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Les pendus du Niolu "On espère que le mois ne se finira pas qu'on ne soit venu à bout de détruire entièrement cette race." Alexandre de Roux, colonel Francais ,1774
Un vent de révolte soufflait sur la corse,depuis l'annexion sanglante de la corse en 1769,le desir de retrouver la liberté n'a jamais été aussi grand.Le 31 mars une cunsulta est tenue dans le Capi corsu,les patriotes decidèrent d'attaquer Corti. En Mai les habitants de Castirla dans le Niolu se révoltèrent.Marbeuf fit emprisonné Cesaru d'Orezza,les habitants du Niolu se soulevèrent, 400 hommes prirent les armes. Le 10 mai le roi de France Louis XV mourut, Marbeuf fut appelé à la Cour, et le Comte de Narbonne le remplaça en Corse.Ce dernier s'adonna à un véritable massacre,pendaisons et déportations sans aucune forme de jugement étaient nombreuses,toute personne portant une arme était coupable.Si les détenteurs d'armes ne se rendaient pas,le comte de Narbonne s'engageait à les poursuivre eux et leur famille,si ils se rendaient il leur promettait la vie sauve (dans les cachots de Toulon). C'est dans ce climat tendu que le Niolu se souleva de nouveau,le docteur Paulu Andreani, Tumasgiu Cervoni et Paulu Capellini prirent la tête du mouvement. Ils attaquèrent les soldats francais.Sionville et De Narbonne envoyèrent 16 bataillons postés en Castagniccia (Merusaglia)aux trousses des patriotes Niulinchi. (apparement les francais s'attendaient à un soulevement,surement informés par des traitres) Le 21 juin les Niulinchi sont encerclés.Onze seront condamnés à mort par pendaison(voir le mémorial plus bas) Il y avait un 12 eme condamné à mort,il profita d'un sursis pour prendre la fuite il se nommait Matteu Mattei. 52 seront déportés vers les cachots insalubres de Toulon.Le responsable du tribunal ambulant qui a condamné les niulinchi s'appellait Francois Wallet de Merville, le procès se deroula sans avocat pour la défense,des témoins à charge témoignèrent contre les patriotes corses, en réalité il s'agissait de traitres qui profitèrent de l'occasion pour se venger et regler de vieilles histoires ( parmis ces témoins Ghjuvanni Matteu Santucci,Ghjuvan Battista Memi, l’abbé Castellani de Calacuccia). Les onzes pendus furent désignés au hasard parmis les prisonniers,juste pour l'exemple.Parmis eux,il y avait un enfant,Marcu Maria Albertini il n'avait pas encore 15 ans (L'autoritée française affirme qu'il avait 20 ans,voir son Interrogatoire) .Le couvent de Calacuccia fut transformé en prison.Les maisons des patriotes furent pillées et brulées,les troupeaux furent égorgés. C'est à Corscia que les condamnés furent pendus, des branches assez solide pour supporter le poid d'un homme ou d'un enfant furent choisit par Sionville en personne.La pendaison eu lieu le 23 juin 1774 en debut d'après midi .Les cadavres furent ensuite exposés devant leur village. Nicodemu Pasqualini etait quand à lui barricadé dans le Fort d'Aleria.Pendants 4 jours la quizaine de patriotes corses qui l'acccompagnait tenue bon,puis ils prirent la fuite,Nicodemu Pasqualini se refugia dans le Capi corsu d'où il s'exila vers Livorno. En aôut et en septembre d'autres rebellions contrarièrent les francais dans leur colonisation (surtout dans le Boziu et le Niolu),en repressaille des villages entier furent rasés,hommes et femmes furent assassinés ou déportés.A francisata ( la francisation ) battait son plein.Des milliers de corses hommes, femmes et enfants, furent assassinés. Le procès des niolins fut une veritable parodie de procès,en l'espace de 3 jours,les niolins furent arretés,jugés et pendus,on peut donc douter de la "justice" rendu par ce procès pour le moins expeditif. De plus certains témoins,lors des confrontations( dans l'après midi du 22 juin)avec les accusés,ont voulu se rectractés ,affirmant que les personnes presentées n'étaient pas celle qu'ils avaient voulu accusés dans leur déposition initial,mais le tribunal ne prit pas en compte ces retractations,c'est bien là la preuve qu'il y avait volonté de tuer pour l'exemple.Les accusés concernés par ces retractations sont Ghjuvanni Albertini et Ignaziu Maestracci.Selon, certains historiens une "liste fatale" de personne à arreter circulait,il s'agissait de proche de Paoli et autres personnes influentes voulant chasser les francais. En Corse l'année 1774 porte un nom...L'annu di a disgrazia. Les documents d'époque (certains documents comporte des lacunes):
-Les interrogatoires des niulinchi In memoria di l'impiccati : Cesaru, dettu Ciccione è Raimondu ACQUAVIVA
(36 anni) di L’Aquale, Antone ALBERTINI (36 anni) di Corscia, Ghjuvanni ALBERTINI (48 anni) di e Lubertacce, Marcu Maria (15 anni) è Ghjuvan Stefanu
ALBERTINI (35 ans) di Corscia, Ignaziu GERONIMI (40 anni) di Bonamanacce, Ghjuseppu Maria LUCIANI (38 ans) di Sidossi, Don Ignaziu MAESTRACCI (24 ans) di Corscia, Ghjuvan Francescu MATTEI (40 ans) podestat di
Corscia, Anghjulu ROMANI di Corscia (24
ans) di Corscia, Ripusate in pace, a Nazione Corsa ùn si
smenticherà mai di voi L'image provient du site de la manca naziunale :http://www.manca-naziunale.org/niolu74.htm Voici une paghjella écrite et chantée par le groupe A Filetta:en mémoire de ce triste jour de juin 1774 A paghjella di l’impiccati
Sè vo ghjunghjite in Niolu
Sources livres: Le procès des niolins Le memorial des corses Sources internet: http://oursjeancaporossi.club.fr http://www.manca-naziunale.org/niolu74.htm www.canzone-passione.ca.tc
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