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... Il y a surtout celui qui part sans vous avertir, non pas qu’il
veuille fuir, mais il disparaît sans jamais revenir. Il s’en va
soudainement parce qu’il en a fini d’être là. Il nous quitte parce qu’il
veut partir avant qu’il ne tarde.
- « Trop tôt » pense-je en le regrettant.
- « C’est quoi être en retard, quand
on a pris trop d’avance » me répond-il de là-haut ce skoko
- « Salut, et à bientôt. » promets-je
Le temps finit par séparer le bon grain de l’ivraie et Ils ne restent
que ceux qui s’accrochent à la concorde, malgré les distances et le
temps qui les séparent. Ceux là se sont les vrais, ceux qui résistent à
la charge du temps et de la tempête. Comme des cailloux solidement
enfoncés dans le lit de la rivière des tumultes, ils restent attachés et
enchevêtrés entre eux, comme pour mieux se défendre, mieux résister. Ces
éternels restent gravés dans la mémoire.
A ceux là je dis merci, merci d’être et d'avoir été là.
Djamel MATI extrait de :Ils étaient des mille et ils
étaient des cent.., sibirkafi.com (c) 2003
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