LE SERPENT D’AIRAIN

QUE TON RÈGNE VIENNE
 

 

 

 

 

 

 

 


Des possibilités sans limites sont à la disposition de Celui qui créa l’univers du néant. Chacun qui contemple la voûte céleste avec le soleil, la lune et les étoiles et toute sa grandeur, ou bien les merveilles du monde animal et floral, sait que Dieu accomplira de la même façon miraculeuse, toutes ses promesses qui concernent l’avenir. Nous souhaitons donc ardemment être assurés d’une place dans le monde qui est à venir. La plupart des hommes ne pensent qu’avec souci à l’avenir, car il y a en effet, en ce moment, des problèmes à l’échelle mondiale qu’aucun gouvernement terrestre ne saurait solutionner. Nous pensons au chômage, aux dettes impay­ables dont souffrent toutes les nations, à la violence et aux guerres et famines ici et là, et nous comprenons que plusieurs recherchent le changement, quoiqu’il en advienne. Mais pourtant c’est Dieu seul qui peut créer un monde meilleur, et les croyants expriment leur aspiration vers ce monde meil-leur en priant: “Que ton règne vien­ne”. Ce règne à venir ne sera pas essentiellement, comme le pensent plusieurs, une sorte de changement intérieur, ou bien une conver­sion massive au profit de telle ou telle église, mais la Bible nous montre clairement qu’il n’y aura rien de plus concret et de plus tan­gible que le règne de Celui qui sera Roi des rois et Seigneur des seigneurs et dont le pouvoir s’étendra sur la terre habitée toute en­tière. Les déserts fleuriront comme la rose, de leurs épées ils forge­ront des socs, et même dans le monde animal “le loup séjournera avec l’agneau… et un petit garçon les conduira.” (Es. 11:6) Dans ce règne futur il n’y aura plus ni guerre, ni maladie, ni injustice, ni calamités.

Le monde où nous vivons actuellement est caractérisé par la révolte et l’inimitié contre Dieu, car les premiers hommes ont préféré obéir au Dia­ble plutôt qu’à Dieu. C’est ainsi que l’histoire de l’humanité est faite de crimes, de haines et de guerres, et le monde est sur le point de tomber dans les horreurs de l’apocalypse. Ce monde se prépare pour la tyrannie de l’Antichrist, l’inique, l’homme de péché (2 Thess. 2) et la situation dans le monde est telle aujourd’hui, qu’il n’y a qu’une seule solution à tous les problèmes qui se posent: C’est le retour de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Car c’est du très prochain retour de Christ que nous voulons vous parler, cher lec­teur. Il est venu il y a deux mille ans, dans ce monde, pour mourir pour nos péchés sur la

croix du Calvaire, mais il reviendra bientôt, d’abord pour chercher et enlever Son église, ceux qui croient en Son nom, avant que viennent les jours de l’Antichrist, et avant que ne fondent les terri­bles jugements apocalyptiques sur la terre: “Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel; et les morts en Christ ressusciteront premièrement; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air; et ainsi nous serons tou­jours avec le Seigneur.” (1 Thess. 4:16-17) C’est ensuite qu’il y aura l’Apocalypse et le terrible règne de l’Antichrist. Mais au moment où le mal aura atteint son apogée, Jésus-Christ viendra du ciel, avec Son église, pour détruire le trône de l’iniquité et pour établir Son règne de paix et justice. Car Dieu, le Créateur tout-puissant de l’univers, est un Dieu d’amour envers tous les hommes, et c’est Lui qui nous a tracé le chemin pour être délivrés du pouvoir des ténè­bres et être transportés dans le royaume du Fils de son amour, le Seigneur Jésus. Afin d’avoir part à son glorieux règne de paix et de justice, il nous offre gratuitement sa paix, le pardon de nos péchés, et la vie éternelle. Car le Seigneur Jésus a porté sur la croix tous nos péchés, de sorte que quiconque croit en lui ne périra point. Ce monde impie s’en va à la perdition, mais les croyants auront part au règne de Christ quand Il reviendra. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3 :16). 

 

LE SERPENT D’AIRAIN

(Le pardon des péchés)

 

 

“Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi Il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en Lui ne pé­risse pas, mais qu’Il ait la vie éternelle.” (Ev. de Jean 3:14-15)

Dieu avait promis aux Israélites la terre de Canaan, cette terre fer­tile, abondante en oliviers et en vignes, et découlant de lait et de miel. Pour s’y rendre, ils devaient traverser un aride désert; et quoique Dieu satisfît à leurs besoins pendant leur voyage, ils mur­murèrent contre Lui et allèrent jusqu’à mépriser les bénédic­tions dont il les comblait. Pour les punir de leur ingratitude, le Seigneur envoya parmi eux des serpents brûlants qui mordirent le peuple, de sorte qu’il en mourut un grand nombre. Les Israéli­tes repentants vinrent à Moïse, le conducteur que l’Eternel leur avait donné; ils lui confessèrent le péché qu’ils avaient commis en se laissant aller au murmure, et le prièrent d’intercéder pour eux, afin que les serpents fussent retirés. Moïse donc pria pour le peu­ple, et le Seigneur lui dit: “Fais-toi un serpent brûlant (semblable à l’un de ceux qui ont mordu le peuple), et mets-le sur une perche; et il arrive­ra que qui­conque sera mordu et le regar­dera, vivra.” (Nombres 21:4-9) Lec­teur, qui que vous soyez, vous êtes précisément dans le même état que l’Israélite qui avait été mordu par les serpents brûlants. Le pé­ché habite en vous: vous souf-frez de la morsure. Riche ou pauvre, jeune ou vieux, respecté ou méprisé, vous êtes pécheur; vous avez au dedans de vous les effets de la morsure du péché et de Satan, et ces effets sont: la mort. Le poison opère dans votre coeur qui, comme le dit la parole de Dieu, est “désespérément ma­lin.” Il vous est impossible de vous guérir vous-même; vous ne pouvez, de quelque manière que ce soit, éviter la mort, qui est la conséquence du péché qui habite en vous. Toute la science des médecins ne peut l’éloigner; et, eussiez-vous toutes les richesses de la terre, vous ne pourriez l’engager à se tenir loin de vous. Même pendant que vous lisez ces paroles, vous vous avancez vers elle. Et pourquoi vous est-il ordonné, ainsi qu’à tous les hom-mes, de mourir une fois, si ce n’est parce que “tous ont péché”? Tel est donc votre état! Le poison du péché opère en vous, dans le silence peut-être et en secret, mais continuellement et avec efficace, et l’effet de cette opération, c’est la mort!

Or, comme le serpent d’airain fut élevé sur une perche, afin que les pauvres Israélites mourants pussent fixer les yeux sur lui et ainsi être guéris, de même Jésus a été élevé sur la croix, afin que tout pé­cheur qui croit en Lui ait la vie éternelle. L’Israélite n’avait autre chose à faire qu’à regarder; et vous, vous n’avez qu’à croire. Vous demanderez peut-être: “Comment la simple foi en Jésus peut-elle me sauver de mes péchés? Cela est-il possible? Je ne le comprends pas.” Les Is-raélites auraient pu tenir le même langage. Ils auraient pu dire à Mo-ïse: “Comment la vue de ce ser­pent d’airain peut-elle nous guérir de nos douloureuses plaies?” Mais quelle eût été la réponse du serviteur de Dieu? “Regardez seule­ment - croyez ma parole, ou plutôt la parole de votre Dieu. Jetez seule­ment un faible regard sur ce serpent, un re-gard mou­rant, et vous vivrez. Ah! Si vous sentez les douleurs de ce venin qui coule dans vos veines, si vous connaissez les terribles ago-nies de la mort qui est la suite de cette affreuse morsure, vous cesse­rez de raisonner. Vous croirez que ce que je vous dis est vrai, même parce que vous désirerez qu’il en soit ainsi, parce que vous voudrez être sauvé.” C’est ainsi qu’aurait parlé Moïse, et c’est de cette manière aussi que je voudrais vous répondre. Croyez seulement ce que Dieu dit: “Qui croit au Fils a la vie éter­nelle.” (Jean 3:36) Vous périssez! Dieu vous présente le remède. La de­mande qu’il vous fait n’est-elle pas bien simple - de croire et d’être sauvé? Ce n’est pas ma parole que je vous dis, c’est celle de Dieu même. Ce n’est pas mon message de salut, c’est celui de Dieu. Il sait que vous ne pouvez vous sauver; il sait que toutes vos prières, toutes vos larmes ne peuvent effacer un seul péché, et il sait qu’à moins qu’ils ne soient tous lavés, tous pardonnés et effa­cés, vous ne pouvez échapper aux justes consé­quences du péché - la mort éter­nelle. Dieu, dans son in-sondable amour, fait donc dépendre le salut de l’homme de l’oeuvre de Jésus, et non de ce que peut faire le pé­cheur, ou pour mieux dire, de ce qu’il ne peut pas faire. Regardez à Jésus; croyez que Dieu a fait péché celui qui n’a pas connu le péché; croyez que son but, en venant ici-bas en ressem­blance de chair de péché, était de nous sauver; que le motif pour lequel il souf­frit la croix était de glorifier Dieu en portant le pé­ché et son affreux châtiment, pour le salut du pécheur. Jetez sur lui le regard de la foi, et vous serez sauvé. L’Israélite, s’il croyait les paroles de Moïse, re­gardait le serpent quelque éloigné qu’il en fut. Les yeux déjà ternis par les ap­proches de la mort, à peine respirant encore, il jetait un regard sur le serpent, et cela suffisait: Il se levait vivant, un nouvel homme pour ainsi dire. Le venin du serpent brûlant perdait sa force; et celui qui, un mo­ment auparavant, était sur le point de mourir, recouvrait instan­tanément la vigueur et la santé, capable de marcher et de combattre les combats du Seigneur. Il en sera de même de vous, si vous jetez sur Jésus un simple regard, un regard de foi, met­tant en lui et dans ce qu’il a fait pour votre âme, une pleine confi­ance, comme celle d’un petit enfant: - si vous croyez le témoignage de Dieu au sujet de son Fils, vous êtes éter­nellement ra­cheté, éternellement sauvé, il n’y a plus pour vous aucune condamnation: non; mais la vie, la joie, la paix, la gloire seront votre partage!

 

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