C’est Zacharie, prophète d’Israel qui vécut vers 500 ans avant
Jésus-Christ, qui s’occupe particulièrement de l’avenir de la ville de
Jérusalem, sujet de haute actualité.
Ce prophète écrivit lorsque les Juifs revinrent de la transportation en
Babylone, pour rebâtir la ville et le temple qui avaient été détruits.
Mais comme tous les prophètes, il ne voit pas seulement ce qui se passait
alors, mais il prédit aussi ce qui arriverait dans un avenir loin-tain, des
événements qui ont trait à l’époque où nous vivons.
Une des prophéties les plus marquantes de Zacharie est celle-ci :
« La parole de l’Eternel fut adressée en ces mots : Ainsi parle
l’Eternel des armées : Je suis jaloux pour Sion d’une grande jalousie, je
suis saisi pour elle d’une grande et brûlante ardeur. Ainsi parle
l’Eternel : Je retourne à Sion et je demeurerai au milieu de Jérusalem.
Jérusalem sera appelée ville de la vérité, et la montagne de l’Eternel des
armées, montagne de la sainteté.
« Ainsi parle l’Eternel des armées : Des vieillards, hommes et femmes âgés, s’assiéront encore sur les
places de Jérusalem, chacun le bâ-ton à la main, à cause du grand nombre de
leurs jours. Les places de la ville seront remplies de garçons et de filles,
jouant sur les places. Ainsi parle l’Eternel des armées : Si cela
paraît être un miracle aux yeux du reste de ce peuple en ces jours-là, sera-ce
aussi un miracle à mes yeux – oracle de l’Eternel des armées ? Ainsi parle
l’Eternel des armées : Voici que je sauve mon peuple du pays de l’orient
et du pays du soleil couchant. Je les ramènerai, et ils demeureront au mi-lieu
de Jérusalem ; ils seront mon peuple, et je serai leur Dieu dans la vérité
et la justice. » (Zach. 8 : 1-7).
Ce miracle s’opérera, poursuit le prophète au chapitre suivant, lors-que le Roi fera son entrée à
Jérusalem : « Sois transportée d’allé-gresse, fille de Sion !
Lance des clameurs, fille de Jérusalem ! Voici ton roi, il vient à toi ; il est juste et victorieux, il
est humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.
Je retrancherai d’Ephraïm les chars et de Jérusalem les chevaux ; les
arcs de guerre seront retranchés. Il parlera de paix aux nations, et sa
domination s’étendra d’une mer à l ‘autre, depuis le fleuve jusqu’aux
extrémités de la terre. » (Zach. 9 : 9-10).
Le roi dont il est question ici, instaurerait donc un règne de paix universel, dont profiteraient non seulement la nation juive, mais aussi toutes les autres nations.
Or, qui est-il, ce roi de paix ?
Cette prophétie de Zacharie a été citée en Matthieu 21, lors de la seule et
unique entrée de Jésus-Christ dans Jérusalem, la veille de Sa
crucifixion : « Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent
arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples en
leur disant : Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez
aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les, et
amenez-les moi. Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez : Le
Seigneur en a besoin. Et à l’instant il les laissera aller. Or, ceci arriva
afin que s’accomplisse la parole du prophète : Dites à la fille de Sion : Voici que ton roi vient à toi, plein de
douceur et monté sur une ânesse, sur un ânon, le petit d’une bête de somme.
Les disciples allèrent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent
l’ânesse et l’ânon, mirent sur eux leurs vêtements et le firent asseoir dessus.
La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ;
d’autres coupèrent des branches aux arbres et les étendirent sur le chemin.
Les foules précédaient et suivaient Jésus en criant : Hosanna au Fils de
David ! Béni soit celui qui vient au
nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! Lorsqu’il
entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi et l’on disait : Qui est
celui-ci ? Les foules répondaient : C’est Jésus, le prophète, de
Nazareth en Galilée. » (Matth. 21 : 1-11).
Comme tous les prophètes de l’ancien testament, Zacharie confond en une
seule vision la première et la deuxième venue du Messie. Voilà pourquoi nous
trouvons chez lui : « Ton roi est juste et victorieux » ;
tandis que quand Jésus fait son entrée à Jérusalem, Matthieu omet les mots
« juste et victorieux » et ne cite que le mot « humble » ou
« plein de douceur ». Car la première venue du Christ n’avait
aucune-ment comme but d’établir son Royaume de manière victorieuse, mais son
but était de mourir, humblement, pour nos péchés, afin d’opérer pour nous le
salut éternel.
Or, le salut, les prophètes de l’ancien testament, et notamment
Zacharie,
le connaissaient bien, car nous lisons en Zacharie 3 : « Il me fit
voir le souverain sacrificateur Josué debout devant l’Ange de l’Eternel, et
Satan debout à sa droite pour l’accuser. L’Eternel dit à Satan : Que
l’Eternel te réprime, Satan ! Que l’Eternel te réprime, lui qui fait
porter son choix sur Jérusalem ! N’est-ce pas là un tison arraché du
feu ? Or Josué était couvert de vêtements sales et se tenait
debout devant l’ange. Celui-ci, prenant la parole, dit à ceux qui étaient
devant lui : Otez-lui les vêtements sales ! Puis il lui dit :
Vois, je t’enlève ta faute pour te revêtir d’habits précieux. » (Zach.
3 : 1-4).
Christ est venu pour mourir pour nos fautes et pour nos péchés, et par son
sacrifice sanglant, il a ôté notre faute. Tous ceux qui croient en Christ
peuvent dire : Nous sommes des tisons arrachés du feu. Mais, regardant de près
à notre vie pratique, Satan peut aisément nous accuser de nombreuses chutes et
de nombreux faux pas. Toutefois, Jésus Lui-même prie pour nous et plaide en notre
faveur, non pas à cause de ce que nous sommes, mais à cause de son sacrifice,
par lequel il nous a arrachés du feu et en vertu duquel nous sommes revêtus des
vêtements de la justice.
C’est pour nous arracher du feu que Jésus est venu, une première fois, il y
a deux mille ans, humble et plein de douceur, et assis sur une ânesse, il a
fait son entrée à Jérusalem, pour y être crucifié.
Après sa résurrection, c’est Lui-même qui a expliqué à ses disciples qu’il
fallait qu’il meure à Jérusalem : « Alors Jésus leur dit :
Hommes sans intelligence, et dont le coeur est lent à croire tout ce qu’ont dit
les prophètes ! Le Christ ne devait-il pas souffrir de la sorte et entrer
dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur
expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait. » (Luc 24 :
25-27).
Avant que Jésus monte au ciel, les disciples Lui demandèrent :
« Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume pour
Israël ? Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les
temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous
recevrez une puissance, celle du Saint Esprit survenant sur vous, et vous
serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et
jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes 1 : 6-8).
Et c’est ainsi que, sous la puissance du Saint Esprit, les apôtres se sont
mis à parcourir la terre entière, prêchant l’évangile de la grâce et du pardon
des péchés. C’est l’époque actuelle.
Ceux qui croient en Christ ont la responsabilité de faire retentir dans ce
monde le message de l’amour et de la grâce divines, et nous attendons le
retour de Christ. Car Il reviendra pour
établir son royaume et pour sauver Jérusalem.
Or, tous les prophètes de l’ancien testament voient, en une seule vision,
la première et la seconde venue de Christ, confondant ainsi sa venue en grâce,
et sa venue en gloire, tandis qu’ils passent sous silence la période actuelle,
celle de l’église, période placée, pour ainsi dire, entre parenthèses en ce qui
concerne les relations de Dieu en-vers Israël.
Le Messie, le Christ, reviendra donc pour sauver son peuple terrestre,
Israël, et pour délivrer Jérusalem assiégée.
Au chapitre 11, Zacharie parle de la réjection du
Messie : « Alors je dis aux brebis : Je ne vous ferai plus
paître ! Que celle qui va mourir meure, que celle qui va disparaître,
disparaisse, et que celles qui restent se dévorent les unes les autres !
Je pris ma houlette Tendresse et je la brisai, pour rompre mon alliance que
j’avais conclue avec tous les peuples. Elle fut rompue ce jour-là ; et les
plus malheureuses des brebis, qui prirent garde à moi, reconnurent ainsi que
c’était la parole de l’Eternel.
Je leur dis : Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire ;
sinon, ne le faites pas. Ils pesèrent pour mon salaire : trente pièces
d’argent. L’Eternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel
ils m’ont estimé ! Je pris les trente pièces d’argent et je les jetai dans
la Maison de l’Eternel, pour le potier. » (Zach. 11 : 9-13).
Ces dernières paroles ont été accomplies à la lettre lorsque Judas livra
Jésus pour trente pièces d’argent. Quand Judas vit que Jésus avait été
crucifié, il eut du remords, et il jeta les trente pièces d’argent au potier.
Zacharie poursuit en disant que puisque le Messie, le vrai Berger d’Israël, a été rejeté, il se lèvera un autre berger,
un faux, l’anti-christ, qui prétendra diriger Israël, mais qui le mènera à sa
perte : « L’Eternel me dit : Prends encore l’équipement d’un
berger insensé ! Car voici que moi-même je fais surgir dans le pays un
berger qui n’interviendra pas en faveur des brebis qui sont sur le point de
disparaître ; il n’ira pas à la recherche de la plus jeune, il ne guérira
pas celle qui est blessée, il n’alimentera pas celle qui est debout ; mais
il dévorera la viande de celle qui est grasse et il déchirera jusqu’à a corne
de leurs pattes. Malheur au faux berger,
qui abandonne les brebis ! Que l’épée fonde sur son bras et sur son oeil
droit ! Que son bras se des-sèche complètement, et que son oeil droit
s’éteigne tout à fait ! » (Zach. 11 : 15-17).
Dans l’Evangile selon Jean, Jésus s’écrie : « Je suis venu au nom
de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre
non, vous le recevrez ! » (Jean 5 : 43).
Cet autre, qui viendra en son propre nom, tandis que Jésus, qui est venu au
nom de Son Père, Dieu, a été rejeté, c’est l’anti-christ, celui qui conduira
Israël à sa perte.
Le prophète Zacharie nous parle ici des derniers jours, de cette période de
malheurs que Jésus nomme la Grande
Tribulation, période, brève heureusement, et après l’enlèvement de
l’église, où règnera l’anti-christ, et où Jérusalem sera de nouveau assiégée.
C’est au chapitre 13 que Zacharie nous parle de la crucifixion du Messie : « Qu’est-ce que ces blessures que
tu as aux mains ? Il
ré-pondra : C’est que j’ai été frappé dans
la maison de mes amis. » (Zach. 13 : 6). Et le prophète Zacharie
nous présente la grande tribulation, l’avènement de l’anti-christ et l’ultime
siège de Jérusalem, comme faisant suite au rejet du Messie, du Christ venu de
Dieu.
Nous lisons au chapitre 12 de Zacharie : « Menace, parole de
l’Eternel sur Israël. Oracle de l’Eternel, qui a étendu les cieux et fondé la
terre, et qui a formé l’esprit de l’homme au dedans de lui : Voici que
moi-même je fais de Jérusalem une coupe
d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour. Quant à Juda, ce sera
pendant le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre lourde à soulever pour tous les
peuples ; tous ceux qui la soulèveront seront gravement
meurtris. » (Zach. 12 : 1-3).
Nous voyons en effet autour de nous que les grands de ce monde sont
capables de résoudre des problèmes très ardus et qu’ils sont capables de
diriger de grandes nations, mais quand il s’agit de Jérusalem, c’est déjà en
effet une coupe d’étourdissement pour
eux. Personne n’est à même de nous dire comment il faut trouver une solution
aux problèmes du Moyen Orient. Car il n’y a pas d’autre solution autre que celle
voulue par Dieu.
Il y a une angoisse et un désespoir qui se manifestent en présence des
événements redoutables qui se préparent et qui font pressentir vaguement au
monde qu’il marche vers une catastrophe.
Jérusalem est la ville du Grand Roi, Jésus Christ, et c’est Lui, et Lui
seul qui apportera la paix dans le monde quand Il reviendra.
Le prophète Zacharie nous montre ainsi que l’avènement de l’anti-christ et
la grande tribulation sont la conséquence du rejet du Messie, comme le dit
aussi le Christ Lui-même dans l’évangile.
Or, quand Dieu permet une tribulation, celle-ci n’est jamais gratuite. Dieu
veut que la tribulation nous mène à la repentance, car il veut nous bénir à la
fin. C’est ainsi qu’au même chapitre où le prophète nous parle de la grande tribulation
et du siège de Jérusalem, il nous parle aussi de la repentance d’Israël :
« Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de
Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, Celui qu’ils ont
transpercé. Ils porteront son deuil, comme on porte le deuil d’un fils unique. Ils pleureront
amèrement sur lui, aussi amèrement que sur un premier-né. En ce jour-là, le
deuil sera grand à Jérusalem, comme le deuil d’Hadadrimmon dans la vallée de
Meguiddo. Le pays sera dans le deuil, chaque clan à part ; le clan de la
maison de David à part, et les femmes à part ; le clan de la maison de
Nathan à part, et les femmes à part ; le clan de la maison de Lévi à part,
et les femmes à part ; le clan de Chimeï à part, et les femmes à
part ; tous les autres clans, chaque clan à part, et les femmes à
part. » (Zach. 12 : 10-14).
Comment le prophète peut-il dire qu’ils regarderont vers Celui qu’ils ont transpercé (le
Messie), si ce Messie n’avait pas déjà apparu, dans Jérusalem, à un certain
moment de l’histoire ? Ils se repentiront, d’une repentance collective et
individuelle à la fois, et regarderont vers celui qu’ils ont transpercé. Voci
la prédiction du prophète. Voici le but que Dieu se propose en permettant la
Grande Tribulation, et un nouveau siège de Jérusalem.
Or, qui est-il, ce fils unique d’un père, sur lequel ils se lamenteront, et
qui a été transpercé à Jérusalem ? …. « Quand il eut pris le
vinaigre, Jésus dit : Tout est accompli. Puis il baissa la tête et rendit
l’esprit. C’était le jour de la préparation et, pour ne pas laisser les corps
en croix pendant le sabbat – or ce sabbat était un grand jour – les Juifs
demandèrent à Pilate de les faire enlever après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre
qui avait été crucifié avec lui. Arrivés à Jésus et le voy-ant déjà mort, ils
ne lui brisèrent pas les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté
avec une lance et aussitôt, il sortit de l’eau et du sang. Celui qui l’a vu en
a rendu témoignage et son témoignage est vrai, afin que vous croyiez, vous
aussi. Cela est arrivé, pour que l’Ecriture soit accomplie : Aucun de ses os ne sera brisé. Et
ailleurs, l’Ecriture dit encore : Ils regarderont à celui qu’ils ont percé. »
(Jean 19 : 30-35).
C’est de Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, qu’il s’agit ici. Ils
regarderont vers celui qu’ils ont transpercé, au moment où il reviendra du
ciel, pour sauver Jérusalem assiégée par tous ses ennemis. C’est alors qu’il y
aura une repentance collective d’Israël.
Nous, nous avons déjà appris à regarder vers Celui qui a été trans-percé
pour nos fautes sur la croix du Calvaire, c’est pourquoi Jésus dit : Bienheureux ceux qui ont cru sans avoir vu.
C’est au dernier chapitre de Zacharie que nous trouvons des détails sur le
dernier siège que Jérusalem aura à endurer, avant la venue en gloire du Messie,
et de sa délivrance finale. « Voici qu’un jour arrive, pour
l’Eternel ! Tes dépouilles seront partagées au milieu de toi. Je
regrouperai toutes les nations à Jérusalem pour le combat ; la ville sera
prise, les maisons seront mises à sac et les femmes violées ; la moitié de
la ville partira en déportation, mais le restant du peuple ne sera pas retranché
de la ville. L’Eternel sortira et combattra ces nations, comme au jour où il
combat, au jour de la bataille. Ces
pieds se placeront en ce jour-là sur le mont des Oliviers, qui est vis-à-vis de
Jérusalem, du côté de l’orient ; le mont des Oliviers se fendra par le
milieu, vers l’est et l’ouest, en une très grande vallée ; une
moitié de
la montagne reculera vers le nord et l’autre moitié vers le sud. Vous fuirez
alors dans la vallée de mes montagnes, car la vallée des montagnes s’étendra
jusqu’à Atsal ; vous fuirez comme vous avez fui devant le tremblement de
terre, au temps d’Ozias, roi de Juda. L’Eternel, mon Dieu, viendra, et tous ses saints seront avec lui. »
(Zach. 14 : 1-5).
C’est à la fin de la grande tribulation, quand tous les peuples se seront
assemblés pour assiéger Jérusalem, que Jésus reviendra, en gloire, accompagné
de Son Eglise (« tous ses saints seront avec lui ») de l’Eglise donc
qu’Il aura enlevée avant la grande tribulation. Et Ses pieds se tiendront sur
le mont des Oliviers. Du même endroit où il est monté au ciel, il y a deux
mille ans, en ce même endroit Il revien-dra pour sauver son peuple terrestre,
Israël, et pour établir son Roy-aume.
Jérusalem sera ainsi sauvée.
Dans les versets qui suivent le prophète Zacharie donne encore quelques
détails sur la dernière bataille des peuples qui aura lieu au Moyen
Orient : Armaguédon : « Voic la plaie dont l’Eternel frappera
tous les peuples qui auront dirigé leurs armées contre Jérusalem : La
chair de chacun tombera en pourriture, tandis qu’il sera sur pied, ses yeux
tomberont en pourriture dans leurs orbites, et sa langue tombera en pourriture
dans sa bouche. En ce jour-là se produira parmi eux un grand bouleversement
causé par l’Eternel ; l’un prendra l’autre par la main, et chacun lèvera
la main sur l’autre. » (v. 12-13).
C’est ainsi que seront détruites toutes les nations qui s’élèveront con-tre
Dieu et contre son Oint, Jésus Christ.
Christ établira son règne de paix et du justice, et Jérusalem sera la
capitale d’un monde nouveau : « Alors tous ceux qui subsisteront de
toutes les nations venues contre Jérusalem, monteront chaque année pour se
prosterner devant le roi, l’Eternel des armées, et pour célébrer la fête des
Huttes. Alors s’il y a des familles de la terre qui ne montent pas à Jérusalem
pour se prosterner devant le roi, l’Eternel des armées, la pluie ne tombera pas
sur elles. » (Zach. 14 : 10-15).
Christ règnera et, comme le dit Ezéchiel : « Le nom de la ville
sera : L’Eternel est ici. »
Tous ceux qui croient actuellement en Christ, et qui constituent Son Corps,
Son Eglise sur la terre, seront enlevés par Christ avant la grande tribulation,
avant que les jugements apocalyptiques ne fondent sur la terre. Cette venue de
Christ pour enlever son Eglise s’appelle la Parousie. A la fin de la grande tribulation Christ viendra, comme
nous l’avons vu en Zacharie, pour délivrer Jérusalem assiégée, et pour régner
en gloire et en puissance, c’est l’Epiphanie.
C’est Lui qui a montré son grand amour envers des pécheurs lorsqu’Il fit son entrée, il y a deux mille ans, à Jérusalem, acceptant humble-ment de mourir pour nous sur la croix. Mais c’est Lui aussi qui est le Roi des roi et le Seigneur des Seigneurs, et nous attendons son prochain retour.
Le caractère de ce glorieux règne de Christ est décrit, non seulement chez
le prophète Zacharie, mais aussi chez Ezechiel, et chez Esaïe, qui, lui, donne
des descriptions d’une terre renouvelée, où il n’y aura plus ni guerre, ni
famines, ni injustice. C’est ce règne glorieux de Christ que nous attendons
bientôt, règne millénaire et unique réponse à toutes les questions qui se
posent actuellement dans le monde.