ADAPTATIONS DU TRAITEMENT
L'activité physique augmente l'efficacité de l'insuline et il faut faciliter la mobilisation de vos réserves en glucides. C'est pourquoi il est nécessaire de réduire vos doses d'insuline avant, pendant et après le sport. L'importance de cette réduction est fonction des individus et de leur entraînement. C'est pourquoi cette réduction devra être effectuée par tâtonnements, et son adéquation à la situation contrôlée par la surveillance glycémique. Pour fixer les idées, elle est de l'ordre de 20 à 50%. Cependant, cette réduction de la dose ne prémunit en aucun cas contre les hypoglycémies. L'absorption de glucides doit être une mesure parallèle.
Un départ en fanfare risque de mobiliser les réserves en glucides et d'induire une hyperglycémie paradoxale.
La déshydratation est favorisée par l'exercice physique et l'hygrométrie basse : en effet, comme une machine à vapeur, notre corps perd de l'eau ( et du sel ) à l'effort. Il s'ensuit une chute des performances en l'absence d'hydratation régulière. On admet que 2% de déshydratation entraîne une perte de performance de 20%.
Buvez donc sans attendre la sensation de soif ! Pendant l'effort, avalez entre 100 et 200 ml d'eau tous les quarts d'heure. Pour les adeptes des boissons dites de l'effort ( qui apportent environ 75 g de glucides par litre ), il faut savoir que deux gorgées fournissent environ 15 g de glucides et en tenir compte dans ses apports glucidiques.
Les hypoglycémies sont à redouter dans un milieu hostile. Le besoin en glucide est augmenté selon la durée et l'intensité de l'effort, les muscles consommant d'autant plus de glucides que l'effort physique est intense. Les températures froides entraînent aussi une consommation plus importante de glucides pour assurer la thermogenèse. Mangez régulièrement des glucides toutes les heures ! Des tables fournissent une approximation de départ de ces besoins en fonction de votre poids et du sport. Ainsi, par exemple, un randonneur de 70 kg aura un besoin horaire d'environ 20 à 30 g de glucides. Ces apports glucidiques seront adaptés en fonction des résultats de la surveillance glycémique horaire. Ne comptez pas sur la soi-disant marge d'une hyperglycémie au départ : cette marge est vite consommée et l'hypoglycémie peut rapidement survenir.
Si les besoins en glucides des muscles n'ont pas été couverts par des apports alimentaires réguliers durant l'effort, l'organisme a une dette de glucides et reconstituera ses réserves en glycogène durant la nuit. Pour éviter ces hypoglycémies à retardement, la meilleure prévention consiste à manger régulièrement pendant l'effort. Mais on veillera aussi à réduire la dose d'insuline du soir, dans les mêmes proportions que le jour ( de 20 à 50%).
Les décompensations cétosiques doivent être évitées à tout prix loin d'une base de secours. Or l'activité physique et le stress peuvent faire décompenser une hyperglycémie. Il ne faudra donc jamais entreprendre une activité physique avec une hyperglycémie et de l'acétone. Loin de faire baisser la glycémie, l'exercice aura dans cette situation l'effet inverse.
descente en rappel, si le cœur vous en dit!
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dernière mise à jour le 1.7.2001