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Chemins de fer de la Suisse Normande
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Un projet exemplaire, dans le droit-fil des attributions du nouveau ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durable :
 
Pour une vraie ligne Caen-Flers d'un RER à la hauteur des ambitions de "Caen-Metropole"
 
La ligne de chemin de fer Caen-Flers n'est plus exploitée par la SNCF depuis les années 70. Elle mérite pourtant d'être remise en valeur car cette infrastructure constitue un véritable potentiel de développement pour tout un bassin socio-économique. Les perspectives sont multiples et des expériences similaires connaissent un grand succès (voir la rubrique Regiorail ci-dessous) : Elles doivent comporter un service voyageurs de type RER, des capacités de service fret multimodal et, bien sûr, l'exploitation de trains touristiques.
A terme, la ligne de la Suisse Normande a vocation de devenir aussi le maillon central d'une ligne Laval - Le Havre qui desservirait l'aéroport de Saint Gatien et franchirait l'estuaire par un tunnel sous la Seine (projet de 3ème franchissement).
 

Le lundi 22 mai 2006, le Ministre des Transports, Dominique Perben, a annoncé le déblocage de moyens importants pour moderniser et rajeunir le réseau ferroviaire, jugé très vétuste. Près de 3,4 milliards d'euros devraient être investis d'ici 2010.

Il sera donc opportun de veiller à ce que la ligne Caen-Flers en bénéficie, maintenant que le Conseil Régional de Basse-Normandie s'est prononcé pour sa sauvegarde.

Débattre de la ligne Caen-Flers



Informations concernant la ligne
Etude économique pour la ligne Caen-Flers

Une étude sur le potentiel de trafic de la ligne SNCF Caen-Flers a été menée par les cabinets SYSTRAL et ALTERMODAL à la demande du Conseil régional de Basse-Normandie. Lancée à l'issue du débat public sur la mise en 2x2 voies de l'axe routier Caen-Flers, cette étude a conclu en août 2005 qu'un trafic potentiel de 550 voyageurs/jours était réaliste. Cependant elle se contente de comparer différentes options, sans grand rapport entre elles, pour la réutilisation de la voie ferrée : TER, train touristique ou voie verte. Il faut au contraire tout prendre en compte car ces options sont compatibles. Par ailleurs, l'étude est très mal documentée et ne comprend pas d'aspect prospectif : "avec l'augmentation du prix du pétrole, le développement très important de l'habitat dans les communes riveraines, le potentiel de la ligne pourrait dépasser largement 700 voyageurs/jour" ; Il est très surprenant que l'existance de trains-légers adaptés à la configuration de la ligne n'est pas été évoquée dans cette étude. Ce type de train existe pourtant depuis les années 1990 ; enfin, la prise en compte de l'intermodalité et celle du transport multimodal sont absentes de l'étude. L'exploitation de la ligne peut très bien comporter à la fois un service de type RER cadencé à la 1/2 heure aux heures d'affluence, un service touristique, et un service de fret de type multimodal permettant le développement des entreprises riveraines en les ouvrant sur Port 2000, au Havre, et sur les plates formes multimodales de Caen et de Mezidon (liaison à l'Euro-corridor Dunkerque-Bordeaux-Espagne). Ce point est d'autant plus important qu'un campus industriel s'est installé près de la gare de Caligny, autour de l'entreprise Faurecia. Il comporte un pôle d'excellence technique automobile incluant une école d'ingénieurs et une école de mécanisme. En conclusion, une contre-expertise serait opportune.

Le Conseil Régional de Basse-Normandie s'est prononcé le 12 décembre 2006 pour la préservation de la ligne. Dans un premier temps, elle devrait être utilisée pour l'exploitation d'un train touristique. Dès à présent, au vu de la somme des potentialités offertes et de l'intérêt des populations riveraines,  il faut travailler à son exploitation en TER periurbain. La ligne Caen-Flers doit être considérée comme un véritable lien structurant et un moteur économique pour la région et pour les deux départements concernés. En conséquence, il est indispensable de demander l'inscription de la réouverture de la ligne ferroviaire Caen-Flers au shema régional des transports et au prochain contrat de plan Etat-Région. Une pétition a été organisée dans ce sens par le Réseau Vert et a recueilli 8200 signatures.

NDLR : Pour mémoire, la ligne draine un bassin de près de 70000 habitants, en pleine croissance, sans compter : la population de Caen et de son agglomération, les voyageurs en transit, les voyageurs touristiques. Plus précisément, elle irrigue 1/4 des emplois actifs des départements de l'Orne et du Calvados. En outre, elle pourrait, se prolonger vers Domfront et intéresser les villes de Mayenne et de Laval. Enfin, il faut noter que la ligne Le Havre-Montivilliers (LER, voir le lien ci-dessous) assure 25 allers-retours quotidiens, 1 train toutes les 30 minutes, 150 voyageurs/jour à son ouverture en 2001, 1600 voyageurs/jour en 2004 . Il atteint à présent les 6700 voyageurs/jour.


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Trains touristiques TER

A voir absolument ! L'expérience du LER

Trains du futur pour la ligne Caen-Flers ?
 
East Japan Railways teste un premier train à hydrogène depuis le mois de juillet 2006.

De même qu'au Danemark, dans le Jutland pour une ligne de longueur identique, des trains utilisant la pile à combustible comme source d'énergie pourraient être utilisés sur la ligne Caen-Flers. Cette technologie "propre" permettrait en outre d'éviter l'électrification de la ligne qui ne nécessite pas de grand travaux pour une remise en service. Le même choix pourrait d'ailleurs concerner une ligne Caen-Le Havre, via l'aéroport de Saint-Gatien et un futur tunnel sous la Seine.

Le train à hydrogène


Créé le 6 janvier 2006 - dernière mise à jour le 11 janvier 2008 - rédaction B. Robert - photos B. Robert et ACF - DR


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