Alpes autrichiennes

LES ALPES AUTRICHIENNES

Tyrol et Hohe Tauern

 

Une vaste partie des Alpes orientales est située en Autriche et c’est d’ailleurs dans ce pays que l’on rencontre les sommets les plus orientaux de l’arc alpin. On a en effet souvent l’habitude de parler des Alpes comme d’une chaîne de montagne allant de Nice à Vienne. En réalité, la partie la plus élevée des Alpes autrichiennes se trouve à une distance assez grande de la capitale autrichienne, même si celle-ci est relativement proche des derniers remparts orientaux des Alpes, bien moins élevés (et que l’on pourrait qualifier de préalpes).  C’est donc principalement les hautes Alpes autrichiennes – c’est-à-dire les massifs glaciaires du Tyrol et des Hohe Tauern – qui nous intéresseront ici.

La province – ou Land en allemand – du Tyrol comprend une part importante des plus hauts sommets autrichiens. Ce Land est divisé en deux zones : dans la partie principale – où est située la capitale Innsbruck – se trouvent les groupes de l’Ötztal (dont le point culminant est la Wildspitze, 3772 m), du Stubai (dont le plus haut sommet est le Zückerhütl, 3507 m) et de la Zillertal (dominée par le Hochsfeiler, 3509 m) tandis que la partie orientale (Osttirol) contient une partie du massif et du parc national des Hohe Tauern, dont un des versants de la plus haute cime d’Autriche, le Grossglockner (3798 m).

            Les Alpes tyroliennes sont étendues mais les grands massifs glaciaires sont localisés dans des zones précises. Il s’agit principalement des Alpes de l’Ötztal et des groupes du Stubai et de la Zillertal. Les groupes de l’Ötztal et du Stubai sont situés à l’ouest de la capitale tyrolienne Innsbruck. Cette ville est d’ailleurs très proche d’un autre ensemble, constitué par la chaîne frontière entre l’Autriche et l’Allemagne bavaroise, massif qui culmine à la Zugspitze (2964 m), point culminant de l’Allemagne. Les Alpes de l’Ötztal constituent l’une des régions les plus fréquentées d’Autriche, en raison des stations de sports d’hiver – dont Sölden, l’une des plus célèbres. Il s’agit d’un bel ensemble de cimes et de glaciers, dominé par la masse imposante de la Wildspitze (3772 m), plus haut sommet du Tyrol occidental et deuxième sommet d’Autriche. Propice aux randonnées à ski, le groupe du Stubai, moins élevé, est un massif important, situé à l’ouest de la route – très fréquentée depuis fort longtemps – reliant Innsbruck à l’Italie par le col du Brenner (1374 m). A l’est de cet axe et d’Innsbruck se trouve le groupe du Zillertal, séparé des Dolomites italiennes par la vallée germanophone – et autrichienne jusqu’en 1918 – de Bruneck (Brunico en italien) et de Toblach (Dobbiaco).

Les Hohe Tauern constituent le plus grand massif des Alpes autrichiennes et s’étendent sur le territoire de trois Länder autrichiens : le Tyrol (oriental), la Carinthie et la région de Salzbourg. Cet espace sauvage est encadré par un parc national, particulièrement riche en faune (marmottes notamment). Contrairement aux Dolomites et aux Alpes juliennes, qui sont proches, le massif des Hohe Tauern est de nature glaciaire – il abrite en effet le plus grand glacier des Alpes autrichiennes, le Pasterze. Les Hohe Tauern comprennent plusieurs sous-ensembles : la partie occidentale est dominée par le Grossvenediger (3667 m), la partie centrale par le Grossglockner (3798 m) – point culminant – , la partie septentrionale par le Grosses Wiesbachhorn (3564 m) et la partie orientale, moins élevée, par le Ankogel (3250 m). Il s’agit de montagnes imposantes, souvent éprouvantes à gravir en raison des longs dénivelés au départ des vallées. L’un des plus beaux villages du massif est sans conteste Heiligenblut – littéralement « le sang des saints »  –, niché au pied du groupe du Grossglockner, sur la route du col du Hochtor (2576 m), point de passage entre la Carinthie et le pays de Salzbourg.

Si les Alpes du Tyrol et les Hohe Tauern forment la partie la plus élevée des Alpes d’Autriche, elles n’en constituent qu’une partie seulement. Pays montagneux, l’Autriche comprend également nombre de massifs et de sommets moins élevés, notamment à l’est (Alpes de Styrie, préalpes viennoises) et au nord (Salzakammergut et Dachstein, 2995 m) des principaux massifs mais également à l’ouest (montagnes de l’Arlberg et massif de la Silvretta, frontalier avec la Suisse grisonne). En particulier, les montagnes calcaires de Salzbourg et la région des lacs (Attersee, Traunsee, Wolfgangsee, Hallstätter See) constituent le prolongement logique des Alpes bavaroises à l’est. C’est une région magnifique, haut-lieu du tourisme en Autriche, qui fut autrefois la résidence d’été de l’Empereur François-Joseph et de son épouse Sissi (plus précisément à Bad Ischl).

Peu connue des alpinistes et des randonneurs français – souvent focalisés, pour des raisons géographiques aisément compréhensibles, sur les Alpes occidentales –, l’Autriche est ainsi un pays alpin incontournable, abritant un nombre très important des plus hauts sommets des Alpes orientales. Enfin, l’influence historique autrichienne fut très importante également dans d’autres massifs alpins, qui appartenaient à des régions autrefois (jusqu’en 1918) sous la tutelle viennoise : ainsi en est-il des Alpes juliennes (Slovénie) et de la partie nord des Dolomites (le Haut-Adige ou Tyrol du sud en Italie, province où l’allemand est d’ailleurs encore la première langue).

NB : L’Autrichien Ernst Hohne a écrit un ouvrage, traduit en français (HOHNE Ernst, 1000 sommets des Alpes de Nice à Vienne, éditions Franck Mercier, Annecy, 1994) et tout à fait recommandable, dans lequel il répertorie notamment un nombre non négligeable de sommets autrichiens, à la fois dans le Tyrol, les Hohe Tauern et dans les autres Länder autrichiens.

PHOTOGRAPHIES

 

Le Grossglockner (3798 m), plus haut sommet des Alpes autrichiennes, dans le parc national des Hohe Tauern.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias (août 2005)

 

Dans la région du Salzkammergut, le Gosausee avec, au fond, le Dachstein (2995 m).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Jean-Pierre Augias (août 2007)

 

Au pied des Alpes tyroliennes, la ville d’Innsbruck.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias (mars 2008)

 

Dans les Hohe Tauern, le Grosses Wiesbachhorn (3564 m) vu de la voie normale du Grossglockner

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias (août 2005)

 

Salzbourg et les préalpes austro-allemandes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias (mars 2008)

 

Le Pasterze, le plus long glacier des Alpes autrichiennes, dans le parc national des Hohe Tauern.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias (août 2005)

 

Villach, en Carinthie. Au fond, la chaîne frontière austro-slovène.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias (mars 2008).

 

Vue depuis l’arête sommitale du Grossglockner sur l’Adlersruhe (Erzherzog-Johann-Hütte) et le massif des Hohe Tauern.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias (août 2005)

 

Innsbruck, capitale du Tyrol, au cœur des montagnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias (mars 2008)

Le Grossglockner vu du Brennkogel (3018 m), massif des Hohe Tauern.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias (août 2005)

 

Massifs : Mercantour / Mont Blanc / Bernina / Ecrins / Valais / Oberland / Dolomites / Alpes bavaroises / Alpes juliennes

 

Photographies : Mont Blanc / Bernina / Ecrins / Mercantour / Valais / Dolomites

 

Retour à la page daccueil

 

e-mail : damien.augias@freesbee.fr