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Une discographie sélective et critique des grands disques de Latin-Jazz ou Jazz Afro-Cubain, classée alphabétiquement par grands interprètes, plus une sélection douvrages généraux et spécialisés ainsi quune filmographie sommaire. En introduction, nous vous proposons un bref historique chronologique, ainsi quun glossaire des termes les plus usités. Copyright Philippe Saut, 1998.
Un peu dhistoire La musique cubaine est une musique très riche, variée, protéïforme, qui donnera naissance à de nombreux courants : rumba, mambo, cha cha cha. Mélangée au jazz, elle donnera naissance au latin-jazz ou jazz afro-cubain puis, plus tard, à la salsa. Le latin-jazz nait donc de la fusion du jazz et de la musique afro-cubaine. Longtemps les musiques des Caraïbes et les rythmes cubains ont exercés une fascination sur les jazzmen, en partie à cause de lauthenticité qui sen dégage et de la rigueur de leur mise en place. En effet, dans ces musiques, lâme du continent noir se manifeste de façon flagrante, et la polyrythmie africaine y est plus présente que dans le jazz. Cela sexplique par le fait que les africains des Caraïbes, contrairement aux noirs des Etats-Unis, ont pu conserver une partie de leurs rites et de leurs rythmes (les tambours dorigines africaines ont longtemps été interdits aux noirs par les lois racistes de lUnion).
Les débuts du "cross-over" Si la naissance officielle du latin-jazz date de laprès deuxième guerre mondiale, à plusieurs reprises déjà, dans lhistoire de la musique, des passerelles avaient été posées entre la musique cubaine et les musiques populaires dAmérique du Nord. Dés 1910, W.C. Handy, un des pères du blues, compositeur, entres autres, du célèbre "St. Louis Blues", ramènera dun voyage à Cuba des rythmes latins. Plus tard, à la Nouvelle-Orléans, le pianiste Jelly Roll Morton développe, à travers son jeu de piano, des accentuations et des variations rythmiques appelées "latin tinge".
Quand Cuba se met à swinguer Mais cette influence nest pas à sens unique. Ainsi, cest à partir des années 20 que le jazz débarque à Cuba, et la visite de Duke Ellington dans lîle, en 1933, ne fait quaccroître lintérêt du public pour cette musique. Le même Duke Ellington ouvrira la voie au "jazz cubain", quelques années plus tard, grâce aux compositions de son tromboniste portoricain Juan Tizol, qui mêlent aux harmonies du jazz nord-américain, les rythmes afro-cubains : "Caravan" (1937), "Conga Brava" (1940) et "Perdido" (1942). La visite du "Duke" à Cuba va ainsi pousser quelques arrangeurs et musiciens locaux à explorer les possibilités harmoniques quoffre le jazz, en réorchestrant certains titres traditionnels. De nombreux orchestres vont peu à peu sinspirer de cette formule, mêlant section de cuivres jazz et section de percussions latines, et jouant un répertoire varié allant des standards américains aux musiques typiques. Mais le jazz cubain aura du mal à se sortir de cette double influence pour développer un style propre. Il y parviendra après la guerre, dans le creuset new-yorkais, où harmonies complexes du jazz et polyrythmies des percussions cubaines vont donner naissance au latin-jazz.
Nueva-York : larrivée de la musique latine aux Etats-Unis Après la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis accueillent beaucoup dimmigrés cubains et portoricains qui fuient la misère et le racisme de leurs pays. Parmi eux, figurent de nombreux musiciens, attirés par la ville de New-York et son perpétuel bouillonnement culturel. Dans les premiers temps, peu dentre eux sortent de lanonymat. Mais bien vite, avec la colonie hispanique qui se développe, les clubs du quartier de East Harlem (surnommé "El Barrio") programment des orchestres cubains et portoricains et organisent de batailles musicales. Néanmoins, cette musique ne franchit pas encore les frontières des quartiers populaires à forte concentration de latinos. Il faut attendre le succès du thème "El Manisero" ("The Peanut Vendor") pour que la musique latine dépasse le cadre de son public dorigine et touche la population blanche. Composé par Don Azpiazu, à partir dun air traditionnel cubain, cette chanson connaîtra un énorme succès aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Les Américains vont semballer alors pour la musique cubaine et la rumba.
Harlem : be-bop et rythmes latins Dizzy et lafro-cubanisme Le be-bop est né à la fin des années 30, du désir de quelques musiciens de jazz afro-américains de sécarter du swing pour trouver une nouvelle forme dexpression musicale. Dizzy Gillespie, Charlie Parker et Thelonious Monk vont révolutionner le jazz et donner naissance au be-bop. Cest durant cette période que Dizzy découvre les rythmes afro-cubains en fréquentant, avec dautres musiciens de jazz tels Duke Ellington, le Palladium Ballroom, dancing de Broadway, dont la programmation, confiée à un portoricain, met en vedette des groupes des Caraïbes. Dizzy fréquente aussi le club Savoy Ballroom, dont les soirées sont animées par lorchestre cubain dAlberto Soccaras, un des pionniers du latin-jazz. Soccaras va prendre Gillespie sous sa protection et linitier aux rythmes cubains et à la "clave" (rythme de base) en particulier. Dizzy va également participer à un éphémère groupe de latin-jazz en compagnie de Mario Bauza, en marge de lorchestre de Cab Calloway, dans lequel ils travaillent tous deux. Cette influence ne va pas tarder à se faire entendre dans la musique du trompettiste à travers des thèmes très colorés comme "A Night In Tunisia" et "Pickin the Cabbage", quil compose dés 1941.
Les Afro-Cubans Ayant quitté lorchestre de Cab Calloway, Mario Bauza, musicien et arrangeur cubain arrivé de La Havane en 1937, se produit dans de nombreux clubs de la ville en compagnie du groupe quil vient de fonder "The Afro-Cubans", dont la musique intègre les trouvailles du be-bop dont Bauza partage le modernisme, tout en y intégrant les rythmes de son île natale. Formé en 1940, ce groupe compte aussi dans ses rangs le chanteur et percussionniste Machito, beau-frère de Bauza. Les Afro-Cubans vont connaître un succès considérable dès leurs débuts, en partie grâce aux talents darrangeur de Bauza et à lexubérance de Machito. Leur thème "Tanga", nait dune improvisation collective sur la grille du traditionnel "El Botellero" un soir de 1943 au club La Conga de New-York, va devenir très vite lemblème du latin-jazz. Peu après, Bauza, pour renforcer sa section rythmique, va intégrer à lorchestre Tito Puente aux timbales et Chano Pozo aux congas.
1947 : le déclic Bauza avait mêlé le jazz à la musique cubaine, Dizzy va faire le contraire en intégrant, de plus en plus, la musique et les rythmes cubains au jazz. Cest larrivée de Chano Pozo chez Gillespie qui va être le facteur déterminant de cette orientation. Chano Pozo, percussionniste hors-pair, avait déjà travaillé chez Mario Bauza, et cest sur les conseils de ce dernier que Gillespie lengage dans le but de donner une couleur de plus en plus caribéenne à sa musique. Cest la première fois dans lhistoire du jazz que des percussions latines sont intégrées à un big-band. Pozo, à lépoque, traînait son "quinto" (petite conga aiguë) dans tous les clubs de Harlem, et sétait fait une solide réputation en tant que percussionniste. Engagé au printemps 1947 chez Gillespie, ils vont répéter tout lété et une partie de lautomne afin de bien mettre au point la formule rythmique batterie jazz + percussions latines. Cest au mois de décembre 1947 que Chano Pozo fait officiellement son entrée dans le grand orchestre de Dizzy Gillespie. Influencé par les chants et les rythmes de Chano, Gillespie va composer des thèmes qui vont bientôt devenir des emblèmes du latin-jazz : "Manteca" (sur des arrangements de Chico OFarrill), "Cubana Be", "Cubana Bop", "Guarachi Guaro", "On the Bongo Beat", "Tin Tin Deo". Le public américain va découvrir et senthousiasmer pour cette fusion musicale lors dun concert resté mémorable au Carnegie Hall. LEurope ne sera pas en reste grâce à la tournée de lhiver 1948 qui passera par Paris et où les jazzmen français découvriront à la fois le be-bop et les rythmes cubains de Chano Pozo.
La fusion jazz et rythmes latins continue : mambo, cha cha cha Les rythmes et mélodies latines des Caraïbes, jazzifiées, vont donner naissance à dautres styles musicaux très populaires à partir des années 50 et qui participent de la même démarche que celle du latin-jazz. Ainsi le mambo, qui nest autre quun "Danzon" jazzifié, prend forme sous la houlette du chef dorchestre Perez Prado, et va envahir lEurope et les Etats-Unis à partir des années 50. Nombreux sont les jazzmen qui vont se frotter à ce nouveau genre musical au cours des soirées endiablées du Palladium Ballroom de New-York, qui continue à constituer un fantastique creuset dexpérimentations musicales entre jazzmen et musiciens latinos. Le Palladium étant situé à quelques encablures du fameux club de jazz le "Birdland", sur la 52ème rue, il attire de nombreux jazzmen, venus sinitier au mambo et au cha cha cha qui en est une forme. Cest également à cette époque que commence la rivalité musicale entre les orchestres de Tito Puente et Tito Rodriguez pour le titre de "roi du mambo". Lutte qui va durer jusque dans les années 60, lun et lautre rivalisant avec des arrangements de plus en plus complexes et audacieux, enregistrant avec des musiciens de jazz, mais sans jamais perdre de vue que le mambo est avant tout une musique de danse. Lintermède "boogaloo" Larrivée du boogaloo, au début des années 60, va coïncider avec la crise de la musique latine. Le Palladium Ballroom ferme ces portes, la crise de la baie des cochons coupe les ponts entre la communauté cubaine new-yorkaise et lîle, les portoricains, immigrés en masse au début des années 50, forment désormais la communauté hispanique la plus importante et dont linfluence musicale va être de plus en plus marquante. Avec larrivée du rock, puis de la pop music, la musique latine perd peu à peu de son public. De manière à récupérer une audience en baisse, les orchestres latinos vont alors se tourner vers la soul music, la pop music et le rhythmnblues et mélanger une nouvelle fois les genres. Cela va donner le boogaloo, musique hybride mais très dansante. Certains artistes se feront une spécialité de reprises latines de tubes pop de lépoque (Pucho & His Latin Soul Brothers, en sont le plus brillant exemple).
Les retrouvailles avec le jazz : la salsa La renaissance de la musique latine va se faire vers la fin des années 60 avec lapparition de la salsa, issue à lorigine dune modernisation, dune "jazzification", des orchestres cubains traditionnels : les "charangas", orchestres à base de flûtes et violons cubains auxquels on va substituer des sections de cuivres jazz. Mais la salsa va aussi subir linfluence déterminante de la musique latine de Porto Rico. En effet, elle nait à lhôtel Saint-George de Brooklyn, où les Lebròn Brothers, un groupe de portoricains, animent des soirées débridées. Bientôt, le Saint-George est remplacé par le Cheeta club qui va devenir le lieu de rendez-vous de tous les salseros new-yorkais et de tous les musiciens de latin-jazz qui se rattachent à ce mouvement : Tito Puente, Ray Barretto, Eddie et Charlie Palmieri, Machito. Lirruption de la salsa coïncide aussi avec une prise de conscience de la communauté cubaine new-yorkaise de sa propre identité et de sa culture. A partir de là, la salsa va connaître une succès qui ne se démentira pas jusquà aujourdhui, où elle est plus que jamais à la mode grâce à la vogue de la world music. Lapparition de la salsa à permi de remettre en scelle la musique latine, qui avait perdu de son audience au fil des années 60 et qui sétait fourvoyée dans des directions très commerciales. De plus elle à permi douvrir le latin-jazz à un public plus large que le public traditionnel du jazz. En cela elle peut être considérée comme une branche plus accessible du latin-jazz, bien que la frontière entre les deux soit difficile a cerner.
1923 Pour la toute première fois, Jelly Roll Morton utilise un rythme latin quil appelle un "spanish tinge", dans son solo de piano sur le thème "New Orleans Joys". 1937 Juan Tizol, tromboniste du grand orchestre de Duke Ellington, compose le thème "Caravan". 1939 Mario Bauza recommande à Cab Calloway le saxophoniste Dizzy Gillespie. 1940 Machito forme les Afro-Cubans. 1941 Mario Bauza rejoint lorchestre de Machito en tant que directeur musical et commence à écrire des arrangements pour le groupe. 1943 Mario Bauza compose le thème "Tanga". 1947 Cest la naissance du jazz afro-cubain, lorsque Chano Pozo rejoint le grand orchestre de Dizzy Gillespie. Ensemble ils enregistrent "Manteca", "Cubana Be" et "Cubana Bop". Stan Kenton engage dans son orchestre le guitariste Laurindo Almeida et le percussionniste Jack Costanzo, et emploi Machito aux maraccas pour la séance denregistrement doù sortiront les thèmes "Cuban Carnival" et "The Peanut Vendor". 1948 Chano Pozo est assassiné. Charlie Parker, Flip Philips et Buddy Rich enregistrent avec lorchestre de Machito. 1949 Larrivée de Jack Costanzo aux bongos transforme le trio de Nat King Cole en quartet. Chico OFarrill écrit des arrangements pour les orchestres de Stan Kenton et Benny Goodman. 1951 Cal Tjader quitte le trio du pianiste Dave Brubeck et commence à enregistrer des albums solo comme batteur et percussionniste. 1954 Cal Tjader enregistre son premier album de latin jazz. 1956 Les deux disques les plus significatifs de cette année là sont les albums du grand orchestre de Stan Kenton, "Cuban Fire" (dont le thème principal "Cuban Fire", est composé par Johnny Richard) et le disque de Tito Puente, "Puente Goes Jazz". 1958 Cal Tjader enregistre lalbum "Latin Concert" avec son sextet comprenant le pianiste Vince Guaraldi et les percussionnistes Willie Bobo et Mongo Santamaria. 1959 Mongo enregistre pour la première fois son thème "Afro-Blue". Le flûtiste Herbie Mann monte un groupe afro-cubain qui rencontrera un grand succès. 1961 Le percussionniste Ray Barretto enregistre son premier album en tant que leader. 1974 Le pianiste Chucho Valdes devient directeur musical du groupe cubain Irakere. 1976 Le percussionniste Poncho Sanchez rejoint le groupe de Cal Tjader. 1978 Le groupe Irakere (avec Arturo Sandoval à la trompette et le saxophoniste Paquito DRivera) enregistre un album en public au Festival de jazz de Montreux (Suisse). 1982 Mort de Cal Tjader. Tito Puente et Poncho Sanchez commencent à enregistrer régulièrement pour la compagnie discographique Concord Picante, spécialisée dans la salsa et la latin-jazz. Le trompettiste et percussionniste Jerry Gonzalez et son groupe, le Fort Apache Band, enregistrent leur premier album. 1983 Mort de Willie Bobo. 1984 Dave Valentin enregistre son premier album pour la compagnie GRP. 1988 Jerry Gonzalez enregistre le disque "Rumba Para Monk", une version latin-jazz des thèmes les plus connus de Thelonious Monk. 1989 Dizzy Gillespie tourne et enregistre avec son orchestre United Nation Band. 1990 Le trompettiste Arturo Sandoval demande lasile politique aux Etats-Unis. Le pianiste cubain Gonzalo Rubalcaba se produit au festival de jazz de Montreux en compagnie de Charlie Haden et Paul Motian. 1991 LAfro-Cuban Jazz Orchestra de Mario Bauza enregistre lalbum "Tanga". La flûtiste Jane Bunnett enregistre à La Havane lalbum "Spirits of Havana". 1992 Tito Puente enregistre son centième disque. 1993 Mort de Dizzy Gillespie et Mario Bauza.
Répertoires généraux : dictionnaires et encyclopédies *PLOUGASTEL Yann, dir. - La Chanson mondiale depuis 1945 - Larousse, Paris, 1996. *CARLES Philippe, CLERGEAT André, COMOLLI Jean-Louis, dir. - Dictionnaire du jazz -
Robert Laffont, Paris, 1996. *LEDUC Jean-Marie - Le Dico des musiques - Seuil (Les discos de point virgule), Paris,
1996. *KERNFELD Barry, dir. - The New grove dictionary of jazz - Mac Millan press, Londres,
1988. *The Penguin Encyclopedia of popular music - Penguin books, Londres, 1990. *The All-Music guide to jazz - Miller Freeman, San Francisco, 1995.
Ouvrages généraux sur le jazz :
*BERENDT Joachim-Ernst - Le Grand livre du jazz - Editions du Rocher, 1986. *FORDHAM John - Jazz : lhistoire, les instruments, les musiciens, les disques -
Hors Collection, Paris, 1995. *ARNAUD Gérard, CHESNEL Jacques - Les Grands créateurs de jazz - Bordas (Les
Compacts), Paris, 1989. *MALSON Lucien - Histoire du jazz et de la musique afro-américaine - Seuil, Paris,
1994. *MALSON Lucien - Des musiques de jazz - Parenthèses/Epistrophy, Paris, 1983.
Ouvrages spécialisés :
*GOMEZ José Manuel - Guide essentiel de la salsa - La Mascara France, 1996. *LEYMARIE Isabelle - La salsa et le latin jazz - Presses Universitaires de France,
Paris, 1993. *LEYMARIE Isabelle - Du tango au reggae : musiques noires dAmérique Latine et des Caraïbes - Flammarion, Paris, 1996. *LEYMARIE Isabelle - Musiques caraïbes - Cité de la musique/Actes Sud, Arles, 1996. *LEYMARIE Isabelle - La musique sud-américaine : rythmes et danses dun continent
- Gallimard (Découvertes), Paris, 1997. *LEYMARIE Isabelle - Cuban fire : musiques populaires dexpression cubaine - Outre
mesure, Paris, 1997. *CARPENTIER Alejo - La musique à Cuba - Gallimard, Paris, 1985. *ROBERTS J.S. - Black music of the two worlds - New York, 1972. *ROBERTS J.S. - The latin tinge : the impact of latin american music on the United States - New York, 1979. *MARTINEZ Mayra A. - Cubanos en la musica - Ed. Letras Cubanas, La Havane, 1993. *ROLDON Cesare Miguel - El libro de la salsa : cronica de la musique del Caribe urbano - Editorial Arte, 1980. *CHARLEY Gérard - Salsa, the rhythm of Latin music - White Cliffs Media Company, 1989. *CALVO OSPINA Hernando - Salsa ! : Havana heat : Bronx beat - Latin America Bureau, 1995.
Articles de presse, thèses, extraits de revues :
*GERSCHENFELD Abel - Chauds latins : article concernant la naissance de la salsa dans le New-York des années 60 et son évolution au fil des décennies suivantes, paru dans Les Inrockuptibles, du 15 au 21 novembre 1995, pp. 52-53. *TORDJMAN Gilles - Les maîtres du son : article sur Benny Moré et Guillermo Portabales à loccasion de la sortie de deux compilations de ces artistes, paru dans Les Inrockuptibles, du 22 au 28 mai 1996, p. 48. *TORDJMAN Gilles - A nul autre second : article sur Compay Segundo, le roi du son cubain, à loccasion de la sortie dune anthologie de ses plus grandes compositions, paru dans Les Inrockuptibles, du 5 au 11 juin 1996, pp. 46-47. *DENIS Jacques - Avec tambours & trompette : article sur le parcours musical de Jerry Gonzalez à loccasion de la sortie de son album "Fire Dance", paru dans Les Inrockuptibles, du 21 août au 3 septembre 1996, pp. 52-53. *DORDOR Francis - Dossier sur Cuba, dun point de vue musical, politique et culturel avec une excellente interview de Ry Cooder sur lenregistrement à Cuba de Buena Vista Social Club, paru dans Les Inrockuptibles, n°113, juillet-août 1997, pp. 19-30. *Musiques du monde, musiques de rue : Parade caraïbe autour des arènes (La féria de Nîmes, supplément de 4 pages). Article consacré à la musique de Ray Barretto à loccasion de sa venue à la féria Nîmes, Le Monde du 31 mai 1990. *Cuba : la culture naufragée : Le retour dun père fondateur : Le mambo, la Tebaldi et Las Vegas. Article sur un des pères fondateurs du mambo, Israel "Cachao" Lopez, à loccasion de la sortie de son disque "Master Sessions, vol. 1", Le Monde du 6 octobre 1994. *Israel "Cachao" Lopez, le petit homme rond à la contrebasse véloce. La biographie de Cachao à loccasion de sa venue à Paris, Le Monde du 15 mars 1995, p. 26. *MORTAIGNE Véronique - A La Havane, ni la révolution ni la pénurie nont eu raison de la salsa. Le Monde du 18 octobre 1995, p. 24. *MORTAIGNE Véronique - Ray Barretto reviens au jazz. Le parcours musical de Ray Barretto à loccasion dune série de concerts donnée à Paris en compagnie de son groupe le New World Spirit, Le Monde du 16 février 1996, p. 24. *LABESSE Patrick - Compay Segundo, Légende de la musique cubaine. Article consacré à Compay Segundo à loccasion de sa venue à Paris pour une série de concerts, Le Monde du 10 juin 1996, p. 23. *MORTAIGNE Véronique - Les bonnes combines du système étatique. Sur la difficulté des artistes cubains à organiser des tournées à létranger à cause du raidissement de la politique castriste, Le Monde du 18 octobre 1996, p. 24. *LABESSE Patrick - Producteurs et musiciens étrangers affluent sur la route de La Havane. Lauteur enquête sur les raisons de la venue à Cuba de nombreux musiciens, sur les traces de Ry Cooder ou du jazzman Steve Coleman, Le Monde du 21 avril 1997, p. 18. *BOGGS Vernon W., dir. - Salsiology : Afro-Cuban music and the evolution of salsa in
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: An analysis of new musical directions - extrait de la revue Latin american music
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extrait du périodique Revista musical chilena, Chili, Vol. XLII/169 (janvier-juin 1988),
pp. 37-42.
Machito : A Latin Jazz Legacy - 1987 - 58 min., concert filmé, couleur, USA. Latin American Percussion - 1988 - 60 min., concert filmé, couleur, USA. Flora Purim and Airto : Latin Jazz All-Stars - 1988 - 60 min., concert filmé, couleur, USA. Latina Familia - 1987 - 60 min., documentaire, couleur, USA. The Mambo Kings - Arnold Glimcher - 1992, Warner Bros., 100 min, USA. Salsa : Latin Pop Music in the Cities - 1989 - 60 min., concert filmé, couleur, USA. A night in Havana - Concert filmé de Dizzy Gillespie à La Havane, date probable : fin 1980/début 1990 aucune autre référence disponible. Mégamix : Cubafrica - Martin Meissonnier - 1990, La Sept/Arte, 50 min., couleur, France. Son cubano, une histoire de la musique cubaine - Jean-Christophe Hervé - 1992, KS Vision/La Sept/Arte, 90 min., couleur. Salsa - Yves Billon - 1990, Les Films du village, 52 min., couleur. Salsa 1, New-York, Notre monde latin - Yves Billon -1991, Home sweet home/Ed. La Sept, 52 min., couleur. Salsa 2, Colombie, Un pays tropical - Yves Billon - 1991, Ed. Home sweet home, 52 min., couleur. Salsa 3, Puerto Rico, Ca balance sous les cocotiers - Yves Billon - 1991, Ed. Home sweet home, 52 min., couleur. Salsa 4, Vénézuela, Visa pour les barrios - Yves Billon - 1991, Ed. Home sweet home, 52 min., couleur. Salsa 5, Cuba, Du rhum entre les oreilles - Yves Billon - 1991, Ed. Home sweet home, 52 min., couleur. Aïnama : salsa pour Goldman - Frank Cassenti - 1980, Rush production, couleur. CD-ROM : Cédérom "Muse" édité daprès les notices de dépouillement de littérature musicale de la base RILM : Abstracts of music literature. Pas dentrée directe à "Latin-jazz". A utiliser avec les clés de
recherche : "Salsa and jazz", "Cubop", Afro-caribbean jazz",
"Afro-cuban jazz". Donne une précieuse sélection internationale
darticles de périodiques, de thèses, de monographies, avec analyse critique du
contenu, le plus souvent en langue anglaise. Pour certains ouvrages sans notice analytique
on nous renvois directement au périodique dans lequel la critique est parue (cest
le cas pour les ouvrages dIsabelle Leymarie). Enciclopedia Multimedia Todo de Cuba - Prensa Latina/Cedisac, La Havane, 1997. Les légendes du jazz - Ed. Montparnasse Multimédia, Paris.
Batanga : rythmes joués avec des tambours sacrés batas et inventés par Bebo Valdes dans les années 50. Boléro : genre populaire cubain dorigine espagnole apparu dans la province dOriente, fin XIXème. Bossa nova : musique de danse brésilienne, syncopée, qui est au croisement de la samba et du cool jazz, apparue vers la fin des années 50. Bongo : petit tambour double que lon tient entre les genoux. Originaire dOriente (région de Cuba), il fournit un rythme de base appelé martillo. Boogaloo : rythme latin de New-York, influencé par la soul music et popularisé dans les années 60. Cha cha cha : rythme inventé dans les années 50 par le violoniste Enrique Jorrin. Charanga : orchestre de musique de danse cubain comportant violons, flûte, timbales, piano, et chants à lunisson. Le cha cha cha est issu dun groupe de charangas. Clave : rythme de base dorigine africaine et articulé sur deux mesures. Claves : instrument composé de deux morceaux de bois qui, entrechoqués, marquent le rythme. Conga : tambour dorigine congolaise, dabord utilisé durant le carnaval avant dêtre introduit dans les orchestres de salon, puis dans la musique populaire. Danzon : danse populaire cubaine issue de la danza (contredanse européenne), popularisée à la fin du XIXème siècle. Descargas : improvisations, léquivalent des jam-sessions ou du buf. Despelote : salsa particulièrement frénétique et qui fait fureur à La Havane depuis le début des années 90. Güiro : instrument formé dune gourde en bois striée sur laquelle on frotte une baguette. Mambo : genre musical inventé par Perez Prado et très populaire dans les années 50, avant dêtre concurrencé par la bossa nova et le cha cha cha. Cest aussi le nom donné à une section instrumentale dans la salsa. Merengue : danse nationale de la république dominicaine. Rumba : danse de salon des années 30 et dorigine cubaine. Dénomination américaine du son. Salsa : "la sauce", interjection utilisée pour encourager les orchestres, mais surtout, musique populaire dorigine cubaine née dans les quartiers hispaniques de New-York à la fin des années 60. Shekere : instrument formé dune gourde en bois recouverte dun filet auquel sont fixés des perles; Secoué, il sert à marquer le rythme. Son : le pilier fondamental de la musique cubaine, apparu à la fin du XIXème siècle de la rencontre des musiques africaines et de la culture espagnole, mais popularisé dans les années 20. Originaire de la province dOriente. Sonero : chanteur de son et par extension, de salsa. Timbales : ensemble de deux caisses claires montées sur un pied.
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