LE MASSIF DU MONT BLANC

LE MASSIF DU MONT BLANC

Photographies du massif du Mont Blanc

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«  Extraordinaire création de la terre et du temps ! A voir, il est magnifique et pour les grimpeurs, c’est un paradis. Nulle part ailleurs, la terre n’a été d’une telle générosité ! Quel foisonnement de pics, d’aiguilles, de monts, et pour chacun d’eux combien d’arêtes, de piliers, d’éperons, de parois ! »

Gaston Rébuffat, Le Massif du Mont Blanc

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Ce massif est partagé entre trois pays : la France, l’Italie et la Suisse. Le versant français (Haute-Savoie) est une immense masse glaciaire où les sommets sont nombreux et variés, se présentant souvent sous la forme de magnifiques aiguilles, véritable paradis de l’alpiniste. Le versant italien (Val d’Aoste) est une gigantesque muraille de roc parsemée d’arêtes et de piliers et très avancée sur la vallée. Le versant suisse (Valais) qui présente des sommets moins imposants, est harmonieux et agréable. Le sommet proprement dit du Mont Blanc se trouve entièrement en France, l’arête frontière passant, contre toute logique, au sommet du Mont Blanc de Courmayeur…

Le massif du Mont Blanc n’est pas très vaste : seulement une trentaine de kilomètres de longueur pour une largeur de 12 à 15 km. Mais ses glaciers sont vastes et nombreux. Parmi eux, il faut mentionner la Mer de Glace et le glacier d’Argentière, côté français ainsi que le glacier de Miage, côté italien.

Aucune vallée ne rentre réellement dans le massif du Mont Blanc car celui-ci forme une parfaite unité – une « amande de glace et de granit » selon les manuels classiques de géographie physique. Les vallées qui contournent la chaîne du Mont Blanc sont les suivantes : la célèbre vallée de Chamonix en France, le Val Veni et le Val Ferret en Italie et le Val Ferret suisse. Contrairement à d’autres massifs plus sauvages, les téléphériques et funiculaires sont bien présents dans le Mont Blanc, que ce soit à Chamonix (Aiguille du Midi, Grands Montets, Brévent, Flégère) ou à Courmayeur (Pointe Helbronner). Cela est le résultat d’une infrastructure touristique particulièrement développée qui accueille chaque année un très grand nombre de visiteurs. La foule y est parfois insupportable, surtout dans les périodes estivales, mais, après tout, il est logique que le plus haut sommet des Alpes attire les touristes. Du point de vue de la fréquentation touristique, seuls Zermatt et Grindelwald ou Cortina d’Ampezzo peuvent rivaliser avec Chamonix dans les Alpes.

De nombreux sommets du massif sont célèbres : le Mont Blanc (4807m), point culminant de tout l’arc alpin, gravi pour la première fois en 1786 par deux Chamoniards – Jacques Balmat et Michel Gabriel Paccard –, les Grandes Jorasses (4208m) qui présentent une face nord particulièrement difficile, l’Aiguille Verte (4121m), royaume de la glace, la Dent du Géant (4013 m) et les Drus (3754m), paradis de l’escalade. Le Mont Dolent est le point de jonction des frontières française, italienne et suisse. Quant aux fameuses Aiguilles de Chamonix, elles constituent une série de sommets très effilés, visibles de la vallée ; parmi ceux-ci les Grands Charmoz, le Grépon, l’Aiguille de Blaitière, du Fou et la Dent du Caïman sont des objectifs réservés aux varappeurs expérimentés. Du côté italien, l’Aiguille Noire de Peuterey est également un sommet très prisé des alpinistes de haut niveau.

Toutes ces montagnes font du massif du Mont Blanc un lieu mythique pour les alpinistes. Chamonix aime d’ailleurs se définir comme la « capitale mondiale de l’alpinisme ».

NB : Pour plus de renseignements sur le massif du Mont Blanc, se référer aux ouvrages de Henri Isselin parus chez Arthaud : Les Aiguilles de Chamonix ; Du côté de L’aiguille Verte et L’âge d’or de l’alpinisme ainsi que Le Mont Blanc d’Yves Ballu chez le même éditeur. Les guides Vallot du massif du Mont Blanc de François Labande parus chez Arthaud sont pour l’alpiniste une mine de renseignements indispensables. Sur la première ascension du Mont Blanc, voir le livre très instructif de l’historien Philippe Joutard L’invention du Mont Blanc (Gallimard/Julliard, 1986).

 

PHOTOGRAPHIES

 

Photo : Damien Augias

 

 

CHAMONIX ET LE MONT BLANC

Que serait Chamonix sans le Mont Blanc ? Il est le point vers lequel se dirigent toutes les attentions depuis « l’invention » de l’alpinisme moderne et la première ascension de la cime en 1786. Jusqu’alors Chamonix était considéré comme un village jonché au cœur de « montagnes maudites ». Mais les habitants ont peu à peu compris quelle fascination le Mont Blanc pouvait exercer chez les touristes – en premier lieu les Anglais (Windham et Pockok) et les Genevois (de Saussure et Bourrit).

Depuis, le village, niché au creux de la vallée de l’Arve, est devenu une ville touristique majeure des Alpes.

 

 

 

 

 

LES GRANDES JORASSES (4208m)

C’est un des grands sommets des Alpes de par son altitude, d’une part, mais aussi par sa face nord (photo) qui est, avec celle de l’Eiger dans l’Oberland bernois, l’une des parois les plus difficiles des Alpes. La voie de l’éperon Walker, ouverte en 1938 par l’alpiniste italien Cassin et ses compagnons, est devenue une des grandes classiques du massif malgré sa difficulté.

 

 

Photo : Damien Augias

 

 

 

LES DRUS (3754m)

Voisins de la Verte, les Drus symbolisent pour les Chamoniards la difficulté en matière d’escalade rocheuse. Le granite y est excellent, ce qui explique la présence de nombreuses voies sur plusieurs de ses versants. Toutes les voies des Drus sont difficiles, même la voie normale, et c’est pourquoi les Drus sont, comme l’aiguille Verte, la fierté des habitants de Chamonix.

 

 

Photo : Damien Augias

 

 

 

LES ARETES DE ROCHEFORT

Cette arête se situe entre les Grandes Jorasses (à gauche sur la photo) et la dent du Géant (à droite). Considérée par beaucoup comme la course d’arête par excellence, la traversée des arêtes de Rochefort réserve à l’alpiniste des vues magnifiques sur tout le massif. L’ambiance « haute montagne » de cette course insolite attire chaque année de nombreux alpinistes venus des quatre coins du monde.

 

 

Photo : Damien Augias

 

LA DENT DU GEANT (4013m)

La Dent du Géant est un des sommets les plus étonnants des Alpes. Par sa forme, bien sûr, qui est assez unique dans les Alpes. Cette flèche de pierre est visible depuis presque tous les sommets du massif du Mont Blanc et de la région. De plus, il s’agit d’un sommet haut perché, dépassant la barre symbolique des 4000 mètres. Son ascension, même par la voie normale, n’est pas chose aisée.

 

 

Photo : Damien Augias

 

LA MER DE GLACE

 

C’est l’un des plus longs glaciers des Alpes avec celui d’Aletsch dans l’Oberland bernois. Il est très connu des touristes car un train à crémaillère monte, depuis Chamonix, jusqu’au Montenvers. Ce lieu est le point de départ pour monter aux refuges du Couvercle (près de l’Aiguille du Moine), de la Charpoua (sous les Drus), de Leschaux (vers les Grandes Jorasses), de l’Envers des Aiguilles et du Requin.

 

Photo : Damien Augias

 

 

LES AIGUILLES DE CHAMONIX

Chères aux habitants de la vallée, elles constituent une série de sommets difficilement accessibles et un terrain de jeu parfait pour l’escalade. Le versant non visible de la vallée – « l’envers des Aiguilles » – peut être atteint par le Montenvers, au dessus de la Mer de Glace. Il réserve des voies très difficiles, comme la face sud de l’Aiguille du Fou.

 

 

Photo : Damien Augias

 

 

L’AIGUILLE DU MIDI (3842m)

C’est la plus haute des aiguilles de Chamonix et c’est également un sommet très élégant. Malheureusement, la construction du téléphérique qui relie Chamonix à un point situé à proximité de son sommet, n’a fait qu’atténuer la beauté du paysage. L’approche de la montagne est maintenant beaucoup moins fatigante mais est-ce vraiment un progrès ?

 

 

Photo : Damien Augias

 

 

 

LE MONT BLANC (4808m)

Plus haut sommet des Alpes, c’est une montagne fascinante de par son altitude, sa grandeur et sa majesté. Sa première ascension par Paccard et Balmat date de 1786. Le Mont Blanc est le symbole de la haute montagne à Chamonix, arriver au sommet procure toujours une grande satisfaction.

 

 

e-mail : damien.augias@freesbee.fr

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