Les bronzés à Djibouti

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LES BRONZES A DJIBOUTI

Épisode totalement inédit de la trilogie. Je le publie malgré de vives pressions morales et physiques, d'innombrables lettres anonymes reçues à mon domicile et à mon bureau, et deux scooters qui ont explosé au moment de leur mise en route. Les noms ont été changé pour protéger les innocents.

 

Première étape incontournable: la visite de l'église, toute de nacre incrustée. Le short est toléré. Moment de recueillement et de prières qui ne portera pas ses fruits comme vous allez pouvoir le constater, avec un léger sourire aux lèvres, en lisant la suite des aventures des Bronzés à Djibouti...

 

Deuxième étape,se la jouer typique: un restau de fruit de mer au centre ville. Crevettes "à la diable", langoustes grillées, jus de mangue- minute...tout allait bien jusqu'à ce que le bronzé demandât à se laver les mains. Il n'y avait pas d'eau dans le restaurant. 

Premier rebondissement: le bronzé, pour faire le malin devant la caméra de son camarade bronzé numéro 2, boit du lait de chamelle. Deux boites d'Ercefuryl et d'Immodium n'y feront rien: le bronzé aura le temps de lire "The Beach" aux toilettes. Le bronzé n'avait pas lu Monfreid qui ne recommandait à personne l'absorption de lait de chamelle, très puissant essoreur d'estomac européen.

Quatrième étape: pour se remettre de ses émotions, le bronzé se la joue Enzo. Un pur moment d'hilarité lorsqu'il fallut remonter à bord. Moment de légende qui a déjà parcouru les montagnes du Dai et les plaines du grand Bara, et qui fait la joie des enfants afars et issas lors des veillées.

Après avoir échappé à une noyade quasi assurée, le bronzé se dit qu'il est plus sage de pratiquer le snorkelling. La plage des Sables Blancs s'y prête à merveille. Véritable aquarium, il faut néanmoins se méfier des coraux, plus coupants que nature! Le bronzé têtu et baroudeur voulu se mouvoir palmes aux pieds. Bien mal lui en prit! Lamentablement, il se vautra. Alléchés par l'odeur du sang frais, il ne dut sa survie qu'à l'intervention rapide et intrépide de ses compères.

Enfin, le soir venu, ivres de récits portuaires et de cartes postales coloniales coquines, ils s'aspergèrent d'eau de Cologne bon marché, et se ruèrent dans les rues sombres de la ville.

 

 

Résultat des courses: du sang, des larmes, de la diarrhée, les bronzés se souviendront longtemps de leurs aventures à Djibouti!