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"Private Press" est un album très attendu, peut-être trop? Comment égaler les attentes des amateurs après une oeuvre aussi marquante que "Endtroducing" d'il y a 5, 6 ans? Un album supérieur n'aurait pas été assez et "Private Press" est inférieur... "Endtroducing", il est clair, ne ressemblait à rien d'autre lors de sa sortie et en même temps, ressemblait à pas mal tout ou plutôt à pas mal tout ce qui respectait l'univers "moody" et très groovy de DJ Shadow. Mais, avec le temps, l'auditeur en venait à la conclusion que ce qui respectait cet univers était pas mal n'importe quoi utilisé de la bonne façon. La notion de "styles musicaux" semblait très hors contexte, inappropriée et l'imagerie dominait. DJ Shadow avait réussi une balance très difficile à tenir pendant un album (et avec des samples, sans notions musicales en banque). Les imitations, sauf peut-être seulement Four Tet à son meilleur, se sont plutôt contentés de traiter ses influences hip-hop, trip-hop de la même façon pour arriver à des résultats oubliables. "Private Press" est vraiment un album très riche, mais, il faut simplement mettre de côté "Endtroducing" pour l'apprécier pleinement. "Private Press" n'évoque pas le mot révolution, mais n'essai pas non plus d'en faire une. La musique qu'il contient essai de divertir et réussi pleinement son objectif. La construction de l'album est peut-être sa grande force alors voici donc comment "Private Press" progresse... Les premiers moments sont près du DJ Shadow plus récent (sorties ep's, avec Unkle, etc.). Le travail de studio sur Giving Up The Ghost porte fruit. La 7e piste (quelques interludes) contient un chant très présent apprécié. Un morceau sur deux pistes égal plusieurs moments de "Endtroducing" bien qu'il pourrait être de 1996 ou presque. Le stade 2 de "Private Press" est constitué de pistes très rythmiques. La première utilise tout ce qui est rythmé ; vieux electro, acid techno, Chemical Brothers, vieux funk...La deuxième semble référencé la partie déconstructive de Aphex Twin "Windowlicker" avec son rythme funk démonté, ces filtres sonores divers...La troisième et la quatrième visitent une musique rapide et encombré (ce que DJ Shadow comprend bien en utilisant des bruits de trafic stressants). Le stade 3 de "Private Press" (presque sans rythmes) est ce qu'on aurait espéré de tout l'album ; "and nowwww...Eternity!". La 15e piste mélange vieux dance music (on peut faire du bon avec n'importe quoi) avec le mélodisme mélancolique de DJ Shadow à son meilleur. Ce morceau est digne des grands moments de "Endtroducing" et constitue une évolution notable. La 16e piste est un autre grand moment. DJ Shadow utilise un très vieil enregistrement de folk d'Europe qui sonne étrangement comme une guitare new wave après avoir été combiné à une rythmique de cette époque! Le tout progresse et le vieux dance music refait son apparition :) "Private Press" est plus diversifié que "Endtroducing", mais se distingue trop par sa conception et pas assez par sa musique. Mais, les meilleurs moments prouvent la supériorité de l'artiste dans l'art des combinaisons d'enregistrements! P.S. Un live de 12:36 (avec Cut Chemist) termine "Private Press" avec une démonstration de techniques modernes aux tables tourantes. Mes pièces préférées : Mongrel..Meets His Maker.., Blood On..., You Can't Go... Artistes similaires......Four Tet, DJ Krush, Unkle, Peanut Butter Wolf Pour avoir de l'information sur DJ Shadow..........UBL |