adhérant. Ici nous comprenons pourquoi les dirigeants des institutions imposent un seul cabinet d'étude dès le départ, surtout quand on sait que sur un marche de plusieurs millions de francs, il a une commission de 4 à 5% de moyenne, quand ce n'est pas beaucoup plus. Ces pratiques sont loin d'être minoritaires, elles sont généralisées. C'est pour cette raison que ces cabinets, sociétés de services disposent d'intermédiaires comme des consultants, ou de filiales dans des paradis fiscaux ou en Suisse. L'argent peut aussi être blanchit par le biais des services kiosques ou même Internet, qui proposent des prestations automatisées payantes dans tous les sens du terme. Cela facilite les transferts et les blanchiments de sommes illicites en tout légalité, vers les décideurs et politiques et corrompus qui pourront les placer en toute discrétion. Malheureusement la justice ne peut rien faire avec les moyens archaïques dont elle dispose, et encore faut-il qu'elle soit saisie.




 
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