LE MASSIF DES ECRINS

LE MASSIF DES ECRINS

 

Itinéraires d’alpinisme dans ce massif : voir Ascensions dans les Alpes

Photographies des Ecrins

" La contrée dont le Mont Pelvoux et les montagnes qui l’entourent sont les points culminants, est une des plus intéressantes des Alpes, sous le double rapport historique et topographique.(…) Les sommets les plus élevés forment presque un fer à cheval. Le plus haut de tous, celui qui occupe une position centrale, est la Pointe des Ecrins ; le second pour la hauteur, la Meije, est située au nord ; et le Mont Pelvoux, qui donne son nom au massif tout entier, se dresse sur la limite extérieure, presque entièrement isolé. "

Edward Whymper, Escalades dans les Alpes.

" Le Dauphiné, pour l’alpiniste moderne, est un domaine presque inexploré. Les plus grandes escalades qu’on y ait faites jusqu’ici sont encore celles de la cordée Dibona-Mayer, sur la paroi méridionale de la Meije, et à l’arête de Coste-Rouge, sur le versant nord de l’Ailefroide. Ainsi les sauvages montagnes dauphinoises présentent d’innombrables grands problèmes, qui sont au nombre des plus importants encore à résoudre dans les Alpes. "

Giusto Gervasutti, Montagnes, ma vie.

" Il existe au fond des solitudes alpestres un grand massif de cimes plus jalousement caché aux regards que tous les autres. Eloignés des plaines et des larges vallées, ses pics, qui sont pourtant parmi les plus hauts et les plus fiers de la chaîne, restèrent ignorés plus longtemps que les autres sommets des Alpes. Tard même dans l’histoire, ils étaient encore à peu près inconnus.[…] Leur beauté n’était pas due seulement au prestige, aujourd’hui éteint, de l’inconnu, du mystérieux, de l’inviolé, voire de l’inaccessible. On ne rêve plus maintenant à tout cet inconnu. Mais d’autres liens se sont noués entre nous et les cimes, mille liens très doux, forgés dans notre patiente et dure conquête. S’il y a eu changement, ce n’est pas dans les formes de roc drapées de glace et auréolées d’azur ou de nuages, mais dans la manière dont nous les considérons. "

Jean Vernet, Au cœur des Alpes.

" Ce massif des Ecrins, appelé aussi, non sans raison, Massif du Haut-Dauphiné, est extraordinairement riche : de sa pauvreté, de sa nudité, de sa rudesse, de sa sauvagerie. La vraie richesse, c’est de donner le bonheur, de procurer l’émerveillement. Il aide à naître, à grandir, à aimer, à comprendre. Il dit que certaines choses, magnifiques, merveilleuses, toutes simples, sans détour, existent. "

Gaston Rébuffat, Le Massif des Ecrins.

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Le massif des Ecrins est le plus vaste mais aussi le plus haut massif glaciaire situé entièrement en France. Son point culminant, la Barre des Ecrins (4102m) est un sommet imposant, élégant et à juste titre très fréquenté.

Le massif des Ecrins est le plus méridional des massifs de haute montagne des Alpes du Nord. C’est, avec le massif du Mont-Blanc, le seul endroit des Alpes françaises où l’on rencontre des sommets qui dépassent les 4000 mètres (Barre des Ecrins, 4102 m) ou qui les approchent (Meije, 3984 m; Ailefroide, 3954m; Pelvoux, 3943m). C’est aussi un des plus beaux ensembles de glaciers des Alpes (12 000 ha). Le massif des Ecrins ne ressemble pas à ses voisins : ses grands sommets bien séparées et ses pentes peu boisées lui donnent un aspect beaucoup plus aéré mais aussi plus austère, plus âpre et plus sauvage que celui du massif du Mont-Blanc.

Au-delà de son point culminant, le sommet le plus mythique du massif est sans aucun doute la Meije (3984m) qui est, pour beaucoup, le symbole de " l’Oisans sauvage ". Bien visible de partout, elle émerge d’un paysage glaciaire qui la met pleinement en valeur. Sa face sud, bien ensoleillée, est une extraordinaire muraille de mille mètres de hauteur où le rocher est d’une qualité surprenante tandis que sa face nord, bien visible de La Grave et toujours à l’ombre, donne une impression de raideur extrême.

Le massif des Ecrins ne manque pas de sommets et de courses inoubliables tels que la Meije, le Pelvoux, la Barre des Ecrins, le Râteau, l’Aiguille Dibona…C’est pourquoi pratiquer l’alpinisme dans ce massif est une chance certaine car son caractère sauvage lui donne une touche d’aventure et de découverte que l’on ne retrouve guère dans les autres massifs des Alpes trop fréquentés.

De plus, on y trouve une grande variété de courses car le massif offre des parois rocheuses uniques où se trouvent de superbes escalades (Meije, Dibona, Olan, Sialouze…) et possède de nombreux glaciers offrant des courses de neige et de glace de premier choix (Barre des Ecrins, Pelvoux, Agneaux…).

NB : Pour plus de renseignements sur le massif des Ecrins, se référer aux ouvrages de Henri Isselin parus chez Arthaud : La Barre des Ecrins ; La Meije et L’âge d’or de l’alpinisme . D’autre part, les trois volumes du Guide du Haut Dauphiné (éditions de l’Envol) sur le massif des Ecrins par François Labande sont d’un très grand intérêt pour l’alpiniste.

PHOTOGRAPHIES

 

 

 

LA BARRE DES ECRINS (4102m)

C’est le point culminant du massif et c’est également un sommet particulièrement élégant et équilibré. Sa magnifique face nord (photo) est le véritable symbole de la vallée de la Vallouise. Ascension à partir du refuge des Ecrins (3175m).

 

 

 

 

 

LE PELVOUX (3943m)

Puissante masse rocheuse, on le voit de très loin et c’est pourquoi il a longtemps été considéré comme le point culminant du massif (on parlait il n’y a pas si longtemps de massif du Pelvoux).

Ascension à partir du refuge du Pelvoux (2704m) en traversée jusqu’à Ailefroide (Vallouise).

 

 

 

 

Photo : Damien Augias.

 

LA MEIJE (3983m)

Sommet le plus célèbre du massif, on l’appelle la " Reine du Dauphiné ". Sa première ascension en 1877 par Boileau de Castelnau et les Gaspard est le plus grand exploit de l’alpinisme français de la période de l’âge d’or. Aucune voie à la Meije n’est facile, " elle est et reste la Grande Difficile ".Ascension à partir du refuge du Promontoire (3090m) en traversée jusqu’au refuge de l’Aigle (3450m). La traversée de la Meije est une des plus belles courses des Alpes.

La Meije a toujours tenu une place particulière dans le cœur des alpinistes. Sa " parfaite dissymétrie " en font l’un des plus beaux sommets des Alpes. De nombreux alpinistes ont contribué à la réputation de la Meije : Pierre Gaspard, Boileau de Castelnau, Emil Zsigmondy, Maurice Fourastier, Victor Chaud…

Photo : Damien Augias.

 

 

 

LE RATEAU (3809 m)

Sommet voisin de la Meije, il présente une face nord particulièrement difficile et dangereuse. Son nom évoque son arête faîtière, constituée de multiples dents et brèches, qui joint le sommet est au sommet ouest.

 

 

 

 

Photo : Damien Augias.

 

 

 

LE REFUGE DE L’AIGLE (3450m)

 

Véritable nid d’aigle du massif, ce refuge est sûrement l’un des plus pittoresques des Alpes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE GLACIER DE LA PILATTE

Magnifique cirque glaciaire en plein cœur de l’Oisans, il est dominé par la masse imposante des Bans (3669m), à droite sur la photo.

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias.

 

 

LE MASSIF DES ECRINS VU DU CIEL

 

La Barre des Ecrins, Roche Faurio, le glacier Blanc et le Pic de Neige Cordier vus d’avion (ligne Nice-Paris, juillet 2006).

 

 

 

 

Photo : Damien Augias.

 

PELVOUX, PIC SANS NOM ET AILEFROIDE

 

Lever de soleil, 31 juillet 2006.

 

 

 

 

 

 

Photo : Damien Augias.

 

 

 

L’AIGUILLE DIBONA (3131m)

Superbe flamme de pierre en plein cœur du massif, cette aiguille est un appel à l’escalade. Avant sa première ascension, en 1913 par l’alpiniste italien Angelo Dibona, elle était réputée par les habitants du Vénéon comme inaccessible. Actuellement, avec la proximité du refuge du Soreiller, elle connaît une grande fréquentation et de nombreuses voies d’escalade ont été ouvertes sur sa face sud (photo).

 

 

e-mail : damien.augias@freesbee.fr

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