Des
communautés très "Net"
A l'occasion du premier
anniversaire de notre site internet nous avons lançé une grande
enquête auprès des webmestres des sites d'aumôneries et autres
sites chrétiens.
En voici les résultats.
La question était simple : Pourquoi un site web pour nos communautés,
et Internet a-t-il changé quelque chose dans la vie de celles-ci ?
D'abord il faut bien le dire un site web ça fait « branché » dans
tous les sens du terme d'ailleurs. Ainsi pour les étudiants de
l'ESTP : « Cela nous a parut naturel de créer un site. D'abord
c'est vrai ca fait plus branché. Ensuite c'est une présence sur
le web des éléves. C'est une facon de dire que nous existons et
de dire qui on est. » Il en va de même à l'ESIEA : « question
identitaire aussi, on EXISTE ! (même si dans la réalité c'est
plus dur ...) ». Genre l'aumônerie existe, je l'ai rencontrée...
sur le web. Il est vrai que pour les petites communautés ce lien
identitaire est important. Mais ne nous cachons pas même à Sciences-Po,
si l'aumônerie « existe » par ses grands locaux, le fait d'être
sur Internet et dans les liens du site de l'Ecole permet d'exister
encore plus. Mais qui ne connaissait pas déjà le Csg ? quoi il
y en aurait encore ?
Autre constat unanime, il n'y a aucun lien entre le dynamisme
des communautés et leur présence «en ligne ». Ainsi à la CC de
l'Ecole Centrale (l'une des premières communautés sur le web)
«certains n'ont découvert le site qu'au bout d'un an bien qu'ils
se soient investis dans la communauté et ont été très agréablement
surpris de cette facette. D'autres ont d'abord connu le site avant
de se faire connaître de nous, mais ce n'est pas cela qui a motive
leur démarche. »
Les moyens traditionnels sont encore les meilleurs : « la visibilité
de l'aumônerie est essentiellement assurée par ceux-ci (affichage). »
nous disent les webmestres de Normale Sup. Mais même si le constat
semble pessimiste au premier abord l'avenir semble pourtant donner
raison aux pauvres webmestres qui essaient tant bien que mal de
faire connaître leur aumônerie.
Ainsi pour le père Michel Meunier, aumônier de l'Essca, l'IUT
et l'IUFM : « Les résultats sont pauvres pour le moment, mais
il me semble que très vite la plupart des étudiants seront connectés,
et cela deviendra de plus en plus intéressant. Je pense aussi
que nous aidons à une présence "publique" de l'Eglise, et que
c'est très important, même si nous n'en voyons pas les fruits
directement. »
Certes la présence sur le web ne semble pas avoir changé grand
chose si ce n'est peut-être le regard que peuvent porter les étudiants
de nos écoles ou nos facs sur les C.C. Le web s'inscrit dans un
mouvement de communication auprès de nos camarades.
Ainsi à Dauphine : « Le projet de site internet a fait partie
d'un mouvement général d'ouverture de l'aumônerie » Il en était
de même à Sciences-Po lorsque l'an dernier nous avons lancé ensemble
le journal et le site.
Si le site web n'apporte pas grand chose, l'Internet a par contre
changé la vie des communautés, surtout via l' e-mail. « Internet
a apporte beaucoup a l'aumonerie dans l'amelioration de sa communication
interne. Il y a la pour nous un atout considerable, en particulier
si l'on considere l'eclatement de l'internat de l'ENS sur plusieurs
sites. », il en va de même à Centrale : «Internet plus largement
a apporté pas mal a la communauté puisque le mail est très utilisé
pour la diffusion d'informations en interne ».
A en juger aussi par le succès de la liste de diffusion de cge
(déjà une centaine d'inscrits) , les échanges entre étudiants
cathos branchés vont bon train et Internet permettra (si ce n'est
déjà fait) de nouvelles dynamiques pour nos communautés. D'autres
projets sont en cours, comme celui d'un chat « CGE », lancé par
Rémi Chéno, o.p, l'aumônier national. A partir de septembre il
devrait être possible de dialoguer en direct avec les membres
des autres cc.
On n'arrête pas le progrès !
Je remercie tous ceux qui ont bien voulu participer à cette petite
enquête : Christophe Brusset (ESTP), Emmanuel Pierre (ESIEA),
Michel Meunier, aumônier de l'ESCCA, l'IUT, et l'IUFM, Jean-Philippe
GRIMALDI et Jean-Frederic Nau (Centrale Paris), Anne-Helene Klinger,
Nicolas Flichy, Nicolas Ginsburger, AlexandreVincent et Nathalie
Moreau.(ENS), Matthieu Bruneteau de Gorsse (Dauphine).
Vous trouverez aussisur
ce site les réponses que m'ont apporté les webmestres de
Port St-Nicolas, de l'Annuaire de la Francophonie Religieuse ainsi
que de Catholiens.
Si vous voulez vous
inscrire dans la liste CGE vous pouvez écrire à cge-subscribe@onelist.com
(avec rien dans le sujet, ni dans le message)
Arthur
RIGAUD
webmestre
du CSG