La Review de Julien :
Sur l'affiche qu'on pouvait voir un peu partout dans Paris,
on reconnaissait aisément la photo de la pochette de son
dernier album. Pourtant, il semble que ce ne soit pas la récente
sortie de ce disque (à moitié raté, à moitié
réussi,
comme on voudra) qu'était venue célébrer Liz Phair
pour son premier concert en France, mais bien plutôt un anniversaire:
les 10 ans de la sortie du mythique Exile in Guyville. A cet égard,
la setlist est claire : pour ce qui est de la promo de
Liz Phair, la Chicagoane a fait le service minimum: 4 titres, plus
un en rappel, ont été joués ce soir là au Café
de la danse.
Un cinquième, Favorite (un des 4 titres composés par
The Matrix - le plus mauvais?), était prévu, mais la musicienne
avisée a sagement décidé de n'en faire qu'à sa
tête, pour le plus grand plaisir des vieux fans qui composaient la majorité
de l'assistance - même si on a vu un ou deux admirateurs de fraîche
date exulter en entendant l'intro du fadasse Why can't I? et de
l'efficace Rock me. On a donc eu droit à ce dont on rêvait
: entendre live ces titres qu'on a tant écoutés sur disque
depuis 1993 :
Fuck and run, Divorce song, Flower et autres
Never said. Phair a également largement pioché dans son
troisième album, le plus introspectif Whitechocolatespaceegg
- tandis qu'elle néglige son second disque, Whip-Smart, pourtant
très réussi. Et puis on allait enfin savoir à quoi ressemble
cette (plus si) jeune femme. Très sexy, très souriante aussi,
Liz Phair, n'est certainement pas la meilleure performeuse du monde, avouons-le.
Et puis en début de concert, elle semble curieusement intimidée,
mal à l'aise. Mais l'ambiance se fera plus conviviale et chaleureuse
au fil de la soirée, au point que Phair jouera 4 titres de plus que
ce qui était prévu... Et même si le groupe qui l'accompagne
n'est pas d'une grande finesse, rien ne peut vraiment gâcher le plaisir
d'assister enfin à un concert de Liz Phair. Car, quoi qu'on pense
de son dernier album, elle reste l'une des meilleurs songwriters apparues
depuis 10 ans. Uncle Alvarez, Stratford-On-Guy ou Supernova
étaient là pour nous le rappeler.
Sur ce point, les médias qui ont passé sous silence le concert
de celle qu'ils citaient à tout bout de champ il n'y a
pas si longtemps, se sont montrés particulièrement un...phair.
Polyester Bride / Rock me / 6'1"/ Big tall man / Perfect world / Uncle Alvarez
/ Divorce Song / Help me Pierre (sic) / Red Light / Favorite / Extraordinary
/ Nerver (re-sic) said / Johnny Feelgood / Fuck and run / Why Can't Eye (rere-sic)
? / Supernova
Glory / Explain it to me / Stratford-On-Guy (pour les fans) et en rappel
: Flower / HWC