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Si, pendant longtemps, les plantes ont été presque ignorées en aquariophilie, laissant la vedette aux poissons, leur popularité va aujourd'hui croissant.


La plupart des Plantes ne sont pas très exigeantes quant à la qualité de l'eau et accepte un PH compris entre 6,5 et 7,5.

Il est fréquent de trouver dans les rayons << plantes pour aquarium>> des espèces qui n'ont rien d'aquatiques. Leur aspect est sans doute attrayant mais elles ne peuvent survivre plus de quelques semaines à l'immersion. Fuyez donc les Dracæna, SP.thiphyllum, Fittonia et autre Chamaedorea, ou préparez-vous à déchanter!

 

Le fittonia n'est pas une plante aquatique

 


Le commerce propose un vaste choix de plantes mais il faut pourtant se garder de céder aux seuls attraits de la nouveauté et de l'esthétique. Comme les poissons, elles ont des besoins précis et leur choix obéit à certaines règles.

 

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En premier lieu, il est impératif d'examiner les caractéristiques du milieu qui va être proposé aux plantes afin de définir les espèces adaptées.
Un sol nutritif est le premier impératif. Tout comme les plantes terrestres, les végétaux aquatiques utilisent leurs racines pour puiser nutriments et oligo-éléments.

 

Le sol

Le substrat idéal est un complexe argilo-humique, formé d'argile et de tourbe ou de véritable terre de bruyère, allégé avec du sable pour permettre au système racinaire de se développer. Une couche de gravier recouvrant l'ensemble évite à l'eau d'être souillée.
Certaines espèces sont très gourmandes en éléments nutritifs et ne peuvent se développer sans cet élément capital. Parmi celles-ci, on trouve les Echinodorus, Valiisneria ou Cabomba.
 

 

 

La lumière

Pour opérer la photosynthèse qui leur permet de produire la chlorophylle, les plantes ont besoin de lumière. En aquarium, elle leur est fournie par des tubes fluorescents horticoles ou des lampes à halogénures métalliques. Toutes les espèces n'ont pas les mêmes exigences. Certaines, dites héliophiles, ne peuvent prospérer que sous un fort éclairement, de l'ordre de 1watt pour 1 à 2 litres d'eau. Dans cette catégorie se rangent les plantes à feuillage rouge, comme Aiternanthera reineckii, Ludwigia repens ou Cabomba furcata, mais aussi Eusteralis stellata, Hygrophile polysperma ou Limnophila a quatica.

A l'opposé, les espèces sciaphiles préfèrent pousser à l'ombre, sous une intensité lumineuse de 1 watt pour 3 à 4 litres d'eau. Les plus célèbres sont les Cryptocoryne, mais on trouve également dans cette catégorie Anubias gracilis, la plupart des Aponogeton et des Crinum, ou Vesicularia dubyana. Pour faire cohabiter ces deux types de plantes, il faut prévoir un éclairage fort et procurer de l'ombre à celles qui en réclament, à l'aide, par exemple, d'espèces flottantes.

Le gaz carbonique

Au cours de la photosynthèse les plantes rejettent de l'oxygène et consomment du gaz carbonique (C02)- Ce gaz est naturellement présent dans l'aquarium, les végétaux en expirant au cours de la nuit, mais il est possible d'en diffuser dans l'eau à l'aide d'un dispositif adapté. Cet équipement n'est pas obligatoire, mais il est difficile de concevoir un véritable bac planté qui n'en serait pas équipé. En règle générale, les espèces les plus gourmandes en C0² sont également celles qui réclament un sol riche.

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le dégagement d'oxygène sous forme de bulles visibles sur les feuilles est le gage de bonnes conditions d'éclairage.

L'eau

Contrairement aux poissons, la majorité des plantes n'est pas très exigeante dans ce domaine. La plupart se développe correctement dans un PH compris entre 6,5 et 7,5, même si certaines tolèrent des milieux basiques, comme les Crinum, Heteranthera zosterifolia, Hygrophila polysperma ou Sagittaria platyphylla, et que d'autres peuvent supporter une eau acide, à l'instar des Aponogeton, de Microsorum pteropus ou de Vesicularia dubyana.

La dureté est rarement un facteur critique sauf pour quelques exceptions comme Aponogeton madagascariensis qui requiert une eau très douce.

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